Aimer et servir pour et avec Dieu

Aimer et servir pour et avec DieuLes textes de 33e dimanche ordinaire sont plutôt désespérants. Ils ne sont pas très engageants à nous faire entrer dans ce dynamisme dont nous avons tant besoin. Pourtant, ils sont particulièrement réalistes avec notre monde. La guerre, les conflits, les luttes fratricides, les tensions sont omniprésentes. Malheureusement, cette actualité est aussi présente dans nos familles, nos lieux de vie et de travail. Qu’attendons-nous donc pour résister à cette ambiance mortifère qui ne cesse de polluer notre cadre de vie et servir le Royaume de Dieu ?

Paix

Comment cesser ces guerres pour le pouvoir qui rendent les conditions de vie difficiles, qui opposent les dirigeants avec le peuple ? Une petite fille de 3 ans et demi a trouvé la réponse : « Faire des câlins et des bisous à ses camarades ». C’est tout simple et cela a une saveur qui ressemble à l’Évangile. Il est donc nécessaire, plus que jamais, d’apprendre à aimer et d’apprendre à s’aimer. Voilà le rempart aux cataclysmes que nous décrit l’évangéliste Luc.

Amour

Cet amour n’est ni plus ni mois que le signe que le Père nous offre de contempler lors de la Nativité. Une fragilité qui trouve sa force dans le don désarmé d’un enfant couché dans une mangeoire. Ou bien encore, le pain et le vin qui deviennent corps et sang. La Nativité, l’Eucharistie, la Croix sont des contre-signes de pouvoirs, ils vont à contre-courant de notre monde. Non qu’il faille nous démarquer par d’une manière visible, mais dans notre façon de penser et d’agir au cœur de ce monde.

Soleil

Il s’agit de vivre en se laissant inonder par le Soleil de Justice dont nous parle la première lecture. A l’image de celui qui nous éclaire et nous réchauffe, il semble nécessaire, pour changer ce monde, de se laisser conduire par le Seigneur. Il ne propose pas un mode d’emploi pour vivre en frères et sœurs dans ce monde. C’est un chemin, une direction où nous aurons pour compagnonnage sa Parole, boussole pour notre pérégrination. Chacun de nous y cheminera, malgré fatigues et contradictions, à son rythme, dans la différence et la richesse de ce qu’il est.

Ensemble

C’est toutefois, ensemble, que nous formons le Peuple de Dieu. Notre cohorte n’a de sens et de force que si elle est unie par l’Amour que Dieu. Cet Amour qui, si nous nous laissons rejoindre par Lui, saura nous libérer et nous guérir de ce qui en nous lui fait obstacle. L’Amour de Dieu est le temple par excellence où nous pouvons le rencontrer. Il est ce qui donne sens, lumière, vie à nos projets et ambitions. Nous ne sommes pas en chemin pour nous-même, telle une course au trésor, mais pour vivre en Église, peuple des croyants en route.

Identité

La véritable identité de l’Église ne réside pas tant dans la hiérarchie et les ordres, mais dans le désir de se rencontrer, de se réunir et de vivre au nom de Jésus-Christ. Le Christ nous assure de sa présence, de son souffle de vie qui viendra habiter nos intelligences pour assumer nos positions prises en cohérence avec notre foi.

Promesse

Apprenons, jour après jour, à vivre de la vie promise par Dieu. Ne ralentissons pas le pas, même si nous trouvons qu’il est difficile de vivre au diapason du don de Dieu. C’est Dieu qui nous donne l’élan et la force, il nous revient juste de l’accueillir, de la prendre en compte et de l’avoir pour compagnon quotidien. Ainsi, nous entrerons dans la compréhension que ce n’est pas le pouvoir qui donne sens à notre vie, mais le service.

Entrons donc dans le projet de Dieu en lui demandant la grâce de lui demeurer fidèle. Que son Amour soit la lumière de nos pas, la lampe de notre route pour servir et aimer davantage en tous lieux et toutes choses.