De la Croix au cœur du Christ

Hier nous étions rassemblés dans la joie de savoir que le Christ donnait sa vie pour nous, que l’Eucharistie nous associait pleinement à sa mission ; nous en sommes devenus depuis ses coopérateurs. Aujourd’hui, ce don se poursuit au travers le message la croix. Mystère du mal, de la souffrance dans sa pleine cruauté. A cette croix que nous vénérons aujourd’hui nous pouvons associer tous les souffrants de notre monde. La liste en est bien longue. Tous sont confrontés au mystère du mal et malgré leur foi peuvent s’unir à cette phrase du Christ sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abonné ?». Continuer la lecture de « De la Croix au cœur du Christ »

Libres pour aimer davantage – dimanche des Rameaux et de la Passion

Nous entrons ce dimanche dans la semaine sainte. Elle nous conduira jusqu’au sommet de l’année liturgique et par conséquent à celle de de notre vie chrétienne. Aujourd’hui nous célébrerons deux événements contraires mais indissociables. L’acclamation par la foule de Jésus entrant à Jérusalem et sa passion. Ces deux événements contradictoires ressemblent à notre cœur, à notre vie de foi. D’un côté nous confessons qu’il est le sauveur du monde, le roi des rois, le Seigneur des seigneurs et de l’autre nous refusons, plus ou moins malgré nous de suivre sa route et ses commandements en le mettant au cœur de notre vie. Nous sommes pour ainsi dire de drôles de croyants qui aimerions avoir tout sans pour autant demander la grâce de la conversion radicale. Continuer la lecture de « Libres pour aimer davantage – dimanche des Rameaux et de la Passion »

L’Evangile pour toute joie – laetare 2018

« Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » avons nous entendu dans l’Évangile de ce dimanche. Il est toujours nécessaire de se rappeler cet impératif. Cela nous aide à sortir d’une conception d’un Dieu punisseur, pervers qui du haut de son trône décide de châtiments consécutifs de nos comportements. Dieu est amour, et ce que nous nous préparons à fêter à Pâques nous le confirme. Cet amour doit nous inviter à faire resplendir la lumière de Dieu dans et par toute notre vie. Reconnaissons que souvent nous avons des difficultés à entrer dans ce mouvement qui nous décentre et doit nous aider à reconnaître que l’autre est aussi appelé à devenir, à être le visage de ce Dieu qui ne cesse de nous aimer gratuitement. Même si cela nous est pleinement offert, il nous faut y consentir. Nous avons à nous laisser rejoindre par la grâce qui nous demande de croire, humblement bien que fermement, que notre salut nous est donné par don, par Dieu. C’est ce qui s’appelle la foi. Bien souvent, elle nous paraît fragile, imparfaite voire inadaptée au regard du mystère divin. Oui, sans nul doute et, en quelque sorte tant mieux. Ainsi, nous reconnaissons que non seulement nous ne sommes pas Dieu mais aussi que que nous avons besoin d’aide pour le reconnaître comme auteur de notre salut, de ce qui nous est nécessaire pour vivre pleinement comme enfant d’un même père.
Nous pouvons être tentés de croire que le salut arrive par nos bonnes œuvres, nos bonnes actions. Ainsi nous nous attirerions les bonnes grâces de Dieu. Ce serait bien trop facile et surtout ne correspondrait pas bien au désir de Dieu qui veut offrir son salut à tous. Mais alors, quelle est l’utilité de faire le bien dans ce cas, si cela ne nous apporte rien, nous ne gagnons pas la bienveillance de Dieu et ses grâces ? Vu comme cela, aucune. Nous ne faisons pas du commerce avec Dieu, sa grâce ne se marchande pas. Pour autant, nos bonnes actions, notre conduite droite sont une manière de témoigner que c’est Dieu qui nous met à route et nous aide à faire le bien. Ce qui importe c’est notre désir de marcher à la suite du Christ en tâchant de faire le bien, de partir à la rencontre de nos frères et sœurs dans la foi et de servir sa mission dans notre engagement dans la société et dans l’Église.
Au cœur de notre vie, des obstacles peuvent nous fragiliser dans notre relation avec Dieu. Il peut nous arriver de douter de sa présence, de son désir de nous sauver, de sa grâce agissante. Dans ces cas, ne culpabilisons pas. Nous avons le droit de douter, nous avons le droit de nous interroger sur Dieu. Tâchons simplement et humblement de garder la paix et la sérénité. Sachons aussi nous ouvrir de ces interrogations à un frère, une sœur dans la foi, qui saura nous guider et nous aider à discerner. Dieu n’est pas contre nous, il est le proche, le tout proche mais sa toute puissance se limite à notre liberté d’agir ou non de manière juste et bonne. Que ce dimanche de la joie ,qui nous rapproche davantage de la fête de Pâques soit l’occasion pour nous de découvrir la joie de Dieu qui se dévoile dans la discrétion, la simplicité et la convivialité.

Coopérateur de la mission du Christ – 1er dimanche de carême 2018

Le pchemin_caremeassage de l’Évangile selon Marc proposé en ce premier dimanche de Carême nous conduit à l’essentiel de manière concise. Jésus baptisé sort du désert où il a été tenté pour « proclamer le Royaume ». Cette proclamation tient en quelques mots « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ».
La conversion est le mot que nous entendons le plus durant le Carême, et c’est le mot central de l’expérience chrétienne. Se convertir signifie se retourner, changer de route.
Il ne suffit pas de se convertir pour le plaisir de se convertir – ceci dit ce n’est pas de notre ressort – mais pour vivre de la vie du Christ. La conversion est à rechercher en permanence si nous voulons devenir chrétiens. Non parce que nous serions constamment mauvais, condamnés par je ne sais quel sort, mais parce que nous n’aurons jamais fini de nous dépouiller de ce qui nous encombre pour vivre en plénitude avec le Seigneur.
C’est ce que le baptême que nous avons reçu – et que vivront les catéchumènes qui cheminent vers ce sacrement – signifie. C’est une force, un engagement qui permet de vivre en enfant de lumière, en femmes et hommes pour les autres, qui tâchent de bâtir avec justesse une société de justice. Seuls c’est bien sûr impossible tant nous sommes habités de sentiments contraires, de renoncements et de renonciations malgré notre bonne volonté et notre bienveillance. C’est en comptant sur le Christ, sur les uns et les autres de la Communauté chrétienne que nous pourrons avancer sur ce chemin.
L’appel à la conversion prend ici toute sa plénitude : ne pas compter sur nos propres forces, ne pas se croire tout puissant, omniscients mais apprendre à découvrir dans le temps qui passe les signes de Dieu. Ces derniers nous enseigneront la direction à prendre pour marcher vers une conversion radicale.
Un des jalons vers cette direction est justement de faire mémoire de son baptême, le plus beau jour de sa vie selon l’expression du Pape Jean XXIII. Le baptême qui nous fait devenir partie prenante de la mission reçue du Christ et nous engage dans la fidélité et à bénéficier de la bonté du Seigneur pour devenir, nous aussi bons, à son exemple. C’est ce message que l’apôtre Pierre veut nous enseigner dans la seconde lecture.
Ce baptême est une alliance avec Dieu contre tout ce qui abîme et avilie l’image de la personne humaine en ce monde. Dieu est avec nous dans ce combat et notre action quotidienne doit en être la résonance.
Le carême que nous avons à vivre n’est pas 40 jours d’exception, d’extraordinaire pour reprendre, une fois Pâques passée, la même routine. Ce serait alors comme des « vacances » de vie. Nous devons plutôt essayer de marcher à la suite du Christ, en lui demandant la grâce de discerner, pour chercher le(s) lieu(x) où nous seront le plus aptes pour mieux servir et aimer nos contemporains dans la fidélité à ses appels.
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Premier dimanche de Carême 2018

29837895763_b254dfc5d4_o.jpgA la suite des apôtres, c’est l’Église, le Peuple de Dieu, qui doit porter témoignage du salut que Dieu a révélé et réalisé. Le témoignage chrétien est la continuation dans nos propres vies, du témoignage divin qui constitue la vie de la Trinité, telle qu’en a témoigné le Christ Notre Seigneur et qui a été transmis par le témoignage des apôtres et des successeurs jusqu’à nous.
La mission de l’Église est de prêcher l’Évangile mais de le prêcher comme le Christ. Notre Seigneur l’a fait, non pas seulement par des paroles mais par des actes ; non pas seulement en en discourant, mais en le vivant et en mourant pour lui.
L’Évangile est un Évangile d’amour. Mais l’amour exige la justice. L’Évangile est donc aussi un Évangile de justice ; c’est la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres. Et nous devons l’annoncer non pas seulement en l’enseignant mais en lui rendant témoignage.

Pedro Arrupe, SJ
L’espérance ne trompe pas – p. 120 – Le centurion, 1981

Résolument Macron

Les urnes ont parlé. Nous avons, au second tour de l’élection présidentielle le choix entre deux modèles de société, deux manières de concevoir l’Europe, deux manières de concevoir et de contribuer à bâtir cet « insaisissable vivre ensemble » si difficile et pourtant si essentiel pour chacun de nous, et surtout nécessaire au service du bien commun. En ce qui me concerne, dès le premier tour j’ai choisi de me mettre en marche et d’apporter ma voix à Emmanuel Macron. C’est donc sans difficulté que je réitérerai ce choix le dimanche 7 mai prochain.
Au-delà du duel entre l’héritière du Front National et le leader d’En Marche, ma voix pour Emmanuel Macron était acquise. Son discours de réconciliation de la droite et de la gauche, son projet de responsabilisation des acteurs économiques et le fait qu’il soit une européen convaincu ont eu raison de mon choix. J’attendais depuis longtemps un homme politique, et non providentiel, qui nous sorte des oppositions partisanes et stériles droite/gauche. Il y a des idées à droite qui sont à promouvoir et en même temps à combattre ; il en est de même à gauche. Pourquoi alors ne pas faire une alliance de ces idées pour permettre à nos compatriotes d’avoir une politique juste, efficace et progressiste. C’est le pari que je fais en choisissant, dimanche prochain, Emmanuel Macron.
Sentir
Pour autant, je ne fais pas d’Emmanuel Macron ce héraut qui viendrait avec son sourire radieux et sa tête bien faite sauver et régler en deux temps trois mouvements les problèmes que connait notre pays depuis longtemps. Toutefois, je fais confiance à son intelligence, à son expérience du gouvernement et du travail à la fois dans le privé comme dans le public pour sentir le pouls de notre pays.
Temps
Réussir notamment à ce que nos concitoyens retrouvent des conditions de vie le plus digne possible, qu’une majorité d’hommes et de femmes puissent avoir un travail qui leur permette de gagner – le moins mal possible – leur vie, que l’école soit le porche de la réussite sont autant de défis qui attendent la personne qui aura la charge de présider la France pour 5 ans. Cela demandera du temps, de la pédagogie, de l’abnégation qui conduiront à des mécontentements et sans doute à des mouvements de contestation plus ou moins vifs. Pour ma part, je ne crois pas au pouvoir de la rue, je crois en celui des urnes, de nos institutions républicaines et aussi au dialogue social et entre les hommes et les femmes de bonne volonté.
Respect
Gageons qu’Emmanuel Macron, si les urnes le font devenir président de le République Française dimanche prochain sera attentif, comme il l’a dit à plusieurs reprises, à la colère de nos concitoyens. Il réformera, sans nul doute, avec du bon sens et le souci du service du Bien Commun. Il renforcera l’égalité entre les Femmes et les Hommes. Je lui fais confiance, je fais confiance à sa capacité de discernement (peut-être acquise chez les jésuites d’Amiens), à l’oreille qu’il voudra bien tendre aux conseils de ses anciens, particulièrement François Bayrou et Jean-Louis Borloo. Même si la décision définitive sera prise par lui, j’ose espérer qu’il œuvrera pour le plus grand bien de la Nation et – au pire – pour le moindre mal.
Alors, dimanche prochain, comme il y a 15 jours, je me mettrai en marche vers mon bureau de vote pour porter dans l’urne mon bulletin Emmanuel Macron. Cette geste je le ferai avec fierté et espérance. Convaincu que notre pays a besoin de jeunesse et de renouveau qu’Emmanuel Macron saura porter.

Murmures

Pentecôte : cinquante jours après Pâques, l’Esprit est conféré, en plénitude, aux disciples. La tradition catholique en fait la naissance de l’Église. C’est l’ouverture à l’universalité, à toutes langues, peuples et disciples. L’image connue directement tirée des Actes des Apôtres est ces langues de feu qui apparaissent au dessus des disciples reclus dans la chambre haute. Feu qui les brule pour aller porter au monde la Bonne Nouvelle reçue du Christ : Il est ressuscité, nous avec Lui, pour continuer à vaincre tout ce qui nuit à la dignité des hommes et des femmes de ce monde. Pour autant, cette force donnée et reçue à ceux qui la reconnaissent n’est pas non plus une formule magique mais un gage pour savourer le pain de la route devenu corps du Christ et supporter fatigues, contradictions et épreuves que nous rencontrons au fil de nos jours. Il s »agit pour nous de faire l’expérience d’Elie à l’Horeb. C’est l’ensemble du chapitre 19 du premier livre des Rois. Continuer la lecture de « Murmures »

Du côté du père… Joseph

L’Avent ! Noël ! Nos villes voient apparaître des chalets qui vendent divers artisanats plus ou moins locaux et autres vins chauds. Les grandes surfaces font le plein de boîtes de chocolats (et de galette des rois.. mieux vaut être prudent…) sur des airs musicaux alliant cantiques et autres musiques traditionnelles. Ici ou là ce sont des crèches (sans volonté de polémiquer) qui naissent. Nous pouvons y reconnaître alors – avec, parfois, un peu d’imagination – le bœuf et l’âne gris, la paille de la crèche, Marie et l’enfant Jésus… Ah oui ! J’oubliais celui que nous oublions souvent, en cette période de Noël, Joseph.
Sans Joseph paradoxalement, rien n’aurait été possible. Et pourtant, l’Évangile ne lui consacre que peu de place. De lui, seule sa filiation nous est connue et son intention de « répudier Marie en secret ». J’imagine quelle put être sa tristesse quand il apprit que son aimée attendait un enfant qui n’était pas de lui. Je ne sais pas si son cœur s’est déchiré ou si ses larmes ont coulé mais la peine était sans nul doute présente en Lui. Et puis, l’Ange – dont nul ne connaît le nom contrairement à celui de Marie – lui apparaît (cf Mt 1, 18-25). Là est le socle de l’annonciation qui lui est faite.
Invitation
KODAK Digital Still Camera
Point de salutations mais une même invitation que celle faîte à Marie : « sois sains crainte ». L’Ange est un peu brutal avec Joseph. Il semble faire peu de cas de sa tristesse et ne cherche pas à le consoler mais l’enjoint à l’action. Il y a tout de même de quoi être étonné par cette rusticité : d’autant plus que ce n’est pas tous les jours qu’un Ange vient vous saluer… C’est peut-être une invitation pour nous à dépasser nos doutes, aigreurs, incompréhension pour aller servir davantage la vie, l’amour, ce qui est promesse d’avenir dans notre monde. C’est un appel, malgré les apparences, à se laisser consoler par l’envoi en mission vers des horizons nouveaux insoupçonnés. La mission reçue de la part du Père doit nous donner des ailes malgré nos fragilités, faiblesses et craintes. Joseph peut sans doute, à cet égard, nous être d’une grande aide dans notre quotidien.
Cet appel pour Joseph est tout de même particulier :
être l’époux de la femme qui a enfanté par le Saint Esprit. Avouons que la concurrence est rude et sérieuse…
Obéissance
Ce qui est séduisant dans cette page d’Évangile c’est l’obéissance de Joseph. Contrairement à Marie, il ne pose pas de question (enfin l’Évangile ne nous en fait pas l’écho) ; il obtempère et accueille chez lui sa promise. Nous pouvons, peut-être, recevoir ce passage comme une invitation à exercer le discernement afin de saisir ce qui est bon pour nous, ce qui vient du « bon esprit » comme dirait Ignace et accueillir ce qui fait la joie de nos vies. Souvent, nous sommes comme ces petits enfants qui interrogent sans cesse de leur « Pourquoi ? ».

Apprenons de Joseph, le oui inconditionnel, habité de l’intime conviction que cela est bon pour nous même et surtout au-delà de l’étonnement ou de l’incongruité de ce qui arrive.

Paternité
L’Église parle assez peu de Joseph, il n’y a pas de « Josephologie » même si certains Pères de l’Église ont écrit à son propos. Pourtant, il tient une place prépondérante dans l’histoire du Salut. Il est de la racine de Jéssé, de la descendance de David ce qui donne aux promesses du Premier Testament de s’incarner en son Fils. Sa justesse et sa loyauté sont aussi d’heureuses mémoires. Il me semble qu’il est l’homme debout, celui qui tient bon contre vents et marées sans pour autant faire de vagues. Sa discrétion est aussi souvent mise en avant comme, peut-être, pour mieux mettre la filiation divine en lumière. Il est en quelque sorte, l’application parfaite de la célèbre citation d’Irénée de Lyon : « + » ;

Joseph en se faisant père de l’enfant Dieu, permet à Jésus d’être pleinement fils, de Dieu et de Joseph, et ainsi de laisser à l’un la paternité divine, à l’autre la paternité terrestre.

Prenons donc un temps pour visiter la crèche et arrêtons-nous devant la figure de Joseph. Laissons donc nos sentiments se frayer un cœur jusqu’à l’intime de notre foi pour entendre ce que l’Enfant-Dieu veut nous enseigner au travers de la sage figure de son père Joseph. Peut être alors trouverons-nous le nécessaire pour renouveler davantage notre foi et l’ancrer davantage dans une véritable attitude humaine et spirituelle qui nous ferait être des « hommes et des femmes pour les autres ». Demandons donc cette grâce, les uns pour les autres.

Vers une mystique de l’autorité

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » cette citation bien connue de Gandhi est comme le résumé de l’invitation que François vient de nous faire depuis l’Amérique Latine. C’est à croire que le changement est une dynamique redondante chez ceux qui se prénomment François…. Plus sérieusement de ces derniers textes, le successeur de Pierre nous invite à être pleinement acteurs de notre société, sans attendre que le pouvoir vienne réaliser ce changement. Il s’agit plutôt, pour nous, de retrouver le chemin de l’autorité qui doit présider à toutes actions prenant ainsi le pas sur cette « obsession d’occuper tous les pouvoirs disponibles et de voir les résultats immédiats ».1 Continuer la lecture de « Vers une mystique de l’autorité »

Naufragés

[Cet article a été préalablement publié sur le site A la Table des Chrétiens de Gauche] Nous sommes peu ou prou tous des naufragés. Mais, comme en toutes choses, il y a en a qui le sont plus que d’autres. Cependant, cela dépend du regard porté et, pourquoi pas, de l’actualité. Ces derniers jours, les journaux, au moins radios et télévisés, ont mis en exergue les vacanciers bloqués sur les routes des sports d’hiver. Ces derniers ont été obligés de faire une halte en gymnase et autre hébergement de fortune ; faute d’équipements nécessaires pour atteindre leur havre de sport…
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