Fragile Nativité

Nous voici à quelques heures de Noël. Les rues sont illuminées, les publicités ne cessent de promouvoir l’acquisition de cadeaux et l’actualité surfe sur ce marronnier allègrement. Exceptées ces quelques caractéristiques, qu’est-ce qui différencie cette période d’une autre ? Sincèrement, je crains que ce ne soit pas grand chose. Sauf peut être la liturgie que l’Église catholique nous propose spécifiquement en cette nuit de Noël. Les textes nous ouvrent à l’intimité du mystère de la naissance de celui que nous reconnaissons comme Fils de Dieu. Continuer la lecture de « Fragile Nativité »

François : n’oublie pas les pauvres

François : N’oublie pas les pauvresAujourd’hui, le Président de la République, François Hollande, va rencontrer dans le cadre d’une visite privée le Chef de l’État du Vatican, le Pape François. Continuer la lecture de « François : n’oublie pas les pauvres »

Voeux 2014 : suivre Pierre et François

François en l'Église du GésuVendredi 3 janvier 2014 à 9h, le Pape François a présidé une messe au Gésus à Rome, l’Église-mère de la Compagnie de Jésus, ordre religieux auquel il appartient. C’est la seconde fois, depuis son élection comme successeur de Pierre qu’il y préside l’Eucharistie. La première fois fut, cet été le 31/07 à l’occasion de la fête de la Saint Ignace, fondateur des Jésuites. Continuer la lecture de « Voeux 2014 : suivre Pierre et François »

Le jésuite Pierre Favre : modèle du Pape François

Pierre FavreEn 2013, le Pape François a fait passé Pierre Favre du statut de Bienheureux à celui de saint . Ce nouveau saint de la Compagnie, est beaucoup moins connu qu’Ignace de Loyola et François-Xavier. Ensemble, ilsont devenus des « amis dans le Seigneur ».

Compagnonnage

Ce compagnonnage avec Ignace se révélera décisif pour l’avenir tant pour Pierre que pour François. Pierre Favre n’est pas un homme de gouvernement, ni tendu vers la réalisation de grands exploits. C’est un passionné non seulement de la gloire de Dieu mais aussi et surtout de la « cura personalis ».[2] Il donne des cours à Ignace de Loyola avant que ce dernier l’initie aux choses spirituelles par le biais notamment des Exercices Spirituels qu’il fit en 1534. Il les suit le premier. Pierre Favre est aussi le premier des compagnons d’Ignace à être ordonné prêtre.

Voeux

Le 15 août 1534, il se rendit avec Ignace, François-Xavier et quelques autres compagnons à Notre-Dame de Montmartre. Au cours de la messe qu’il présida, ils formèrent le vœu de se rendre à Jérusalem et au retour de se mettre au service du Pape. Cela montre bien la volonté du nouveau saint jésuite de suivre radicalement le Christ dans la radicalité de sa vie et se mettre au pleinement au service du travail apostolique[3]. C’est une manière de mettre en application la « contemplation dans l’action » chère aux fils et filles d’Ignace.

Proposer à tous la Parole

La majeure partie du ministère de Pierre Favre consiste surtout à parcourir les villes d’Europe. Il y prêche et donne les Exercices Spirituels, spécifiquement en Allemagne.  Le zèle de la mission était pour lui essentiel au risque d’être compris que par peu de gens[4].

Chercher Dieu en toutes choses

Pour Pierre Favre, tout travail pour le Seigneur, doit se traduire en « ferveur et en acte ». Ceci n’est pas sans rappeler le « principe et fondement » des Exercices Spirituels[5]. Notre jésuite est très attaché à ce que les hommes reconnaissent Dieu comme principe et fin de toute chose. Il supporte difficilement les compromissions que certains font en mélangeant vie spirituelle et vie de la chair. Pour Pierre Favre centrer son esprit sur Dieu, mettre Dieu au cœur de sa vie, c’est rejoindre Dieu au cœur même de son existence.

Agir et prier

« Chercher Dieu » voilà le désir que manifeste souvent Pierre Favre au long de ses relectures. Il est tendu par les deux mouvements contradictoires que sont d’une part les œuvres et d’autre part la prière en elle-même. Faut-il chercher l’une plus que l’autre, quelle est en fait la meilleure manière de servir Dieu ? L’action est un service de l’oraison, et cette dernière un lieu d’unification pour l’action. L’action et la prière sont ordonnées l’une à l’autre. Pour cela, il faut tendre dans l’oraison vers la bonne manière de servir plutôt que d’essayer d’obtenir dans l’action ce qui s’obtient par la prière[8].

Prière

La prière en vue de l’action est non seulement pour notre Jésuite d’unifier l’action mais aussi de laisser le maître nous enseigner. Il nous donne ce que nous avons besoin pour être sa présence au milieu du monde. Pierre Favre qu’il est nécessaire d’ouvrir largement son cœur à Dieu, de l’accueillir véritablement au cœur de notre vie.

Répandre le bien

L’apostolat de notre jésuite était aussi celui d’être le ministre sacramentaire de la réconciliation avec le Seigneur. Ce fut pour Pierre Favre le moyen de comprendre l’immense miséricorde du Seigneur. Il développe ici une manière d’être au monde qui s’enracine dans l’action comme service de Dieu.

Ne pas courir le monde

Pierre Favre met aussi en garde contre le « désir de gagner le monde au risque d’y perdre sa vie ». Il ne s’agit pas tant de chercher à faire de grandes choses, à espérer de Dieu sa grâce pour « courir le monde et vaincre des montagnes » mais de s’attacher aux choses les plus petites et d’espérer la grâce de Dieu pour les servir. Il est nécessaires qu’elles soient toutes « ordonnées à servir la gloire de Dieu, au salut de son âme et au bien du prochain. »[10]

Aujourd’hui

Pierre Favre encourage aussi à s’enraciner dans l’aujourd’hui, à ne pas désirer demain en rêvant à faire des grandes choses, c’est dans le quotidien que l’on sert Dieu, en se mettant au travail dès maintenant avec tout ce que le Seigneur donne. C’est Dieu lui-même qui peut mettre au cœur de l’homme le désir de faire de grandes choses au quotidien « sans paresse et sans crainte ».

« Discerner le mauvais esprit »

Notre Jésuite met également en garde contre ce qu’il appelle « l’esprit du mauvais ange ». Il pousse l’homme à désespérer et à voir une situation délicate comme impossible à résoudre. Pierre Favre nous pousse à discerner ce mauvais esprit et à nous remettre dans une humble confiance en Dieu. Faire confiance à Dieu ne signifie pas lui laisser faire le travail, mais nous mettre au travail en devenons ses bons instruments, de fidèles serviteurs de son esprit. Pour cela, ce premier compagnon d’Ignace, invite à tourner notre regard vers les réalités d’en haut. C’est un appel à nous décentrer et à nous recevoir pleinement de Dieu. Il faut être davantage tournés vers la louange de Dieu et le service du prochain. Cela est possible à la seule condition d’être habités par l’Esprit de Dieu.  C’est lui qui nous insuffle ce désir et nous donne de l’accomplir.

Présence

Pierre Favre est attentifà ceux qui n’espèrent plus ou qui se trouvent dans la détresse. Il en fait souvent l’objet de sa prière en s’y sentant poussé par Dieu. Pierre Favre sent très fort intérieurement que seul le Seigneur peut donner la vraie joie. Lui seul est le véritable consolateur. Il invite chacun, lui compris, à déposer le poids de ses jours au pied de Dieu. « Être à Dieu seul pour être tout entier aux hommes » pourrait être une des devises de notre Jésuite.

Le balai du Christ

Pierre Favre s’est déclaré vouloir être le « balai du Christ ». Cette expression confirme que Pierre Favre s’est toujours considéré comme un serviteur de la gloire de Dieu. C’est cependant une joie pour notre jésuite d’être au service du Christ comme balai des « demeures spirituelles ». Il s’offre au Christ pour être au service du nettoyage des demeures spirituelles. Il demande que toute la Compagnie de Jésus oeuvre à la vraie réforme de l’Eglise.

Proximité

Comme  Ignace et François-Xavier  il s’est fait proche de chacun témoignant ainsi de la proximité de Dieu pour chacun. Il souhait que les hommes découvrent l’amour et la volonté de Dieu de le connaître.

Préface

Tu as fait naître dans le cœur du Bienheureux Pierre Favre un amour brûlant pour ton Eglise, Théologien de grande renommée, défenseur de la vérité, Premier prêtre de la Compagnie de Jésus, Accompagnateur spirituel plein de douceur et de discernement. Envoyé souvent auprès des grands de ce monde, il ne renia jamais ses origines modestes, gardant une tendresse particulière pour les pauvres et les petits, et une grande dévotion pour les processions, les saints et les anges. ». Puisse son intercession nous aider à mieux aimer et servir nos contemporains en qui la figure du Christ se révèle.


[1] Mémorial n°12

[2] Lettre de Peter-Hans Kolvenbach, supérieur général de la Compagnie de Jésus, 2005/01, p.3

[3] Mémorial, p. 116 – note 2

[4] Mémorial n°112

[5] Ignace de Loyola, Exercices Spirituels. Traduit du texte autographe par E. Gueydan, sj. Collection CHRISTUS 1961, Desclée de Brouwer – Belarmin, p. 449 – par la suite nous utiliserons l’abréviation E.S.

[6] Mémorial n°109

[7] E.S. n°53

[8] Mémorial n°126

[9] Mémorial n°340

[10] E.S. n°23

Les jours d’Avent

Depuis le premier dimanche de l’Avent, les ornements liturgiques ont pris leur couleur violette et dans les églises la première bougie de l’Avent a été allumée. Pas de doute, le top départ pour cette marche vers Noël a débuté. Qu’allons-nous faire de ce temps qui nous est offert pour partir à la rencontre du Verbe ? Quel sens l’Avent peut-il prendre alors que nos journées passent à toute vitesse et parfois se ressemblent ? Continuer la lecture de « Les jours d’Avent »

Une Église d’étrangers

Dès les premières pages de la Bible, le croyant est confronté au déracinement, à la nécessité de quitter sa terre pour marcher vers une terre promise. Le fait de partir, de chercher à découvrir une « terre promise » est comme inscrit dans les gènes de celui qui a mis sa foi dans le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et de Jésus.  C’est peut être également une invitation à ne pas rester au connu et à continuer de s’aventurer sur les routes humaines, à la rencontre de nos contemporains. Continuer la lecture de « Une Église d’étrangers »

Syrie : un recours à la force inacceptable

Adolfo Nicolàs, préposé général de la Compagnie de Jésus, vient de répondre, sur son site international, à quelques questions autour de la Syrie. Il met en lumière que cette action « punitive » que semblent vouloir la France et les Etats-Unis sont un abus de pouvoir. Non seulement, nous ne savons pas vraiment qui est l’auteur de ce gazage mais aussi, toute action manifeste de la force risque de se retourner vers les plus faibles. Je vous laisse lire les réponses du responsable mondial des jésuites.
Adofo Nicolàs, sjQ.  Le Saint Père est sorti du protocole habituel pour parler en faveur de la paix en Syrie. Que pensez-vous de ce sujet ?
R.  Je n’ai pas l’habitude de commenter les situations internationales ou les affaires politiques. Mais, dans le cas présent, nous sommes devant une situation humanitaire qui déborde les limites normales pouvant justifier le silence. J’avoue, je dois le dire, ne pas comprendre qui a donné l’autorisation aux États-Unis ou à la France d’agir contre un pays d’une manière qui, sans nul doute, ajoutera aux souffrances d’une population qui a déjà souffert plus qu’il n’est imaginable.

La violence ou les interventions violentes comme celles qui se préparent ne sont justifiables que comme des moyens ultimes utilisés d’une manière telle qu’ils n’atteignent que les seuls coupables

. Dans le cas d’un pays, cela est totalement impossible, et c’est pourquoi ce recours à la force m’est totalement inacceptable. Nous jésuites, nous appuyons l’action du Saint Père à 100% et désirons du fond de notre cœur que l’action punitive annoncée n’ait pas lieu.
Q.  Mais le monde n’a-t-il pas la responsabilité de faire quelque chose contre ceux qui abusent de leur pouvoir par des actions contre leur propre peuple, comme dans le cas d’un gouvernement qui utilise les armes chimiques dans un conflit ?
 R.  Cette demande recouvre trois questions, qu’il convient de séparer clairement.

  • La première porte sur le fait que tout abus de pouvoir doit être condamné et rejeté. Avec tout le respect que j’ai pour le peuple des Etats-Unis, je crois que l’usage précis de la force qui se prépare actuellement est en lui-même un abus de pouvoir. Les Etats-Unis d’Amérique doivent cesser d’agir et de réagir comme s’ils étaient le « grand frère » d’un quartier qui s’appellerait le monde. Une telle attitude conduit inévitablement à des abus, à des chocs violents et à des démonstrations de force devant les membres les plus faibles de la communauté.
  • La deuxième est que, si des armes chimiques ont été utilisées, il faut encore satisfaire à l’obligation de montrer au monde, de manière claire, que cet usage est le fait d’un côté du conflit, et non pas de l’autre. Il ne suffit pas qu’un membre du gouvernement du pays qui désire attaquer dise qu’il en a la conviction. Il faut démontrer au monde qu’il en est ainsi, sans laisser quelque doute que ce soit, afin que le monde puisse faire confiance à ce pays. Cette confiance n’existe pas actuellement, et les spéculations ont déjà commencé sur les visées ultérieures que les États-Unis pourraient avoir dans ce projet d’intervention.
  • La troisième est que les moyens considérés comme appropriés pour punir l’abus commis à l’origine (une fois que l’on a montré que tel est bien ce qui s’est passé) ne blessent pas à nouveau les mêmes personnes, déjà victimes. L’expérience du passé nous apprend que cela est impossible (quand bien même on désignerait les victimes par l’euphémisme « dommages collatéraux »). Le résultat est qu’augmente la souffrance des citoyens ordinaires innocents et étrangers au conflit. Nous savons tous que le grand souci des sages et des fondateurs religieux de toutes les traditions et cultures est : « comment alléger la souffrance humaine ? »

Il est très préoccupant que, au nom de la justice, nous planifiions une attaque qui va augmenter la souffrance des victimes.

Q.  Vous n’êtes pas particulièrement dur contre les États-Unis ?
 R.  Je ne le crois pas. Je n’ai aucun préjugé contre ce grand pays et, en ce moment même, je travaille avec des jésuites de ce pays dont j’estime beaucoup les avis et l’aide. Je n’ai jamais eu de sentiments négatifs à l’égard des États-Unis, un pays que j’admire énormément pour beaucoup de raisons, parmi lesquelles son ardeur au travail, sa spiritualité et sa pensée. Ce qui me soucie le plus est que précisément ce pays, que j’admire sincèrement, soit proche de commettre une grande erreur. Et je pourrais dire quelque chose de semblable à propos de la France : un pays qui a été un véritable guide pour l’esprit et l’intelligence, qui a contribué de grande manière à la civilisation et la culture, et qui est maintenant tenté de conduire l’humanité à faire marche arrière vers la barbarie, et cela en contradiction ouverte avec tout ce qu’il a représenté durant bien des générations. Que ce soit ces deux pays qui s’unissent aujourd’hui pour une aventure aussi horrible est l’un des éléments de la colère éprouvée en bien des pays du monde.

Ce n’est pas le fait d’attaquer que nous craignons ; ce qui nous atterre, c’est la barbarie vers laquelle nous sommes conduits.

Q.  Et pourquoi parler ainsi maintenant ?
R.  Parce que le problème se pose maintenant. Parce que le Saint Père prend des mesures extraordinaires pour nous rendre conscients de l’urgence du moment. Avoir déclaré la journée du 7 septembre comme temps de jeûne pour la paix en Syrie est une mesure extraordinaire, et nous voulons nous unir à cette initiative. Nous pouvons nous rappeler que, dans un passage de l’Évangile, les disciples n’étaient pas parvenus à libérer un jeune du mauvais esprit, et Jésus leur dit : « Ce type d’esprit ne peut sortir que par la prière et le jeûne ». Il m’est très difficile d’accepter qu’un pays qui se considère chrétien – ou en tout cas qui fait référence à ce nom – ne puisse envisager que l’action militaire lorsqu’il se trouve face à une situation de conflit, au risque de conduire le monde, à nouveau, vers la loi de la jungle.

Ajustés au service

Ajustés au serviceLe parlement a voté la semaine dernière la loi ouvrant le mariage aux personnes du même sexe. Il reste, certes, encore quelques étapes avant qu’elle soit promulguée mais elle le sera de toute manière. Que nous soyons d’accord, pas d’accord ou que cela demeure une interrogation cette loi devra s’appliquer, comme toutes les autres. La démocratie c’est aussi cela : accepter que ceux qui nous représentent fassent des choix en notre nom, au nom du mandat que nous leur avons confié par notre bulletin de vote. Maintenant que cette loi est votée, peut-être que les voix qui se sont élevées de toutes parts, ces manifestations grandiloquentes, ces vedettes haranguant la foule, tels des camelots, pourraient rester sur leur lancée pour dénoncer les injustices sociales, les conditions de vie des personnes roms dans notre pays, les licenciements injustes… Bref, tout ce qui bafoue la dignité de l’être humain ! Continuer la lecture de « Ajustés au service »

Dignité pour les Roms

CCommunauté Mission de Franceela va faire bientôt un an que François Hollande a été élu. Sur la politique économique les choses sont certainement complexes et longues à permettre un changement. En revanche, nous aurions pu attendre une véritable inclinaison des politiques de lutte contre les exclusions et sur la manière dont les personnes Roms sont traitées. Aujourd’hui encore, des campements sont expulsés manu militari. Alors, le changement, là encore c’est pour quand ? Continuer la lecture de « Dignité pour les Roms »

Ambassadeurs de la grâce du Christ

« Christ est ressuscité, Alleluia ! » a été proclamé samedi au cœur de la vigile pascale. Ce cri de joie qui déchire la nuit du tombeau est le cœur de la foi chrétienne. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » nous dit Paul dans son épître aux Corinthiens. Avouons que cette affirmation qui change tout à notre vie, qui nous dynamise et dont nous avons, pour certains, fait l’expérience, a de quoi étonner. Cette résurrection, cette sève, cette joie qui parcourt la vie des chrétiens est parfois bien terne et difficilement explicable. Comment ne pas penser à tous ceux et celles qui souffrent en ce jour de Pâques au-delà de nos frontières comme sur les lits de nos hôpitaux, dans les maisons de retraite ou bien encore ceux qui souffrent de solitude, de pauvreté, d’exclusion… Pâques est pourtant aussi pour eux mais comment leur donner de goûter à Celui qui nous sauve, alors que leur vie peut ressembler au vendredi saint et à cette autre cri qui a déchiré les cieux : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ? Continuer la lecture de « Ambassadeurs de la grâce du Christ »