Coopérateur de la mission du Christ – 1er dimanche de carême 2018

Le pchemin_caremeassage de l’Évangile selon Marc proposé en ce premier dimanche de Carême nous conduit à l’essentiel de manière concise. Jésus baptisé sort du désert où il a été tenté pour « proclamer le Royaume ». Cette proclamation tient en quelques mots « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ».
La conversion est le mot que nous entendons le plus durant le Carême, et c’est le mot central de l’expérience chrétienne. Se convertir signifie se retourner, changer de route.
Il ne suffit pas de se convertir pour le plaisir de se convertir – ceci dit ce n’est pas de notre ressort – mais pour vivre de la vie du Christ. La conversion est à rechercher en permanence si nous voulons devenir chrétiens. Non parce que nous serions constamment mauvais, condamnés par je ne sais quel sort, mais parce que nous n’aurons jamais fini de nous dépouiller de ce qui nous encombre pour vivre en plénitude avec le Seigneur.
C’est ce que le baptême que nous avons reçu – et que vivront les catéchumènes qui cheminent vers ce sacrement – signifie. C’est une force, un engagement qui permet de vivre en enfant de lumière, en femmes et hommes pour les autres, qui tâchent de bâtir avec justesse une société de justice. Seuls c’est bien sûr impossible tant nous sommes habités de sentiments contraires, de renoncements et de renonciations malgré notre bonne volonté et notre bienveillance. C’est en comptant sur le Christ, sur les uns et les autres de la Communauté chrétienne que nous pourrons avancer sur ce chemin.
L’appel à la conversion prend ici toute sa plénitude : ne pas compter sur nos propres forces, ne pas se croire tout puissant, omniscients mais apprendre à découvrir dans le temps qui passe les signes de Dieu. Ces derniers nous enseigneront la direction à prendre pour marcher vers une conversion radicale.
Un des jalons vers cette direction est justement de faire mémoire de son baptême, le plus beau jour de sa vie selon l’expression du Pape Jean XXIII. Le baptême qui nous fait devenir partie prenante de la mission reçue du Christ et nous engage dans la fidélité et à bénéficier de la bonté du Seigneur pour devenir, nous aussi bons, à son exemple. C’est ce message que l’apôtre Pierre veut nous enseigner dans la seconde lecture.
Ce baptême est une alliance avec Dieu contre tout ce qui abîme et avilie l’image de la personne humaine en ce monde. Dieu est avec nous dans ce combat et notre action quotidienne doit en être la résonance.
Le carême que nous avons à vivre n’est pas 40 jours d’exception, d’extraordinaire pour reprendre, une fois Pâques passée, la même routine. Ce serait alors comme des « vacances » de vie. Nous devons plutôt essayer de marcher à la suite du Christ, en lui demandant la grâce de discerner, pour chercher le(s) lieu(x) où nous seront le plus aptes pour mieux servir et aimer nos contemporains dans la fidélité à ses appels.
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