Demeure en Dieu pour annoncer Sa Joie

Troisième dimanche de l'Avent
Troisième dimanche de l’Avent

Ce troisième dimanche de l’Avent nous sommes invités à vivre de la joie de Dieu, à donner à notre vie la coloration « rose » comme nous y le proposent les règles de la liturgie. Ce rose est le résultat du blanc qui se mélange au violet. La résurrection qui vient à la rencontre dans notre besoin de conversion, de l’appel de Dieu à le rejoindre dans la radicalité de l’Évangile comme nous y invite Jean-Baptiste. Ce rose est le signe de la joie qui émane de l’ensemble des textes de ce dimanche. Cette joie qui n’est pas un aveuglement superficiel sur la réalité de notre cœur et de notre monde. C’est avoir, au plus profond du nôtre, la certitude que Dieu vient à notre rencontre.

Libération

Il vient pour nous libérer de nos tentatives de possession de l’autre et de Lui. Dieu vient pour installer au plus profond de notre cœur l’assurance que son amour est plus puissant que nos haines, nos malheurs et souffrances. La venue de Dieu au cœur de notre monde est un appel à voir plus grand, à dépasser nos vues humaines. Dieu vient nous libérer de notre petitesse, de nos calculs humains pour nous faire saisir que par nos mains Il bâtit jour après jour son Royaume. Cette certitude nous met en joie et nous donne l’élan et l’allant suffisant pour faire de notre vie la demeure de Dieu au milieu de la Cité. Notre vie doit « annoncer parmi les peuples ses hauts faits » comme nous dit le psaume de ce dimanche.

Partage

Par sa joie, Dieu choisit de nous partager son amour, sa mission d’aller dire aux femmes et hommes de ce temps qu’il compte sur nous. Pour ce faire, apprenons à compter sur Lui, à mettre notre force dans sa grâce et dans son nom – et non dans notre nom et l’ouvrage de nos mains. Vivre du règne de la grâce, de ce don qui nous donne l’exaltation du cœur demande de l’abnégation et de l’humilité.

Être

Pour avancer sur ce chemin, contemplons Jean-Baptiste dans l’Évangile de ce dimanche. Regardons-le agir et tendons l’oreille de notre cœur pour écouter ce que son message nous dit de la part de Dieu. Il ne nous est pas demandé de l’imiter, de nous vêtir de poils de chameaux mais de porter, comme lui, tels que nous sommes, la voix de Dieu à ceux que nous sommes appelés à rencontrer.

Vivre

Ce que nous pouvons retenir de ce qu’il nous dit dans la Bonne Nouvelle d’aujourd’hui c’est d’être pleinement en phase avec notre devoir d’état. Pour suivre le Christ, nul besoin de faire des choses exceptionnelles, il suffit de vivre notre vie dans une attention constante à l’autre, dans la justesse de la tâche à accomplir, sans chercher autre chose que le souci de bien faire en vue du service du Bien Commun.

Charité

En toutes ces choses, Jean-Baptiste nous révèle que la Charité doit être première. Que le service de l’autre doit nous préoccuper non pas pour être des héros, des personnes admirables mais pour que la justice de Dieu soit servie. Cette justice consiste à permettre que chacun et chacune soit reconnu comme digne d’intérêt et puisse avoir sa pleine place dans le monde. La Charité que le Christ nous demande, cette diaconie que nous réclame l’Évangile consiste à nous rendre disponibles pour accueillir tout et tous ce qui vient au nom du Seigneur.

C’est dans cette joyeuse attente qui dépasse nos calculs et nos prévisions dans lequel nous place le temps de l’Avent. Prenons le temps dans ces dix jours qui viennent de nous mettre en présence de Dieu pour entendre ce qu’il veut de nous. Avec Marie et Joseph cheminant vers l’étable regardons notre pèlerinage sur la terre, demandons à Dieu de nous aider à chercher, trouver, habiter – selon où nous en sommes, la Paix où nous pouvons demeurer en sa présence pour aimer et servir avec joie nos sœurs et frères en sa divinité.