Le baptême du Christ féconde davantage le nôtre

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Le baptême du Christ féconde davantage le notre Avec cette fête du baptême du Seigneur que nous célébrons ce dimanche, nous quittons l’enfant jésus et ses compagnons de la crèche. Les mages sont repartis par un autre chemin, et nous nous désirons toujours cheminer davantage avec le Christ. Matthieu ne nous dit rien de l’enfance du Christ. De l’installation à Nazareth nous passons à son baptême sur les rives du Jourdain. L’Évangile n’est pas une biographie de Jésus, ni un petit manuel d’éducation pour enfant sage. Il est promesse d’avenir comme l’est le baptême de Jean.

Conversion

Ce dernier n’a qu’un mot à la bouche pour encourager au baptême : la conversion. Il s’agit de porter son regard vers ce qui fait croître, vers l’appel de Dieu qui invite à traverser nos peurs et marcher vers sa joie. La découvrir, c’est se laisser entourer, embrasser, saisir par l’Amour que Dieu ne cesse de nous donner et de nous promettre. Si nous reconnaissons notre besoin de conversion, de rechercher dans nos vies la force de Dieu, nous serons alors signes de ce Royaume est déjà là et en même temps ne cesse d’advenir. Jean en voyant Jésus lui demander le baptême reconnaît aussi son besoin de conversion.

Visitation

Il réagit de la même manière qu’Élisabeth, sa mère, lorsque Marie vient à sa rencontre, enceinte. Malgré le tressaillement de l’Enfant, elle est surprise que la mère de Jésus lui rende cette visite. Comme Élisabeth et Jean nous pouvons être surpris des visitations de Dieu dans notre vie. Ne les empêchons pas, mais discernons-les. Quels sens prennent ces rencontres intimes, ces appels à servir  ? N’oublions pas que notre propre baptême nous a fait devenir des porteurs de l’Amour de Dieu. Nous sommes devenus des ministres (serviteurs) de son Église, disciples et en même temps missionnaires.

Lumière

Le baptême, comme les sacrements en général, ne vient pas faire de nous quelqu’un de spécial mais de mis à part. Comme Jésus est entré dans la vie publique par son baptême, le nôtre nous a fait rentrer dans l’Église pour que nous portions au monde la lumière des nations. Nous ne sommes pas cette lumière, ce n’est pas nous qui brillons par nos propres qualités, mais le Christ qui vient l’éclairer par sa tendresse et sa miséricorde. Notre guide, c’est le Christ qui nous montre le chemin du Père. C’est ce que Jean a compris en voulant renoncer à être celui qui le baptise. Le Christ lui demande, au contraire, de demeurer dans sa mission.

Chemin

Le Christ n’est pas dans une relation de pouvoir avec Jean. Il lui demande de lui conférer le baptême pour que « justice soit faite », c’est-à-dire que la volonté de Dieu soit manifestée. Jean est vraiment dans sa mission de précurseur. Il est celui qui prépare le chemin du Christ. Lui se laisse conduire par l’Esprit pour que le Père manifeste sa joie. Par notre baptême, nous sommes nous aussi invités à nous laisser rejoindre par la joie de Dieu. Elle nous marque à jamais dans notre cœur pour qu’il ne cesse de chercher celui du Christ.

Communion

Ce cœur du Christ, amour du Père pour chacun de nous, ne cesse de nous être offert eucharistie après eucharistie. À chaque fois que nous y communions nous sommes replongés dans notre baptême, dans cette mission de libération pour le monde. Notre mission de chrétien exige de nous la recherche de la vérité, mais dans une vigilante bienveillance. Cela est souvent difficile, c’est pourquoi, nous avons besoin de sa force d’amour pour avancer sur le chemin de la rencontre des femmes et des hommes de ce temps.

Demandons au Seigneur,en cette fête de son baptême, de nous laisser davantage être conduits par son amour. Qu’il soit pour nous la boussole qui dirige notre marche, le ferment qui féconde notre vie à sa suite.