Chemin d’Avent

christmas-507818_960_720Pour la partie francophone du Réseau Mondial de Prière du Pape, j’ai rédigé une méditation, notamment tout au long du temps de l’Avent, parue sur sa page Facebook, je vous propose de les retrouver sur ces pages :

Accueillir l’inaccueillable

Les textes qui nous sont proposés par l’Église en ce quatrième dimanche de l’Avent nous invitent à réfléchir à la manière dont nous répondons aux appels de Dieu. Ils ne viennent pas ex-nihilo mais au travers de signes, de convictions intérieures profondes qui nous habitent, de sentiments qui nous mobilisent et nous entrainent au-delà de nous-même.
Décision
L’Évangile de ce jour nous propose de suivre Joseph dans son cheminement intérieur. Au delà de sa décision de répudier Marie ce qui doit nous marquer est qu’il souhaite le faire « en secret ». C’est-à-dire d’une manière qui n’humilie pas. Nous pouvons nous souvenir de Joseph lorsque nous avons à prendre une décision difficile. La prenons-nous de manière impulsive ou prenons-nous le temps de discerner pour qu’elle soit ajustée à ce que nous portons comme convictions, comme valeurs et désir de témoigner de notre vie de disciples du Ressuscité ?
Annonciation
L’irruption de Dieu dans la vie de Joseph est aussi une annonciation. Celle d’accueillir l’inaccueillable ; c’est en quelque sorte une mission impossible.

En consentant à la Parole du Seigneur il lui permet de donner à l’humanité le Signe par excellence : Jésus-Emmanuel : Dieu est avec nous pour nous sauver .

Disponible
Laissons nous rejoindre et habiter tout au long de ces jours qui nous séparent de Noël par cette figure de Joseph. Sachons accueillir la grâce qui nous rend disponible aux signes que Dieu nous adresse au coeur de nos vies. Ils sont des appels à ce que nous devenions des Apôtres de la Joie de Dieu.

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<< Méditation du deuxième dimanche de l’Avent – A
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<< Méditation du quatrième dimanche de l’Avent – A

Franchir les frontières

Quel contraste entre avent_2la première lecture et l’Évangile de ce deuxième dimanche de l’Avent. Isaïe nous présente un monde idyllique de fraternité et Matthieu les paroles vigoureuses de Jean-le-Baptiste.
Réconciliation
Dieu aurait-il changé durant les 8 siècles qui séparent ces deux lectures ? Bien-sûr que non. Le premier nous présente ce que serait le monde réconcilié de l’Homme avec Dieu et le second les modalités de cette réconciliation.

Se réconcilier avec Dieu, se convertir, c’est accepter de se mettre en route à la suite de l’appel que Dieu.

Il ne cesse de nous appeler au quotidien même dans les déserts de nos vies, même dans la sécheresse de notre vie spirituelle.
Conversion
Nous n’avons jamais fini de nous convertir, car nous n’avons jamais fini de découvrir l’immensité de l’amour de Dieu. Alors, mettons en marche pour partir à la rencontre du Seigneur qui ne dévole que dans cet accueil mutuel que nous décrit Paul dans la seconde lecture.
Frontière
Que le Seigneur nous donne la grâce en ce dimanche et tout au long de cette semaine de quitter nos zones de sécurité, de confort pour franchir la frontière qui nous sépare de l’autre. Ainsi, « d’un même cœur, d’une seule voix, nous rendrons gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ »
<< Méditation du premier dimanche de l’Avent  – A

Méditation du troisième dimanche de l’Avent – A >>

 

La joyeuse attente

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Ce troisième dimanche de l’Avent est le dimanche de la Joie. Cette Joie que nous goûterons dans la nuit de Noël ; celle de savourer que l’Amour de Dieu va jusqu’à nous offrir son Fils pour nous sauver de nos tristesses, de nos insatisfactions, de nos attentes impatientes. C’est d’ailleurs la question centrale de ce dimanche, celle de l’attente. Les disciples de Jean-Baptiste interrogent Jésus : « Es-tu Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre » ? Cette question Jésus la retournera à ses disciples en leur demandant « Pour vous qui suis-je » ?
Interrogations
Nous qui connaissons Jésus que par la foi, l’enseignement de l’Église et le lecture priante de la Parole, avouons que nous nous interrogeons sur Lui. Pourquoi si Dieu est le Sauveur tant de mal dans ce monde ? Où est cette Joie promise par les Prophètes et annoncé par Jésus ?

Peut-être est-ce parce que nous manquons de foi et de confiance dans la force de l’Esprit.

Missionnaires
Demandons à Dieu d’être davantage signe de sa force, d’espérer contre toute espérance afin de devenir ces missionnaires de l’impossible. Ne laissons pas notre zèle missionnaire être arrêté par des contingences humaines, mais avec l’humilité qui nous vient nous Seigneur, annonçons par nos vies que l’Espérance en Lui ne déçoit pas. Que la lumière du Christ qui vient nous réchauffer, déploie notre dynamisme à la louange de gloire de sa grâce (Ep 1).
<< Méditation pour le premier dimanche de l’Avent – A
<< Méditation pour le deuxième dimanche de l’Avent – A

Méditation pour le quatrième dimanche de l’Avent – A >>

 

Marcher, veiller et espérer

Nouavent_1s entrons ce dimanche dans le temps de l’Avent. Les textes que nous propose la liturgie nous entrainent à marcher, veiller et espérer. C’est la dynamique de ce temps d’attente qui nous conduira vers cette fête de Noël.
Entrainement
Laissons-nous entrainer pas l’invitation du prophète Isaïe de venir vers la lumière du Seigneur, c’est elle seule qui peut illuminer nos cœurs et rendre nos vies davantage fécondes.
Joie
Notre quotidien nous entraine souvent à courir, à remplir nos agendas pour assumer nos missions et le temps passant nous oublions l’essentiel : tâcher de trouver la joie de Dieu au coeur de nos vies.Le psalmiste nous dit sa joie lorsqu’il lui est annoncé le but de sa marche : aller vers la maison du Seigneur. Et nous ?

Sommes-nous capables de ressentir une joie profonde, un appel qui nous entraine sur le chemin de l’espérance ?

Relecture
Durant tout ce temps de l’Avent, prenons le temps de relire nos vies chaque jour pour y trouver une raison d’espérer et d’entrer dans l’action de grâce de nous savoir aimé par Dieu qui, par amour, pour chacun de nous, nous offre son Fils unique.

>> Méditation pour le second dimanche de l’Avent – A

Allons de l’Avent

Lumière d'Avent - DRAvec ce dimanche du Christ-Roi nous entrons dans les derniers jours de l’année liturgique. Dimanche prochain, il sera temps, pour chacun d’entre nous, d’orienter nos pas et nos cœurs vers l’événement clé de ce mois de décembre qui arrive : la fête de la Nativité. Dieu qui vient parmi nous est l’occasion de réfléchir sur la manière dont nous pouvons apporter Dieu à notre monde. Pour avancer dans cette question essentielle, la nouvelle Evangélisation, dont le Pape a fait une priorité, et celle de la Diaconie, le service du prochain, sont des outils précieux. Sachant qu’il nous revient de faire rayonner la justice et l’amour en ce monde en vue de la croissance du Royaume.
Ces derniers temps, l’actualité médiatique de l’Eglise a plus été centrée sur sa participation aux manifestations anti mariage pour tous qu’à alerter.  Elle a été peu entendue sur les sujets concernant de réelles urgences sociétales comme le budget européen et notamment le risque de voir le financement de l’aide alimentaire aux plus démunis se réduise en peau de chagrin ou bien encore cette question de l’hébergement des personnes qui dorment à la rue. Des initiatives existent ici et là comme dans le diocèse de Saint-Denis-en-France et bien sûr les mises à disposition de locaux par l’Etat aux associations spécialisées. Pour autant, cela fait des années et des années que ces lieux ouvrent et il y a chaque année davantage de personnes qui sont en demande. Lutter contre les précarités de ces hommes, femmes, enfants ressemble à s’y méprendre au mythe de Sisyphe.
Je fais un rêve
Je rêve que tous ces hommes et femmes qui ont défilé dans les rues pour/contre le mariage pour tous soient autant actifs pour défendre la dignité de leurs contemporains qui n’ont pour espérance que le bol de soupe offert le soir sous le métro aérien. A quand tant de buzz, tant de statuts facebook, de tweets… pour dire que cela suffit, qu’il est temps de trouver des solutions. Qu’il est scandaleux de laisser au XXIe siècle des personnes au ban de la société pour diverses raisons, bien souvent complexes. Peu importent ces raisons, cherchons ensemble professionnels, politiques, hommes et femmes de bonne volonté, les manières concrètes d’agir durablement.
Bâtir ensemble
Ce Jésus que nous portons dignement dans des ostensoirs richement ornés est le même qui, dans les Evangiles, est né au creux d’une mangeoire, sur la paille d’une étable. Les premiers pas de Jésus, Dieu incarné, est celui d’un exclu. Nulle part, il y avait de la place pour Marie et Joseph .Combien de « saintes familles » aujourd’hui frappent à la porte des auberges de notre temps et sont éconduits car ils ne sont pas dans un profil établi ? Il ne s’agit pas de faire de nos logements, des lieux d’habitation pour ces exclus mais de les aider à trouver un lieu qui soit leur chez eux. Cela passe d’abord par les considérer comme des hommes et des femmes à part entière. Comme chacun de nous, ils sont animés par des passions, ont le sens du goût… Nous serions sans doute très étonnés, si nous prenions vraiment le temps des les écouter, par leur bon sens et leurs connaissances. Cessons d’ajouter à leur précarité économique de la précarité culturelle. Par la culture, il y a sans doute un moyen de contribuer à bâtir avec eux un « vivre ensemble ».
Amener l’Evangile au monde
Entrer, au nom de sa foi en Jésus le Christ dans ce combat c’est aussi un moyen de vivre l’Evangile et de l’amener aux hommes et aux femmes de ce temps que nous rencontrons au quotidien. Ce témoignage par le concret est un vrai chemin pour l’annonce de la foi, comme l’a dit Claude Dagens, évêque d’Angoulême dans une conférence donnée récemment :

C’est donc à l’intérieur même de cette société, à l’intérieur de ses incertitudes, de ses fragilités et de ses peurs qui sont aussi les nôtres, que nous avons à croire au Christ Jésus, à le prier, à écouter sa Parole, à nous nourrir de sa vie et à témoigner de cette vie avec Lui.

Les banderoles et autres agitations sont de beaux exutoires à la colère mais rien ne remplacera jamais une action nourrie de la rencontre qui fera émerger ce huitième sacrement : celui du frère, de la sœur.
Missionnaire de la Joie
Ce temps de l’Avent qui va nous amener à Noël doit nous aider à tenir dans l’espérance que tout n’est pas vain, que cela vaut la peine de se battre avec ceux qui sont les plus fragiles. Apprenons du Christ à faire avec les personnes et non seulement pour elles. L’autonomie est source de croissance, sinon Dieu ne nous aurait pas créé libres. Aidons-nous à garder l’espérance chevillée au corps, elle est, elle aussi, source de croissance. Notre monde n’a pas besoin de prophètes de malheur, de chrétiens qui paraîtraient revêches ou même d’une Église qui passe pour être obsédée par les questions de sexualité. Nous avons besoin d’être des apôtres de la joie, que nous chanterons avec dynamisme dans le « Gloire à Dieu » des anges la nuit de Noël. Soyons prophètes, apôtres et missionnaires de la joie qui nous vient de Dieu pour chacun de ceux qui sont nos frères et sœurs en humanité.

Chemin d’Avent

La liturgie a toujours été pour moi une discipline à laquelle j’attache une grande liberté d’application. Pourtant, je dois reconnaître que, parfois, même souvent, dans les temps liturgiques spécifiques, les rédacteurs des ces textes ont sans doute été bien inspirés.  Au cours du temps de l’Avent nous avons été comblés par la beauté et le sens des prières d’ouverture.  Sensible à ces dernières, je vous en partage le sens qu’elles prennent pour moi comme témoin de la joyeuse espérance qu’est la fête de Noël.
Dans l’oraison du premier dimanche de l’Avent, il est demandé au Seigneur de nous aider à aller avec courage sur les chemins de la justice à la rencontre du Seigneur. Cette première collecte suffirait à la méditation enracinée dans l’action pour une vie entière. N’est-ce pas cela être disciple du Seigneur combattre l’injustice en se mettant à la suite du Christ, à l’écoute de ce que l’Esprit nous révèle de la volonté du Père, dans la fidélité aux plus fragiles. Pour moi, cette prière nous oriente déjà vers la crèche et par là vers l’Evangile tout entier.  Il ne s’agit pas d’une volonté pieusement volontariste mais d’oser prendre ce chemin, d’oser nous mettre en route, de nous laisser déplacer en visant l’essentiel : « la rencontre du Seigneur ». Où le rencontrons-nous si ce n’est dans celui qui est bafoué, humilié, ignoré. Dans celui que l’on n’ose même pas regarder car il me dérange. Et si nous acceptions d’être dérangés dans notre tranquillité ? Et si nous prenions au sérieux cette prière et laissions le Seigneur habiter nos comportements et les diriger vers le cœur d’une vie de chrétien : la marche vers son Dieu en rencontrant ses frères. Peut-être que ce parcours permettra d’amorcer une démarche de conversion dont nous avons tous besoin pour vivre dans la fidélité au nom de Dieu et faire sa volonté.
L’oraison du deuxième dimanche de l’Avent revient sur notre faiblesse, notre manque de constance et nous fait demander au Seigneur : «  ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l’accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. » C’est bien là que la bas blesse ; notre quotidien. Nos agendas sont si chargés, nos vies si occupées par nos multiples tâches et activités que nous risquons d’oublier ce qui nous fait être et ainsi naître à la Vie, Dieu. Il est ici encore question de marche vers la rencontre.  C’est le signe que nous avons là aussi à prendre, à continuer cette marche à la suite du Christ. Ce n’est une suite docile et servile dans laquelle il nous est demandé d’entrer mais dans un consentement libre, comme pour élargir l’espace de notre tente. Souvent, Dieu a plutôt la dernière place, comme à l’auberge de l’Evangile alors qu’Il devrait avoir la première ; notre première pensée le matin devrait-être pour l’une ou l’autre des trois personnes divines, ou les trois, afin d’orienter notre jour vers eux et leur confier. Avouons que nous sommes plus enclins à penser filer sous la douche ou à chercher nos vêtements qu’à élever notre âme et notre être vers l’Eternel Seigneur de toutes choses. En prendre conscience, c’est déjà entrer dans un chemin de conversion; c’est cela qui est bien avec notre Dieu c’est qu’il ne nous enferme pas dans nos manques, nos découragements voire même nos lâchetés mais nous invite, jour après jour, à reprendre notre marche vers la rencontre, vers tous ces hommes, ces femmes qui sont images de son Fils et qui ont soif et faim d’une Bonne Nouvelle s’incarnant dans leur quotidien.
L’oraison du troisième dimanche de l’Avent, habituellement nommé celui du « Gaudate » (joie en latin) nous prépare plus spécifiquement à la fête de Noël.  L’oraison n’a pas la même dynamique que les précédentes, c’est un peu comme si cette marche voyait le but à atteindre.  Il nous faut recueillir les deux tensions des dimanches précédents pour pouvoir véritablement goûter à cette joie de Noël qui nous est promise. L’oraison nous conduit à ressaisir l’essence même de Noël : « un si grand mystère ». Dans cette marche, qui continue, nous sommes véritablement invités à préparer, dans nos cœurs mais aussi dans nos vies, un espace unique pour accueillir la joie de Dieu ; le salut de tout les Hommes. Par cette préparation ce n’est pas seulement un enfant, même s’il est le Fils de Dieu, ce qui en soit est déjà un beau mystère, mais, en cette enfant, en ce Fils de Dieu c’est LE SAUVEUR de tous les hommes. Voilà une raison nécessaire et suffisante pour se laisser creuser en nous l’espace pour saisir cette joie ineffable. Cette joie, nous dit l’oraison, ne doit pas être laissée en jachère, comme si l’évidence de Noël était inéluctable. Il nous est demandé de ne pas nous habituer à cet inédit, à cet événement unique dans la vie du Monde. C’est pourquoi, nous devons demander à Dieu d’inonder notre cœur de sa grâce pour saisir l’actualité de cette nativité. A Noël, la joie de Dieu vient prendre corps mais afin que ce soit chaque jour Noël. L’événement a eu lieu une seule fois dans l’histoire de l’humanité mais nous sommes constamment invité à la revisiter, à nous la réapproprier.
L’oraison du quatrième dimanche de l’Avent, nous ouvre encore davantage vers l’ineffable de Noël. C’est une oraison bien connue, qui est celle de l’Angélus. Il est demandé ici que le Seigneur nous remplisse de sa grâce afin que nous saisissions aujourd’hui encore le chemin de salut qui nous est offert par Dieu, en son Fils, par cette parole accueillie par Marie. Le salut qui est entré, grâce à elle, dans le monde, nous conduit à la résurrection ; « de la crèche au crucifiement ». Ce chemin de vie qu’a pris Jésus nous sommes invités, à notre tour, à le suivre dans une sorte d’ « imitation », de consentement à ce que nous vivons. Il ne s’agit pas de subir notre vie, en spectateur, et de se résigner mais de vivre dans l’accueil des conséquences de nos choix. Cela exige que nous ayons pris le temps de les discerner et de les relire. C’est à ce double mouvement que nous invite cette oraison. ; accueillir en nous la révélation de l’ange et une fois que nous l’avons fait notre, nous pouvons commencer notre chemin de foi, de vie chrétienne qui est la confession d’un messie né dans une mangeoire tel un exclu, et mort sur une croix, tel un paria. La Résurrection donne sens à ces deux réalités car elle est la manifestation de l’Amour de Dieu.

Noël, rumeurs d’espérance

En attendant, le fête de Noêl, nos villes prennent leurs plus beaux atours, les vitrines scintillent, les magasins ne désemplissent pas, les médias titrent sur ceux qui n’ont pas de toit, qui sont dehors et qui meurent de froid. Rien ne ressemble plus à Noël qu’un autre Noël. Et pourtant, à nous centrer sur ces rituels nous oublions le véritable sens de cette fête. C’est la fête de l’incarnation, la célébration du choix de Dieu de se faire pleinement l’un de nous. Paradoxalement, Dieu ne choisit pas le scintillement, les honneurs que nous serions tentés de lui prêter, mais l’humble mangeoire d’une étable. Dieu, en s’incarnant, choisit la plus petite place, celle du pauvre. Dieu ne fait pas semblant, il se dit dans ceux et celles que nous servons au quotidien.
C’est la mission de l’Église que de faire comprendre le sens profond de Noël. Une fête où le don de soi aux autres, dans la gratuité de la rencontre, prend tout son sens. Une fête pour aider l’homme à devenir pleinement humain, de cette humanité à jamais transformée, divinisée, par l’incarnation du Verbe. Dieu a choisi d’entrer dans notre histoire, de renouer à jamais l’Alliance.
Difficile de croire à un tel amour inconditionnel. Il est cependant la clef de l’Espérance, dont nous sommes témoins.