Retrouver la miséricorde du Père

Fils prodigue
Retrouver la miséricorde du Père

Traditionnellement, ce 4ᵉ dimanche de Carême est celui du « Laetare »  le dimanche de la joie. Le dimanche où nous entendons l’Évangile dit du « Fils prodigue ». Nous sentons que bien le calendrier s’accélère et que la grande et belle fête de Pâques approche. Les yeux de notre cœur sont fixés sur cette échéance même si nous avons que nous aurons à passer par le vendredi saint. Il n’y a pas de résurrection sans croix mais surtout il n’y a pas de foi en Christ sans la joie. Continuer la lecture de « Retrouver la miséricorde du Père »

Accueillons la Parole du Fils de Dieu

Accueillons la Parole du Fils de Dieu
Accueillons la Parole du Fils de Dieu²

La liturgie de ce premier dimanche de Carême nous invite à faire mémoire. Elle nous place donc sous l’angle de la relecture. Cette relecture de notre parcours avec Dieu nous amène à nous souvenir de sa présence à nos côtés. Continuer la lecture de « Accueillons la Parole du Fils de Dieu »

Ambassadeurs de la grâce du Christ

« Christ est ressuscité, Alleluia ! » a été proclamé samedi au cœur de la vigile pascale. Ce cri de joie qui déchire la nuit du tombeau est le cœur de la foi chrétienne. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » nous dit Paul dans son épître aux Corinthiens. Avouons que cette affirmation qui change tout à notre vie, qui nous dynamise et dont nous avons, pour certains, fait l’expérience, a de quoi étonner. Cette résurrection, cette sève, cette joie qui parcourt la vie des chrétiens est parfois bien terne et difficilement explicable. Comment ne pas penser à tous ceux et celles qui souffrent en ce jour de Pâques au-delà de nos frontières comme sur les lits de nos hôpitaux, dans les maisons de retraite ou bien encore ceux qui souffrent de solitude, de pauvreté, d’exclusion… Pâques est pourtant aussi pour eux mais comment leur donner de goûter à Celui qui nous sauve, alors que leur vie peut ressembler au vendredi saint et à cette autre cri qui a déchiré les cieux : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ? Continuer la lecture de « Ambassadeurs de la grâce du Christ »

Histoire d’un âne

Demain, nous entrons dans la dernière ligne droite vers Pâques. Nous mangerons avec le Christ lors de la dernière Cène, le laisserons nous laver les pieds pour mieux les laver à notre tour.  à nos contemporains. Nous serons invités à le suivre, de près ou de loin, sur le chemin de sa Croix et en vénérant celle qui nous sera offerte, lors de l’office, nous méditerons sur la manière dont le Christ nous aide à porter nos propres croix. Enfin, après avoir apprécié le silence du tombeau, du jour sans Dieu, de la mort du Fils, nous nous réjouirons, le soir venu, autour du feu pascal de le savoir ressuscité pour nous, par le Père. Mais, avant tout cela, j’aimerai revenir sur un personnage de la Passion qui passe souvent inaperçu : l’âne.

L’âne est au début et à la fin de l’Evangile. Cet animal est connoté, il est souvent associé à la bêtise, à la stupidité (cf bonnet d’âne). Cependant, il est présent aux moments essentiels qui révèlent la divinité du Christ. Ainsi, on l’aperçoit auprès de Jésus-Enfant à la crèche, lors de la fuite en Egypte puis à on entrée triomphale à Jérusalem. C’est sur cette présence, juste avant, que je me suis arrêté dans la lecture du chapitre 11 de l’évangile de Marc.

Cette scène a de quoi étonner : des personnes viennent prendre un âne dans une ruelle et si quelqu’un s’en émeut il suffit de dire « Le Seigneur en a besoin ». Pourquoi pas, mais la réponse comme le geste est étrange. Mais il est intéressant que le Seigneur est besoin de quelque chose et que ce soit, une fois de plus, quelque chose de petit, d’innocent et habitué à des travaux parfois difficile. Serait-ce le signe que ce qui brille n’est le cœur des préoccupations de Jésus mais ce qui est difficile, ce qui souffre, ce qui est caché aux yeux de tous ? Également, il est demandé aux disciples de détaché cet âne et de l’apporter à Jésus pour qu’il monte dessus. Cet âne sera celui qui portera devant les yeux de Jérusalem, son Sauveur, celui qui apporte le salut du monde. Cela me fait penser que nous ausi avons besoin d’être détachés, d’être libérés pour pouvoir porter le Christ. Il nous veut libre pour la mission. Son chemin de croix, ses souffrances supportées, ses humiliations endurées sans renier son Père, ni manifester aucune agressivité envers ses agresseurs, sont là pour nous témoigner que l’amour de Dieu rend libre et porteur de sens. Cette mission que nous avons à vivre n’est rien d’autre que de suivre le Christ, le laisser nous conduire là où notre vie à le plus de sens, de goût. L’endroit où nous serons davantage cohérents avec le service de la mission du Christ c’est là où la paix, le bonheur et la tranquillité nous habiterons.

En ces jours saints, prenons le temps dans chacun des jours de ce Triduum pascal, de nous attacher à repérer une dominante par nos cinq sens. Ne cherchons pas autre chose que de nous laisser toucher par du concret ; le mystique viendra sans aucun doute en surplus. Demandons aussi  à Dieu de nous aider à devenir davantage à l’image de cet âne : disponible et libre pour porter le Christ aux hommes. Certes ce n’est ni le lion, ni le cheval, ni un aigle mais c’est lui qui a été choisi par le Christ en fidélité aux écritures.

Que le Fils nous aide dans ces derniers pas vers Pâques à demeurer fidèles en toutes choses et à demeurer attentif, comme lui, à la voix du Père pour entrer pleinement dans sa volonté grâce au don de l’Esprit remis sur la Croix.

Enracinés dans l’Amour de Dieu

Le quotidien nous accapare bien souvent. Il nous arrive de nous sentir débordé, angoissé peut-être même paniqué devant les tâches à accomplir. Dans ces cas là, il nous faut prendre du recul et nous souvenir que c’est dans le calme et la paix que nous accomplissons l’essentiel, en communion avec Dieu.
Nos agendas sont remplis, nos journées passent à vive allure et les dossiers à traiter se multiplient. Malgré un travail acharné, une organisation redoutablement efficace, nous ne voyons pas la fin de la tâche courante à accomplir. Et si tant est que nous commencions à en voir le commencement de sa fin, un dossier encore plus urgent viendrait se greffer et retarde l’achèvement de l’actuel.
Vivre libre avec Dieu
Cette description ressemble au quotidien de beaucoup d’entre nous. C’est alors que peut se poser la question de l’essentiel, de ce qui a réellement le plus de sens et m’aide à accomplir le désir que Dieu a pour moi : celui de le servir en esprit et en vérité. Il ne s’agit pas de faillir à son devoir d’état et d’aller prier au lieu de travailler. Il s’agit de vivre dans toutes nos actions en union intime avec le Dieu et Père de Jésus-Christ. C’est un impératif de santé spirituelle, de sainteté pour celui qui souhaite marcher sous l’étendard la Croix. Prendre ce chemin demande tout d’abord d’en recevoir la grâce et donc de la demander. Le Seigneur ne fait pas sans nous et ne force pas notre liberté. Au contraire, il vient nous permettre de la vivre pleinement en nous disposant à le recevoir dans nos vies quotidiennes.
Inclure Dieu dans mon quotidien
Pour vivre de Dieu et avec Dieu au milieu de nos préoccupations quotidiennes, il faut l’inclure au cœur même de ces dernières. Il est possible par exemple de les lui présenter de la même manière qu’à un collègue. L’appui d’un frère ou d’une sœur dans la foi peut aussi être une grande utilité pour discerner la volonté de Dieu dans ce quotidien. Il y a peut-être quelque chose de l’ordre de la conversion, de l’abandon à la divine providence à vivre. L’important dans l’accomplissement de nos œuvres, dans le service à effectuer, c’est la qualité d’amour que l’on y met. Comme chrétiens, ce que nous réalisons est une manière de rendre présente dans ce monde l’œuvre du créateur.
Ambassadeurs de l’amour de Dieu
Nous sommes comme en « ambassade » pour le Christ et nos manières de faire, de vivre, de nous comporter doivent être orientés, ordonnés, conformes à accomplir sa volonté. Pour cela, il est nécessaire d’accepter de nous laisser saisir par l’amour du Christ. Il doit être premier dans nos vies et en être le moteur même. Sans cet amour, il manquera une âme à ce que nous réalisons. Cet amour n’est pas à comprendre dans une dimension sentimentale mais comme la manière authentique de se donner à Dieu et donc à ses frères et sœurs. C’est en nous enracinant dans cet amour qui unit les trois personnes divines et qui se dit dans l’incarnation de Jésus que nous pourrons affronter notre quotidien si souvent chargé voire surchargé.