Libérés pour accueillir à la suite du Christ

Rameaux 2019
Rameaux 2019

La semaine sainte débute ce dimanche par cette fête des Rameaux. Nous entendons aussi la proclamation de l’Évangile de la Passion du Christ. Entre l’accueil royal de Jésus à Jérusalem, et sa crucifixion, comme le pire des malfaiteurs, Continuer la lecture de « Libérés pour accueillir à la suite du Christ »

Accueillons la Parole du Fils de Dieu

Accueillons la Parole du Fils de Dieu
Accueillons la Parole du Fils de Dieu²

La liturgie de ce premier dimanche de Carême nous invite à faire mémoire. Elle nous place donc sous l’angle de la relecture. Cette relecture de notre parcours avec Dieu nous amène à nous souvenir de sa présence à nos côtés. Continuer la lecture de « Accueillons la Parole du Fils de Dieu »

Une parole constructive

Une parole constructive
Une parole constructive

Après avoir entendu l’invitation du Seigneur à nous débarrasser de notre superflu et la promesse accomplie de son fol amour, nous écoutons ce dimanche ses recommandations pour vivre réconciliés avec nous-même et en même temps la manière la plus juste de prendre notre place dans la communauté. Continuer la lecture de « Une parole constructive »

L’indifférence pour consolation

L’indifférence pour consolation
L’indifférence pour consolation

Dimanche dernier nous entendions les béatitudes. Ces paroles du Christ qui nous encouragent à vivre de sa parole pour devenir chaque jour davantage ses disciples. Ces paroles Continuer la lecture de « L’indifférence pour consolation »

Chemin d’Avent

christmas-507818_960_720Pour la partie francophone du Réseau Mondial de Prière du Pape, j’ai rédigé une méditation, notamment tout au long du temps de l’Avent, parue sur sa page Facebook, je vous propose de les retrouver sur ces pages :

Accueillir l’inaccueillable

Les textes qui nous sont proposés par l’Église en ce quatrième dimanche de l’Avent nous invitent à réfléchir à la manière dont nous répondons aux appels de Dieu. Ils ne viennent pas ex-nihilo mais au travers de signes, de convictions intérieures profondes qui nous habitent, de sentiments qui nous mobilisent et nous entrainent au-delà de nous-même.
Décision
L’Évangile de ce jour nous propose de suivre Joseph dans son cheminement intérieur. Au delà de sa décision de répudier Marie ce qui doit nous marquer est qu’il souhaite le faire « en secret ». C’est-à-dire d’une manière qui n’humilie pas. Nous pouvons nous souvenir de Joseph lorsque nous avons à prendre une décision difficile. La prenons-nous de manière impulsive ou prenons-nous le temps de discerner pour qu’elle soit ajustée à ce que nous portons comme convictions, comme valeurs et désir de témoigner de notre vie de disciples du Ressuscité ?
Annonciation
L’irruption de Dieu dans la vie de Joseph est aussi une annonciation. Celle d’accueillir l’inaccueillable ; c’est en quelque sorte une mission impossible.

En consentant à la Parole du Seigneur il lui permet de donner à l’humanité le Signe par excellence : Jésus-Emmanuel : Dieu est avec nous pour nous sauver .

Disponible
Laissons nous rejoindre et habiter tout au long de ces jours qui nous séparent de Noël par cette figure de Joseph. Sachons accueillir la grâce qui nous rend disponible aux signes que Dieu nous adresse au coeur de nos vies. Ils sont des appels à ce que nous devenions des Apôtres de la Joie de Dieu.

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<< Méditation du deuxième dimanche de l’Avent – A
<< Méditation du troisième dimanche de l’Avent – A
<< Méditation du quatrième dimanche de l’Avent – A

La joyeuse attente

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Ce troisième dimanche de l’Avent est le dimanche de la Joie. Cette Joie que nous goûterons dans la nuit de Noël ; celle de savourer que l’Amour de Dieu va jusqu’à nous offrir son Fils pour nous sauver de nos tristesses, de nos insatisfactions, de nos attentes impatientes. C’est d’ailleurs la question centrale de ce dimanche, celle de l’attente. Les disciples de Jean-Baptiste interrogent Jésus : « Es-tu Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre » ? Cette question Jésus la retournera à ses disciples en leur demandant « Pour vous qui suis-je » ?
Interrogations
Nous qui connaissons Jésus que par la foi, l’enseignement de l’Église et le lecture priante de la Parole, avouons que nous nous interrogeons sur Lui. Pourquoi si Dieu est le Sauveur tant de mal dans ce monde ? Où est cette Joie promise par les Prophètes et annoncé par Jésus ?

Peut-être est-ce parce que nous manquons de foi et de confiance dans la force de l’Esprit.

Missionnaires
Demandons à Dieu d’être davantage signe de sa force, d’espérer contre toute espérance afin de devenir ces missionnaires de l’impossible. Ne laissons pas notre zèle missionnaire être arrêté par des contingences humaines, mais avec l’humilité qui nous vient nous Seigneur, annonçons par nos vies que l’Espérance en Lui ne déçoit pas. Que la lumière du Christ qui vient nous réchauffer, déploie notre dynamisme à la louange de gloire de sa grâce (Ep 1).
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Méditation pour le quatrième dimanche de l’Avent – A >>

 

Fragile Nativité

Nous voici à quelques heures de Noël. Les rues sont illuminées, les publicités ne cessent de promouvoir l’acquisition de cadeaux et l’actualité surfe sur ce marronnier allègrement. Exceptées ces quelques caractéristiques, qu’est-ce qui différencie cette période d’une autre ? Sincèrement, je crains que ce ne soit pas grand chose. Sauf peut être la liturgie que l’Église catholique nous propose spécifiquement en cette nuit de Noël. Les textes nous ouvrent à l’intimité du mystère de la naissance de celui que nous reconnaissons comme Fils de Dieu. Continuer la lecture de « Fragile Nativité »

Voeux 2014 : suivre Pierre et François

François en l'Église du GésuVendredi 3 janvier 2014 à 9h, le Pape François a présidé une messe au Gésus à Rome, l’Église-mère de la Compagnie de Jésus, ordre religieux auquel il appartient. C’est la seconde fois, depuis son élection comme successeur de Pierre qu’il y préside l’Eucharistie. La première fois fut, cet été le 31/07 à l’occasion de la fête de la Saint Ignace, fondateur des Jésuites. Continuer la lecture de « Voeux 2014 : suivre Pierre et François »

Le jésuite Pierre Favre : modèle du Pape François

Pierre FavreEn 2013, le Pape François a fait passé Pierre Favre du statut de Bienheureux à celui de saint . Ce nouveau saint de la Compagnie, est beaucoup moins connu qu’Ignace de Loyola et François-Xavier. Ensemble, ilsont devenus des « amis dans le Seigneur ».

Compagnonnage

Ce compagnonnage avec Ignace se révélera décisif pour l’avenir tant pour Pierre que pour François. Pierre Favre n’est pas un homme de gouvernement, ni tendu vers la réalisation de grands exploits. C’est un passionné non seulement de la gloire de Dieu mais aussi et surtout de la « cura personalis ».[2] Il donne des cours à Ignace de Loyola avant que ce dernier l’initie aux choses spirituelles par le biais notamment des Exercices Spirituels qu’il fit en 1534. Il les suit le premier. Pierre Favre est aussi le premier des compagnons d’Ignace à être ordonné prêtre.

Voeux

Le 15 août 1534, il se rendit avec Ignace, François-Xavier et quelques autres compagnons à Notre-Dame de Montmartre. Au cours de la messe qu’il présida, ils formèrent le vœu de se rendre à Jérusalem et au retour de se mettre au service du Pape. Cela montre bien la volonté du nouveau saint jésuite de suivre radicalement le Christ dans la radicalité de sa vie et se mettre au pleinement au service du travail apostolique[3]. C’est une manière de mettre en application la « contemplation dans l’action » chère aux fils et filles d’Ignace.

Proposer à tous la Parole

La majeure partie du ministère de Pierre Favre consiste surtout à parcourir les villes d’Europe. Il y prêche et donne les Exercices Spirituels, spécifiquement en Allemagne.  Le zèle de la mission était pour lui essentiel au risque d’être compris que par peu de gens[4].

Chercher Dieu en toutes choses

Pour Pierre Favre, tout travail pour le Seigneur, doit se traduire en « ferveur et en acte ». Ceci n’est pas sans rappeler le « principe et fondement » des Exercices Spirituels[5]. Notre jésuite est très attaché à ce que les hommes reconnaissent Dieu comme principe et fin de toute chose. Il supporte difficilement les compromissions que certains font en mélangeant vie spirituelle et vie de la chair. Pour Pierre Favre centrer son esprit sur Dieu, mettre Dieu au cœur de sa vie, c’est rejoindre Dieu au cœur même de son existence.

Agir et prier

« Chercher Dieu » voilà le désir que manifeste souvent Pierre Favre au long de ses relectures. Il est tendu par les deux mouvements contradictoires que sont d’une part les œuvres et d’autre part la prière en elle-même. Faut-il chercher l’une plus que l’autre, quelle est en fait la meilleure manière de servir Dieu ? L’action est un service de l’oraison, et cette dernière un lieu d’unification pour l’action. L’action et la prière sont ordonnées l’une à l’autre. Pour cela, il faut tendre dans l’oraison vers la bonne manière de servir plutôt que d’essayer d’obtenir dans l’action ce qui s’obtient par la prière[8].

Prière

La prière en vue de l’action est non seulement pour notre Jésuite d’unifier l’action mais aussi de laisser le maître nous enseigner. Il nous donne ce que nous avons besoin pour être sa présence au milieu du monde. Pierre Favre qu’il est nécessaire d’ouvrir largement son cœur à Dieu, de l’accueillir véritablement au cœur de notre vie.

Répandre le bien

L’apostolat de notre jésuite était aussi celui d’être le ministre sacramentaire de la réconciliation avec le Seigneur. Ce fut pour Pierre Favre le moyen de comprendre l’immense miséricorde du Seigneur. Il développe ici une manière d’être au monde qui s’enracine dans l’action comme service de Dieu.

Ne pas courir le monde

Pierre Favre met aussi en garde contre le « désir de gagner le monde au risque d’y perdre sa vie ». Il ne s’agit pas tant de chercher à faire de grandes choses, à espérer de Dieu sa grâce pour « courir le monde et vaincre des montagnes » mais de s’attacher aux choses les plus petites et d’espérer la grâce de Dieu pour les servir. Il est nécessaires qu’elles soient toutes « ordonnées à servir la gloire de Dieu, au salut de son âme et au bien du prochain. »[10]

Aujourd’hui

Pierre Favre encourage aussi à s’enraciner dans l’aujourd’hui, à ne pas désirer demain en rêvant à faire des grandes choses, c’est dans le quotidien que l’on sert Dieu, en se mettant au travail dès maintenant avec tout ce que le Seigneur donne. C’est Dieu lui-même qui peut mettre au cœur de l’homme le désir de faire de grandes choses au quotidien « sans paresse et sans crainte ».

« Discerner le mauvais esprit »

Notre Jésuite met également en garde contre ce qu’il appelle « l’esprit du mauvais ange ». Il pousse l’homme à désespérer et à voir une situation délicate comme impossible à résoudre. Pierre Favre nous pousse à discerner ce mauvais esprit et à nous remettre dans une humble confiance en Dieu. Faire confiance à Dieu ne signifie pas lui laisser faire le travail, mais nous mettre au travail en devenons ses bons instruments, de fidèles serviteurs de son esprit. Pour cela, ce premier compagnon d’Ignace, invite à tourner notre regard vers les réalités d’en haut. C’est un appel à nous décentrer et à nous recevoir pleinement de Dieu. Il faut être davantage tournés vers la louange de Dieu et le service du prochain. Cela est possible à la seule condition d’être habités par l’Esprit de Dieu.  C’est lui qui nous insuffle ce désir et nous donne de l’accomplir.

Présence

Pierre Favre est attentifà ceux qui n’espèrent plus ou qui se trouvent dans la détresse. Il en fait souvent l’objet de sa prière en s’y sentant poussé par Dieu. Pierre Favre sent très fort intérieurement que seul le Seigneur peut donner la vraie joie. Lui seul est le véritable consolateur. Il invite chacun, lui compris, à déposer le poids de ses jours au pied de Dieu. « Être à Dieu seul pour être tout entier aux hommes » pourrait être une des devises de notre Jésuite.

Le balai du Christ

Pierre Favre s’est déclaré vouloir être le « balai du Christ ». Cette expression confirme que Pierre Favre s’est toujours considéré comme un serviteur de la gloire de Dieu. C’est cependant une joie pour notre jésuite d’être au service du Christ comme balai des « demeures spirituelles ». Il s’offre au Christ pour être au service du nettoyage des demeures spirituelles. Il demande que toute la Compagnie de Jésus oeuvre à la vraie réforme de l’Eglise.

Proximité

Comme  Ignace et François-Xavier  il s’est fait proche de chacun témoignant ainsi de la proximité de Dieu pour chacun. Il souhait que les hommes découvrent l’amour et la volonté de Dieu de le connaître.

Préface

Tu as fait naître dans le cœur du Bienheureux Pierre Favre un amour brûlant pour ton Eglise, Théologien de grande renommée, défenseur de la vérité, Premier prêtre de la Compagnie de Jésus, Accompagnateur spirituel plein de douceur et de discernement. Envoyé souvent auprès des grands de ce monde, il ne renia jamais ses origines modestes, gardant une tendresse particulière pour les pauvres et les petits, et une grande dévotion pour les processions, les saints et les anges. ». Puisse son intercession nous aider à mieux aimer et servir nos contemporains en qui la figure du Christ se révèle.


[1] Mémorial n°12

[2] Lettre de Peter-Hans Kolvenbach, supérieur général de la Compagnie de Jésus, 2005/01, p.3

[3] Mémorial, p. 116 – note 2

[4] Mémorial n°112

[5] Ignace de Loyola, Exercices Spirituels. Traduit du texte autographe par E. Gueydan, sj. Collection CHRISTUS 1961, Desclée de Brouwer – Belarmin, p. 449 – par la suite nous utiliserons l’abréviation E.S.

[6] Mémorial n°109

[7] E.S. n°53

[8] Mémorial n°126

[9] Mémorial n°340

[10] E.S. n°23