Franchir les frontières

Quel contraste entre avent_2la première lecture et l’Évangile de ce deuxième dimanche de l’Avent. Isaïe nous présente un monde idyllique de fraternité et Matthieu les paroles vigoureuses de Jean-le-Baptiste.
Réconciliation
Dieu aurait-il changé durant les 8 siècles qui séparent ces deux lectures ? Bien-sûr que non. Le premier nous présente ce que serait le monde réconcilié de l’Homme avec Dieu et le second les modalités de cette réconciliation.

Se réconcilier avec Dieu, se convertir, c’est accepter de se mettre en route à la suite de l’appel que Dieu.

Il ne cesse de nous appeler au quotidien même dans les déserts de nos vies, même dans la sécheresse de notre vie spirituelle.
Conversion
Nous n’avons jamais fini de nous convertir, car nous n’avons jamais fini de découvrir l’immensité de l’amour de Dieu. Alors, mettons en marche pour partir à la rencontre du Seigneur qui ne dévole que dans cet accueil mutuel que nous décrit Paul dans la seconde lecture.
Frontière
Que le Seigneur nous donne la grâce en ce dimanche et tout au long de cette semaine de quitter nos zones de sécurité, de confort pour franchir la frontière qui nous sépare de l’autre. Ainsi, « d’un même cœur, d’une seule voix, nous rendrons gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ »
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Une Église d’étrangers

Dès les premières pages de la Bible, le croyant est confronté au déracinement, à la nécessité de quitter sa terre pour marcher vers une terre promise. Le fait de partir, de chercher à découvrir une « terre promise » est comme inscrit dans les gènes de celui qui a mis sa foi dans le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et de Jésus.  C’est peut être également une invitation à ne pas rester au connu et à continuer de s’aventurer sur les routes humaines, à la rencontre de nos contemporains. Continuer la lecture de « Une Église d’étrangers »