Se convertir par le cœur du Christ

Se convertir par le coeur du Christ
Se convertir par le coeur du Christ

Il est d’usage de dire que la curiosité est un vilain défaut. Dans la première lecture, Dieu use de cette capacité de la personne humaine à aller vers l’étonnement pour entrer en dialogue avec elle. Un peu comme dimanche dernier, avec la transfiguration de Jésus. Continuer la lecture de « Se convertir par le cœur du Christ »

L’indifférence pour consolation

L’indifférence pour consolation
L’indifférence pour consolation

Dimanche dernier nous entendions les béatitudes. Ces paroles du Christ qui nous encouragent à vivre de sa parole pour devenir chaque jour davantage ses disciples. Ces paroles Continuer la lecture de « L’indifférence pour consolation »

Chemin d’Avent

christmas-507818_960_720Pour la partie francophone du Réseau Mondial de Prière du Pape, j’ai rédigé une méditation, notamment tout au long du temps de l’Avent, parue sur sa page Facebook, je vous propose de les retrouver sur ces pages :

Ambassadeurs de la grâce du Christ

« Christ est ressuscité, Alleluia ! » a été proclamé samedi au cœur de la vigile pascale. Ce cri de joie qui déchire la nuit du tombeau est le cœur de la foi chrétienne. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » nous dit Paul dans son épître aux Corinthiens. Avouons que cette affirmation qui change tout à notre vie, qui nous dynamise et dont nous avons, pour certains, fait l’expérience, a de quoi étonner. Cette résurrection, cette sève, cette joie qui parcourt la vie des chrétiens est parfois bien terne et difficilement explicable. Comment ne pas penser à tous ceux et celles qui souffrent en ce jour de Pâques au-delà de nos frontières comme sur les lits de nos hôpitaux, dans les maisons de retraite ou bien encore ceux qui souffrent de solitude, de pauvreté, d’exclusion… Pâques est pourtant aussi pour eux mais comment leur donner de goûter à Celui qui nous sauve, alors que leur vie peut ressembler au vendredi saint et à cette autre cri qui a déchiré les cieux : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ? Continuer la lecture de « Ambassadeurs de la grâce du Christ »

La crèche : berceau pour aimer !

En enfant nous est né, un fils nous est donné
En enfant nous est né, un fils nous est donné

Nous sommes arrivés à cette belle fête de Noël. Ce temps où le Seigneur vient nous retire qu’aucunes ténèbres n’aura le dernier mot. La lumière, sa lumière vient jaillir au plus cœur de la nuit pour transformer nos désespérances en éternelle espérance; nos peurs en consolations, nos doutes en conviction que l’Amour a et aura toujours le dernier mot.

Entrons dans le mystère de Noël

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi – Isaïe 9, 1

Le prophète Isaïe par cette parole prophétique et poétique vient nous aider à entrer dans le mystère de Noël. Cette grande lumière qui resplendit peut évoquer toutes ces vitrines des grands magasins qui s’animent de toutes parts en cette période. Ces éclairages nous attirent vers ces nouveaux sanctuaires afin de consommer et de dépenser quelques subsides. La lumière qui nous est amenée par la venue du Christ en notre chair, en cette nuit de la Nativité, est aussi une invitation à nous déplacer, à aller voir ce qui se passe. Mais c’est un paradoxe auquel nous sommes ici renvoyé : il n’y a rien de bien grandiose à voir, pas de miracle, pas de lumière scintillante seulement un tout petit bébé, dans une mangeoire, au fond d’une étable entouré de ces parents. A Noël, Dieu, au travers la fragilité de la vie, de l’enfant qui nait, vient nous inviter à estimer la manière dont la lumière vient dissiper nos ténèbres.

L’Amour en partage

Trop souvent nous passons à côté de ce qui pourrait nous combler car trop attachés à ce qui nous fait paraître aux yeux des autres. Le Christ, en son incarnation, a choisi un tout autre champ. Il vient à nous dans la simplicité, déjà offert en partage par amour. C’est le cadeau de Noël que Dieu nous fait ; un amour inconditionnel et un appel à cette ressemblance. Devant l’enfant de la crèche, nous pouvons prendre un temps de prière pour contempler le verbe qui s’est fait chair. Sa fragilité nous dit l’option que Dieu a choisie pour régner dans ce monde : Etre. Un enfant qui vient de naître incarne cet être, il n’a rien, ne possède rien. Sa seule richesse est l’amour et le bonheur de ses parents.

En son incarnation, Dieu nous invite à entrer dans ce déplacement qui consiste d’abord à savourer ce qui nous fait exister, ce qui donne à notre existence son importance : pouvoir aimer et être aimé. C’est tout simple mais cela demande de notre part, une véritable conversion. En cette nuit de Noël, demandons tout simplement à Dieu de nous donner la grâce d’un amour sincère et véritable qui porte du fruit

Mettre l’Evangile en action

Ces derniers jours Rome a attiré l’attention des médias avec l’ouverture du procès du majordome de Benoît XVI. D’autres pulsations de la vie de l’Église catholique sont intéressantes comme le voyage du Successeur de Pierre à Lorette, sur les pas du Bienheureux Jean XXIII. Ce déplacement est signe de la volonté de Benoît XVI de remettre l’humain, hommes et femmes, au cœur de la société, au cœur de l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Dans la crise actuelle, qui ne concerne pas seulement l’économie, mais plusieurs secteurs de la société. Incarnation du Fils de Dieu nous dit combien l’homme est important pour Dieu et Dieu pour l’homme.

Basilique saint Pierre à Rome - (c) PBCCes mots du Successeur de Pierre à Lorette replace la foi des chrétiens, en ce Dieu fait homme, dans une responsabilité commune. L’importance de l’amour de Dieu pour l’homme exige de lui qu’il en rende compte par sa vie et ses actions. Aimer c’est témoigner. Il ne s’agit pas d’ensemble de prescriptions, de règles à respecter mais bien d’incarner, de témoigner par son quotidien que Dieu s’intéresse à l’homme et que toutes ses activités sont donc dignes d’intérêt.
L’Église n’est pas et n’a pas à être coupée de la société
Alors que vont s’ouvrir mercredi prochain, les festivités autour des 50 ans du début du Concile Oecuménique Vatican II, il est bon de se souvenir que ce dernier fait le lien avec la vie des hommes et des femmes de ce temps. C’est d’ailleurs ce que dit dès le début un des textes de ce Concile : la Constitution Pastorale sur l’Église en ce monde et en ce temps dit :

Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. Leur communauté, en effet, s’édifie avec des hommes, rassemblés dans le Christ, conduits par l’Esprit Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, et porteurs d’un message de salut qu’il faut proposer à tous. La communauté des chrétiens se reconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire.

L’Église n’est pas et n’a pas à être coupée de la société, elle doit être au cœur même de la vie des hommes pour y amener celui que les Chrétiens ont découvert comme celui qui les sauvait.
Élargir l’espace de sa tente
Dieu nous invite sans cesse à élargir l’espace de sa tente, à faire l’expérience de la rencontre de ses contemporains.. Dans ce texte du Concile j’entends vraiment l’appel à se mettre en route sans cesse vers ceux d’abord qui façonnent mon quotidien. Ce Salut que le Concile nous amène, à la suite du Christ, à apporter au Monde est à vivre dans cette banalité du quotidien qui se succède. Cette banalité peut se révéler extraordinaire si, avec la grâce de Dieu et la prière de nos frères et sœurs, nous tâchons de nous souvenir de cette exigence de non-condamnation de l’autre. Il ne s’agit pas de tout accepter mais d’exercer une intime bienveillance. Ce qui doit guider l’action ce n’est pas d’imposer une quelconque vérité mais de servir  de la personne humaine dans toutes ses dimensions.
Qu’est-ce qu’évangéliser ?
Benoit XVI dans son homélie d’ouverture du Synode pour la Nouvelle Évangélisation a dit que « L’Église existe pour évangéliser ». J’espère que les Pères Synodaux se poseront la question de savoir ce que cela signifie en premier lieu. Si c’est favoriser la catéchèse, la liturgie et parler boutique c’est, à mon sens, faire erreur. En revanche, si cela nous invite à « fixer le regard sur le Seigneur Jésus » et à trouver en ce monde, les signes des temps nécessaires pour rejoindre nos contemporains sur leur chemin de vie, c’est une bonne nouvelle. L’évangélisation doit d’abord passer par cette ouverture au monde voulue par Jean XXIII. Sa phrase célèbre :« Je veux ouvrir la fenêtre de l’Eglise, afin que nous puissions voir ce qui se passe dehors, et que le monde puisse voir ce qui se passe chez nous » nous y pousse. Vatican II nous invite à devenir des missionnaires de l’annonce mais cette dernière doit, à mon sens, passer par capillarité, par nos modes de vie, de pensée, par une fraternité manifestée à tout à chacun.
S’enraciner dans la Parole puis agir
Cela demande d’assumer pleinement notre héritage chrétien, d’être vraiment enraciné dans la Parole pour la vivre dans notre quotidien, telle la boussole qui indique le nord. Lire, goûter, savourer la Parole est l’oxygène du chrétien, elle nous aide à mieux entrer dans le projet de salut que Dieu nous offre. Bien que cela soit nécessaire, essentiel et indispensable, cela n’est pas suffisant pour nous qui sommes dans ce monde. Si nous voulons que le règne de Dieu s’y installe il me parait logique que nous agissions en son sein pour ceux auxquels nous sommes envoyés. C’est-à-dire qu’il faut s’atteler chaque jour davantage à ce que nos frères et sœurs en humanité, puissent vivre dans des conditions où la justice ne soit pas bafouée, où le droit ne soit pas ignoré, où la fragilité, le handicap, la dépendance ne soient pas perçus comme des freins au développement mais comme une véritable chance. Enfin, évangéliser c’est sans aucun doute tout faire pour que l’humain ne soit pas une variable d’ajustement, ni même une ressource mais un coopérateur pour permettre à Dieu de se révéler anonymement dans les petites choses, les petits gestes quotidiens.

Petite prière pour vivre le temps de Noël

Éternel Seigneur de toutes choses,
A Noël, tu donnes à ton fils de rejoindre notre humanité
Et tu nous proposes de prendre part à sa divinité
En prenant derrière lui le chemin de la Croix pour ta plus grande gloire.
Donne-nous en contemplant ton Fils
Dans l’humilité et la pauvreté de la crèche
D’être davantage ardant à servir nos frères et sœurs pour te servir,
Toi, le Père qui, en ton Fils, s’est fait Le Serviteur de chacun.
A l’exemple de Marie et de Joseph,
Apprenons-nous à être à l’écoute des signes des temps,
A entendre ce que l’Esprit veut nous dire pour aujourd’hui
A traverser ce qui nous bouleverse, nous étonne ou nous blesse
Nous nous confions à ta douce miséricorde
Et nous te demandons de nous donner la grâce,
D’être pleinement attentif à ce « seul cri de joie » des guetteurs
Qui nous dit ton désir de nous engendrer jour après jour.

L’Homme : principe et fondement de l’engagement.

Lorsque nous prenons le temps de nous informer, nous avons comme l’impression que tout va mal et que cette crise ou plus ces crises sont bien loin d’être finies. Le mouvement premier devant ce constat est un repli sur soi comme pour mieux de protéger. Comme croyants, comme disciple du Christ, nous ne pouvons pourtant pas rester dans notre cocon. Nous avons le devoir d’agir et de nous engager.
S’engager au service de l’autre, c’est entrer dans une dimension qui dépasse tout calcul. Etre avec l’autre, cheminer à ses côtés dans un quotidien nous apprend que la seule vraie richesse c’est cette humanité partagée. Cette découverte doit nous conduire à une vigilance extrême sur la place que notre société veut donner à l’Homme. Bien trop souvent, c’est à une valeur marchande qu’il est renvoyé : « Dis-moi combien tu gagnes, je te dirais comment je te considère ». Les critères sont monétaires alors qu’ils devraient s’appuyer sur la richesse de l’expérience, des connaissances apprises. La question que nous devrions nous poser après avoir rencontré une personne est « qu’est-ce qu’elle m’a apporté dans mon humanité ? Comment l’autre m’a aidé, à pu éclairer sur mon chemin ?». C’est à un renversement de raisonnement qu’il nous faut opérer en se positionnant comme une personne qui a toujours à apprendre de l’autre quel que soit sa condition sociale.
Agir avec amour et vérité
 « Allez vers l’autre » est l’essentiel d’une attitude chrétienne mais, à la seule et unique condition, que ce soit guidé par un désir de rencontre et non pour faire bonne figure ou simplement par « charité » et « condescendance. C’est une véritable exigence que d’oser prendre le risque de rencontrer l’autre dans la plénitude de ce que je suis et de ce qu’il est. Laisser les masques au vestiaire pour se révéler dans un cœur à cœur pourrait, sans aucun doute, changer beaucoup de choses dans notre société. Le centre de gravité de cette dernière réside dans le cœur des hommes et des femmes. Pourquoi ne prendrions-nous la décision intérieure de vivre et d’agir en vérité avec nos contemporains ?
Etre avec l’autre
L’harmonie de notre société ce n’est pas une unanimité obtenue par une force de conviction ou de manipulation mais grâce à un consentement libre et éclairé acquis dans le dialogue et le débat. Dans notre investissement au cœur de la société, au service de nos frères et sœurs en humanité, ne soyons pas hypnotisés par l’efficacité. C’est ma manière d’être avec l’autre qui est le critère d’une vie réussie. C’est en comptant les uns sur les autres, dans la confiance, et en tâchant de se comprendre mutuellement qu’il sera possible de bâtir un monde nouveau. C’est à cette qualité d’être qui nous donnera les clefs pour sortir indemne de ces crises.
Ne cherchons pas ailleurs les solutions, elles résident dans le cœur de l’Homme souvent bien compliqué.

Consentir à la volonté de Dieu

Suivre le Christ
Suivre le Christ

Devant les tribulations de ce monde où les peuples s’entre-déchirent et les dirigeants exacerbent la partie la plus vile de leur autorité, de leur humanité, je me suis senti un peu oppressé et perdu. Est-ce possible que tout aille de mal en pis, que l’Etre humain n’ait rien appris de son passé, que l’histoire soit vaine ? Et puis ce moment de découragement passé, il m’est revenu à l’esprit un passage des Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola. Fidèle à cette tradition spirituelle, je me suis dit que l’Esprit Saint aidant, Dieu désirait me faire saisir sa présence active en ce monde.

Ignace de Loyola, dans ce passage (Ex. sp. 102) nous demande de contempler l’incarnation. L’histoire que nous donne à saisir le fondateur de la Compagnie de Jésus est lorsque les trois personnes divines ont décidé que la seconde « se fasse homme afin de sauver le genre humain ». Cette thématique du Salut de tout les hommes m’a interpellé en ce temps de Carême d’autant plus que la décision de Dieu est la conséquence de la conduite des hommes qui « descendaient tous en enfers ». Il est ici question du Salut qui résonne avec celle de la liberté des l’homme d’ignorer l’appel à la Vie que Dieu leur fait. Cette histoire peut ressembler à une sorte d’ingérence dans l’histoire des Hommes. « En quoi devrais-je obéir à Dieu, cela amputerait ma liberté » sommes-nous susceptibles de rétorquer. Cependant, nous ne pouvons tout de même reprocher à Dieu, à l’auteur de nos jours, de chercher à nous montrer le sens de la vie et sa raison d’être. Voilà le sens pour moi que prend cette délibération que nous demande de contempler Ignace de Loyola pour entrer dans le projet de Dieu de nous sauver.

L’auteur des Exercices veut aussi nous inviter à entrer dans une « connaissance intérieure du Seigneur qui pour moi s’est fait homme, afin que je l’aime et le suive davantage » (Ex. sp. 104). Il s’agit d’entrer en communion personnelle avec le Christ, avec celui qui s’est incarné pour nous, pour nous sauver. Ignace avant toute chose nous invite à une intimité avec le Christ, à devenir, par sa seule grâce, son compagnon. Cette invitation peut nous faire comprendre que le Salut n’est pas d’abord d’agir pour agir mais agir dans et au nom de quelqu’un et de quelque chose. Nous pouvons toujours parcourir le monde, faire le bien autour de nous, nous dévouer en toutes choses, toutes œuvres de charité si nous ne sommes pas d’abord enracinés dans un désir mature nous risquons d’être déçu et d’y perdre notre vie.

Le désir dans notre vie est essentiel. Il ne faut pas confondre désir et convoitise. Le désir consiste à croire, à se développer, à rechercher une communion, une plénitude. Lé désir est en quelque sorte le consentement de la liberté. Ignace dans ce passage des Exercices nous fait demander au Seigneur d’accroitre notre désir de le suivre au plus près et en même temps nous donne de sentir et de goûter, au plus intime de ce que nous sommes, le désir, la volonté, l’ambition, la sagesse des trois personnes divines de sauver les hommes qui se dirigent « tous en enfer » par le don de la « seconde personne ».

Pâques est, par conséquent, l’achèvement du projet de Dieu, commencé à l’incarnation, de vivre la vie des hommes pour nous apporter le Salut. Ce projet prend tout son sens dans l’événement de la Résurrection qui nous dit que l’Espérance demeure et que la Vie a toujours le dernier mot. Mais comment passer du spirituel au temporel ? Comment faire en sorte que ce désir de rencontre de Dieu avec l’Homme pour le sauver me conduise non seulement au désir de le rencontrer mais d’aller vers mes contemporains qui sont, eux aussi, sujet du Salut de Dieu ? En fait, il s’agit de trouver le point de rencontre entre contemplation et action qui permet de rechercher Dieu en toutes choses.

Il faut revenir, il me semble, à ce que propose Ignace dans cette contemplation. Il nous propose de voir, d’entendre et de regarder. Et si nous utilisions, à notre tour, ces trois verbes avant de mener une action décisive. Si nous prenions le temps de bien analyser ce qui est en jeu. Un peu comme Ignace à la lecture de la vie des saints qui eu le désir d’entreprendre de grandes choses à l’image de François d’Assise ou de Dominique pour la plus grande gloire de Dieu, osons l’imiter pour mieux le servir et mieux l’aimer et par conséquent nos contemporains.

Cette contemplation de l’incarnation nous amène donc à réaffirmer notre désir de suivre le Christ en l’enracinant dans le discernement. Il ne s’agit pas seulement de vivre en Sa divine présence mais de vivre de Sa divine présence. Cette délibération nous offre le Salut mais fait aussi appel à notre liberté. Libre d’accepter ce Salut signifie que nous avons la liberté de nous reconnaître aimé d’une manière gratuite et infinie par ce Dieu là, qui a choisit de venir à notre rencontre dans l’intimité et l’humilité de notre condition humaine. De cette liberté, de ce choix qui doit être sans cesse renouvelé nous devons en faire bénéficier les « autres hommes parcourant la face de la terre » en leur permettant eux aussi de vivre de cette grâce. Autrement dit, il m’apparaît nécessaire de s’engager sous « l’étendard de la croix » au service de nos contemporains dans ce qui fait notre quotidien le plus banal. Les solutions de paix au niveau des États ne pourront germer que si cette dernière existe non seulement en nos cœurs mais aussi au niveau le plus élémentaire de nos lieux de vie, pour reprendre ce que dit le Bienheureux Jean XXIII dans son encyclique Pacem in Terris (n° 165). Soyons donc attentif à faire régner la Paix en prenant tout les moyens nécessaires.

A Noël, Dieu fait de nous ses enfants

La nuit de Noël, nous nous souviendrons, avec respect de la venue du fils de Dieu en notre humanité. La nativité doit nous conforter dans notre foi et dans notre action auprès de ceux qui nous sont confiés. Aussi aride que puisse être ce chemin à la suite du Christ, ne perdons jamais cette Espérance, cette étoile qui jaillit au cœur de cette nuit de Noël.

Dieu choisit, par l’incarnation de son fils, de faire définitivement alliance avec nous, en partageant pleinement notre humanité, Dès ce moment-là, Dieu vient nous dire, d’une manière particulière, qu’il compte sur nous, que nous sommes ceux en qui « il a mis tout son amour ». Si nous en doutons, relisons l’Evangile. Il ne nous abandonne pas après la mort du Christ, il le ressuscite et nous donne l’Esprit pour continuer la route. Ce chemin d’annonce au prochain, par un savoir-être au quotidien, de l’incommensurable amour de Dieu.

Noël est le début de cette nouvelle alliance avec Dieu que nul ne peut détruire. Peu importe ce que les autres peuvent penser de nous, peu importe notre fragilité, ce qui est essentiel c’est cet Amour inconditionnel du Père pour chacun de nous, ce même amour qu’il a pour son fils. A Noël, nous devenons, à notre tour, enfant de Dieu, « co-héritier du Christ ».

Que cette fête de Noël nous aide à affermir davantage notre foi, nous renouvelle dans l’Espérance et dynamise notre charité.