Marcher, veiller et espérer

Nouavent_1s entrons ce dimanche dans le temps de l’Avent. Les textes que nous propose la liturgie nous entrainent à marcher, veiller et espérer. C’est la dynamique de ce temps d’attente qui nous conduira vers cette fête de Noël.
Entrainement
Laissons-nous entrainer pas l’invitation du prophète Isaïe de venir vers la lumière du Seigneur, c’est elle seule qui peut illuminer nos cœurs et rendre nos vies davantage fécondes.
Joie
Notre quotidien nous entraine souvent à courir, à remplir nos agendas pour assumer nos missions et le temps passant nous oublions l’essentiel : tâcher de trouver la joie de Dieu au coeur de nos vies.Le psalmiste nous dit sa joie lorsqu’il lui est annoncé le but de sa marche : aller vers la maison du Seigneur. Et nous ?

Sommes-nous capables de ressentir une joie profonde, un appel qui nous entraine sur le chemin de l’espérance ?

Relecture
Durant tout ce temps de l’Avent, prenons le temps de relire nos vies chaque jour pour y trouver une raison d’espérer et d’entrer dans l’action de grâce de nous savoir aimé par Dieu qui, par amour, pour chacun de nous, nous offre son Fils unique.

>> Méditation pour le second dimanche de l’Avent – A

Murmures

Pentecôte : cinquante jours après Pâques, l’Esprit est conféré, en plénitude, aux disciples. La tradition catholique en fait la naissance de l’Église. C’est l’ouverture à l’universalité, à toutes langues, peuples et disciples. L’image connue directement tirée des Actes des Apôtres est ces langues de feu qui apparaissent au dessus des disciples reclus dans la chambre haute. Feu qui les brule pour aller porter au monde la Bonne Nouvelle reçue du Christ : Il est ressuscité, nous avec Lui, pour continuer à vaincre tout ce qui nuit à la dignité des hommes et des femmes de ce monde. Pour autant, cette force donnée et reçue à ceux qui la reconnaissent n’est pas non plus une formule magique mais un gage pour savourer le pain de la route devenu corps du Christ et supporter fatigues, contradictions et épreuves que nous rencontrons au fil de nos jours. Il s »agit pour nous de faire l’expérience d’Elie à l’Horeb. C’est l’ensemble du chapitre 19 du premier livre des Rois. Continuer la lecture de « Murmures »

Entre deux temps

« Christ est ressuscité ! Alleluia, Alleluia » chantons nous depuis la fête de Pâques. Oui, la Vie est vainqueur de la mort par la sortie de Christ vivant du tombeau. Cependant, ce temps de Pâques n’est pas une fin en soi, il nous emmène vers l’Ascension et la Pentecôte. Nous sommes comme dans un entre temps où Christ vient se manifester à quelques témoins pour les fortifier dans leur foi. L’apparition à Thomas qui touche les mains et le côté du Ressuscité, qui en profite pour lui reprocher son incrédulité peut nous aider à comprendre que la foi n’est pas du ressort du tangible mais de l’intime rencontre spirituelle avec le Fils de Dieu grâce notamment à la prière. Sachons profiter de ce temps où la Parole nous fait rencontrer Jésus ressuscité parmi ses frères, pour nous enraciner dans l’expérience de la proximité de Jésus. Retenons aussi que c’est avec un corps marqué par les souffrances subies sur la croix que le Christ se manifeste. La résurrection n’a pas effacé ses stigmates, Christ en demeure marqué dans sa chair. Cela peut nous faire comprendre le lien indissociable qui existe entre la croix et la résurrection ; l’une ne va pas sans l’autre. Il en est de même dans nos existences lors d’événements douloureux que nous réussissons à surmonter, ils demeurent dans notre expérience et nous marquent mais nous en sommes sorti vivants. Prenons le temps de savourer ce tombeau vide signe de la vie, ne nous précipitons pas trop vite vers les fêtes de l’ascension et de la Pentecôte. Le Ressuscité demeure encore un peu de temps parmi nous, savourons sa présence.

Vers la joie de Noël

« Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ; rendez grâce en rappelant son nom très saint. » Ps 96
La joie est bien souvent ce qui manque à nos vies. Nous trouvons des occasions de nous réjouir souvent mais ce sont des petits bonheurs passagers bien qu’appréciable. Dieu nous invite à entrer autre chose, il vient nous proposer, nous inviter à la joie. Ce n’est pas un sentiment. C’est un appel à entrer dans une attitude fondamentale qui est synonyme du don et de l’accueil d’une réalité qui nous dépasse et veut nous mettre en route. Cette joie que Dieu vient nous apporter tout spécialement dans cette nuit de Noël dépasse notre compréhension et nos raisonnements. Il est essentiel de se souvenir que c’est gratuitement que Dieu nous offre sa joie, nous n’avons rien fait, ni n’avons rien à faire pour la mériter. Il nous revient de l’accueillir comme un cadeau. Rien que cela devrait nous réjouir et nous dilater le cœur. Cependant, nous sommes souvent longs et lents à croire les bienfaits que le Seigneur vient nous apporter. Cette période de Noël peut nous aider à les percevoir. Tâchons de goûter la joie de Marie d’accueillir son fils, identique à celle de toutes les mères après 9 mois d’attente. La joie de Dieu est de l’ordre du don de la vie. En ce faisant nôtre, à Noël, Dieu est venu donner sa vie aux hommes afin qu’ils en soient transformés d’une manière radicale. A Noël, Dieu vient nous assurer que l’homme à un prix estimable à ses yeux, celui d’un enfant que l’on chérit, attentif à sa croissance, même si parfois il est nécessaire de le conduire avec vigueur.
Dans cette nuit de Noël puissions-nous nous rappeler que par l’incarnation, le Fils de Dieu n’a pas choisi la meilleure place. Il est venu rejoindre l’humanité dans la fragilité et la faiblesse d’un tout petit, qui est né dans une mangeoire dans la simplicité d’une étable. Ce choix de Dieu vient nous faire saisir que la joie n’est pas de tout posséder, de paraître grand au yeux du monde. Notre joie sera le Seigneur lorsque nous accepterons qu’il se donne à nous humblement dans cette gratuité indicible de l’amour.