Une parole constructive

Une parole constructive
Une parole constructive

Après avoir entendu l’invitation du Seigneur à nous débarrasser de notre superflu et la promesse accomplie de son fol amour, nous écoutons ce dimanche ses recommandations pour vivre réconciliés avec nous-même et en même temps la manière la plus juste de prendre notre place dans la communauté. Continuer la lecture de « Une parole constructive »

Chemin d’Avent

christmas-507818_960_720Pour la partie francophone du Réseau Mondial de Prière du Pape, j’ai rédigé une méditation, notamment tout au long du temps de l’Avent, parue sur sa page Facebook, je vous propose de les retrouver sur ces pages :

Marcher, veiller et espérer

Nouavent_1s entrons ce dimanche dans le temps de l’Avent. Les textes que nous propose la liturgie nous entrainent à marcher, veiller et espérer. C’est la dynamique de ce temps d’attente qui nous conduira vers cette fête de Noël.
Entrainement
Laissons-nous entrainer pas l’invitation du prophète Isaïe de venir vers la lumière du Seigneur, c’est elle seule qui peut illuminer nos cœurs et rendre nos vies davantage fécondes.
Joie
Notre quotidien nous entraine souvent à courir, à remplir nos agendas pour assumer nos missions et le temps passant nous oublions l’essentiel : tâcher de trouver la joie de Dieu au coeur de nos vies.Le psalmiste nous dit sa joie lorsqu’il lui est annoncé le but de sa marche : aller vers la maison du Seigneur. Et nous ?

Sommes-nous capables de ressentir une joie profonde, un appel qui nous entraine sur le chemin de l’espérance ?

Relecture
Durant tout ce temps de l’Avent, prenons le temps de relire nos vies chaque jour pour y trouver une raison d’espérer et d’entrer dans l’action de grâce de nous savoir aimé par Dieu qui, par amour, pour chacun de nous, nous offre son Fils unique.

>> Méditation pour le second dimanche de l’Avent – A

Lumière pour éclairer les nations païennes

??????????Nous fêtons le 2 février la présentation de Jésus au Temple. Dans l’Evangile de ce jour-là, nous entendons le cantique de Syméon. Ce texte bien connu de ceux qui fréquentent la liturgie des heures est à retrouver et à méditer. Comme tout texte de la Parole, il vient nous surprendre et éduquer l’oreille de notre cœur. Je retiens une phrase de cet Evangile : « Lumière pour éclairer les nations païennes ». Dans cette déclaration du sage Syméon, nous trouvons un des cœurs de la mission du Christ, à laquelle nous sommes associés : aller vers ceux qui ne le (re)connaissent pas.
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Noël, rumeurs d’espérance

En attendant, le fête de Noêl, nos villes prennent leurs plus beaux atours, les vitrines scintillent, les magasins ne désemplissent pas, les médias titrent sur ceux qui n’ont pas de toit, qui sont dehors et qui meurent de froid. Rien ne ressemble plus à Noël qu’un autre Noël. Et pourtant, à nous centrer sur ces rituels nous oublions le véritable sens de cette fête. C’est la fête de l’incarnation, la célébration du choix de Dieu de se faire pleinement l’un de nous. Paradoxalement, Dieu ne choisit pas le scintillement, les honneurs que nous serions tentés de lui prêter, mais l’humble mangeoire d’une étable. Dieu, en s’incarnant, choisit la plus petite place, celle du pauvre. Dieu ne fait pas semblant, il se dit dans ceux et celles que nous servons au quotidien.
C’est la mission de l’Église que de faire comprendre le sens profond de Noël. Une fête où le don de soi aux autres, dans la gratuité de la rencontre, prend tout son sens. Une fête pour aider l’homme à devenir pleinement humain, de cette humanité à jamais transformée, divinisée, par l’incarnation du Verbe. Dieu a choisi d’entrer dans notre histoire, de renouer à jamais l’Alliance.
Difficile de croire à un tel amour inconditionnel. Il est cependant la clef de l’Espérance, dont nous sommes témoins.

Benoît XVI : un prophète pour notre temps

Chaque média se fait un plaisir de donner écho à l’un des extraits du livre d’entretien que le Pape vient de publier. Bien sûr, il s’agit de celui qui parle notamment du préservatif mais pas que. Cela fait tellement de buzz que salle de presse du Vatican a du préciser les choses pour qu’elles soient vraiment comprises. Mais, une fois de plus là n’est pas le cœur du message du Pape. Il évoque bien d’autres choses qui sont essentielles à la vie de l’Eglise, à la vie du monde ; c’est ce que je comprends dans les extraits que le journal La Croix
Je choisis de ne pas revenir sur le préservatif et le Pape. Simplement parce que cela a été commenté maintes et maintes fois et que la position qu’il tient ne peut pas être autre. Ce qui me marque le plus dans les extraits parus c’est cette humilité du Pape. Nous avons tendance à le considérer comme un businessman, quelqu’un qui commande, dirige, décide tel un chef de guerre. Alors, qu’il est ce « simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur ». Étonnant, que ce Pape redise l’humilité et le sens intime de sa fonction. Notre monde est plus habitué à l’emphase, au bling-bling, aux déclarations majestueuses à la limite de l’arrogance des grands de ce monde. Par ses paroles et son attitude, il vient nous montrer le véritable sens du service dans l’église, se mettre à la suite du Christ. C’est là, il me semble, le véritable rôle du « serviteur des serviteurs » que de nous montrer le Christ. C’est également ce que Benoît XVI veut signifier lorsqu’il célèbre les mystères divins avec des ornements qui peuvent paraître d’un autre temps. Par cette élévation du sens du beau, il veut honorer Dieu et nous inviter à tourner notre regard vers Lui et non pas vers celui qui célèbre. Ce message nous suffirait sans aucun doute pour méditer sur notre mission chrétienne et sur le sens que nous donnons à notre foi dans notre vie quotidienne.
Ensuite, je retiens la lucidité du Pape sur le monde et sur les derniers événements qui ont secoué l’Eglise. Il est conscient de la gravité et les conséquences désastreuses sur l’image des ministres ordonnés du Christ. Il ne nie pas, ne contourne pas le problème mais assume tout en se tournant sur la force de Dieu qui traverse toutes trahisons, tout faiblesses mais qui pour autant n’efface pas celles-ci. Ces actes honteux et scandaleux ont permis à l’Eglise une conscience vive et des modes d’actions plus fermes afin non seulement que les auteurs soient jugés par la justice mais surtout que ces actes puissent être évités. Je trouve aussi pertinent – si j’ose dire – que le Pape dise que le Christ traverse nos faillites et les transforme ; c’est là il me semble le sens profond de la résurrection que nous proclamons à chaque fois que nous disons notre foi.
Quant à se perception du ministère pétrinien, il y a vraiment de quoi méditer. Non seulement, il témoigne de la force et de la nécessité de la prière mais aussi de la totale impuissance du Pape à la tête de l’Eglise. La force de ce dernier réside en son désir de fortifier ses frères et sœurs dans la foi sans pour autant mettre la main dessus. Il vit son ministère de conduite de l’Eglise dans une véritable chasteté et humilité. Dans ces mots, c’est vraiment l’homme de foi, de raison, de prière qui se dit. C’est un appel à nous décentrer, à nous laisser dépasser par ce qui n’est pas de ce monde. Le Pape nous signifie que le service du Christ n’est pas un mode d’emploi, mais un attachement à Sa personne qui se dit se vit avec ce que nous sommes. Sa manière de vivre l’autorité totalement orientée vers l’écoute et le respect de la volonté de Dieu ne peut qu’attirer le respect.
Les lignes lues dans la Croix ne peuvent que forger mon admiration et mon respect pour Benoît XVI. Peu enclin à la papophilie ou à la papolatrie, je dois admettre toutefois que ses mots ont saveur de l’Evangile. Rarement, j’ai autant apprécié des lignes de l’hôte du Vatican. Tout portait à croire qu’il serait plutôt sévère et porté sur un versant dur de la transmission de la foi lors de son élection. Là, son humilité, son courage, son abnégation me porte à penser que Benoît XVI est vraiment le Pape qu’il fallait pour notre Eglise. Il ne cesse de nous inviter à traverser le visible, le connu pour nous centrer sur l’unique essentiel le Christ qui lui nous conduit au Père par l’Esprit. Faisons confiance et à sa suite allons à celle de l’Unique maître, l’Eternel Seigneur de toutes choses.