Transformés par la joie du Christ

Transformés par la joie du Christ
Transformés par la joie du Christ

Dimanche dernier, fête du baptême du Seigneur, le Père nous disait que toute sa joie est en son Fils Jésus. Ce dimanche, les textes que nous propose la liturgie prolonge cette joie en nous donnant à contempler les Noces de Cana. Avec une naissance, un mariage fait partie des plus grandes joies qu’il est possible de connaître. Les invités aux noces sont également à la joie car celle des époux est communicante et également car il y a souvent de bon mets et de bons vins… Une noce réjouit donc le cœur et le corps.

Amis

Nous ne savons pas qui sont les époux de cette noce, mais ils semblent être des familiers de Jésus puisqu’il y est invité avec ses disciples et Marie. C’est un peu comme nous, lorsque nous participons à l’Eucharistie, ces noces de l’agneau. Nous sommes les familiers de Celui qui nous y invite pour nous réjouir du don de sa vie qu’il ne cesse de nous donner.

Vin

Quelle drôle d’idée que de servir le bon vin à la fin des noces alors que les convives sont déjà quelque peu joyeux aidés par le vin. Il s’agit de nous faire saisir que Jésus, par l’intercession de Marie qui lui demande d’agir afin qu’il manifeste sa gloire, est le véritable vin. Le vin que Jésus symbolise est issu des vendanges de l’amour mûri au soleil de Dieu. Ce vin au goût unique d’espérance et de confiance de Dieu en son Fils. Ce vin qui nous est offert non pour que nous nous enivrions d’alcool, mais de la joie de Dieu, cette joie qui ne passe pas, car elle est donnée, offerte une fois pour toutes en son Fils Jésus.

Joie

La joie de Dieu doit être communicative comme le rire de la fête aidé des vapeurs d’alcool. Dieu veut que nos cœurs soient emplis de Sa Joie pour que donnés à nos contemporains nous leur proclamions, par nos vies, par notre humble quotidien, « son salut, sa gloire et ses merveilles » comme nous y invite le psaume de ce dimanche.

Mission

A Cana, le Christ inaugure sa mission d’annonce de la Bonne Nouvelle grâce à un repas de fête, lieu où se célèbre l’amitié, la fraternité, l’amour. Sa Bonne Nouvelle n’est que cela et le vrai miracle n’est pas tant de transformer 600 litres d’eau en vin, mais de faire tenir les uns et les autres dans la joie du Père qui choisit le Christ pour épouser l’humanité. Nous sommes cette «  couronne brillante
dans la main du Seigneur, un diadème royal entre les doigts de ton Dieu » dont nous parle la première lecture.

Transformation

Nous pouvons avoir trop souvent l’impression d’être pauvres en tout. Malgré nos efforts, nos bonnes résolutions, notre prière nous avons souvent l’impression de faire du surplace et ainsi sommes portés à la désespérance, à la tristesse et à la désolation. Ces sentiments qui doivent sans doute traverser le maître du mariage, lorsqu’il s’aperçoit que l’on manque de vin. Souvenons-nous dans ces moments que c’est avec de l’eau et grâce à l’effort des serviteurs que le bon vin a pu être servi. Jésus n’a pas fait advenir le bon vin de sa seule grâce ; il s’est adjoint des serviteurs qui ont utilisé ce qu’ils avaient en leur possession. Nous sommes les serviteurs de Dieu, et notre quotidien est ce que nous avons pour toutes ressources. De cela Dieu le transforme en quelque chose de succulent, de délicieux et savoureux pour réjouir les autres.

Force

Apprenons, à la suite de Marie, à mettre notre confiance dans la délicatesse du Christ ; il nous conduira plus loin que notre imagination et transformera nos pauvretés en puissance de Joie pour le monde. Cette Joie qui déplace les montagnes et rend possible tous les impossibles que nous cessons de nous mettre au travers de notre route. Puisons également notre force dans l’Eucharistie en faisant notre la prière sur les offrandes qui nous est proposée ce dimanche : « Seigneur, accorde-nous la grâce de vraiment participer à cette eucharistie ; car chaque fois qu’est célébré ce sacrifice en mémorial, c’est l’œuvre de notre Rédemption qui s’accomplit par Jésus le Christ notre Seigneur ».