Révélateurs la tendresse de Dieu

 Nous entrons ce dimanche dans le second du temps de l’Avent. Nous sommes à mi-chemin de Noël, cet événement célébré années après années qui nous révèle le fol amour de Dieu pour sa création. Aujourd’hui Dieu vient nous dire dans les textes de la liturgie qu’il prend soin de nous. Dieu vient nous apporter de la tendresse, du réconfort, de la proximité aimante. Notre Dieu n’est pas un Dieu du tumulte mais celui de la Paix. Grâce à sa présence,à sa grâce aimante et agissante nous pouvons habiller notre cœur de chants, de rire et de joie comme nous le dit le psaume de ce dimanche. Pourtant notre monde semble être terne et triste. Il y a beaucoup de peurs, d’angoisses et d’inquiétudes qui sont autant de raisons qui peuvent nous faire douter de la présence de Dieu en notre monde.

Messagers

Nous pouvons nous questionner légitiment sur la réalité de la présence de ce Dieu qui promet de l’ombre en plein désert et aplanit les chemins tortueux et les hautes montagnes. Ces questions hantent le cœur des êtres humains qu’ils croient au ciel ou non. Les réponses que nous pouvons apporter à ces dernières se trouvent dans la contemplation de la Parole de Dieu. Elle vient nous révéler que Dieu se choisit des messagers pour porter son amour et sa tendresse au monde. Ces messagers sont chacun nous, chacun dans la variété de ses charismes, de ses appels intérieurs malgré ses fragilités, ses peines, ses fatigues et autres contradictions.

Demeurer

Paul, Jean-Baptiste dont les textes de ce dimanche nous parlent avaient eux aussi des travers, des personnalités marquées, des caractères forts. Et pourtant, ils ont été consacrés par Dieu pour apporter la Bonne Nouvelle. Ils ont été saisis par le Christ pour devenir ses témoins de tendresse comme ils étaient, par ce qu’ils étaient. Réjouissons-nous donc de ce que chacun porte en Lui une trace indélébile de la bonté de Dieu. Trace donnée dès notre conception et révélée de manière explicite lors de notre baptême.Il nous revient de la déployer en communauté chrétienne, en communion les uns avec les autres. C’est donc à nous d’habiter ce monde avec la force du Christ, c’est à nous d’y œuvrer avec« la paix de la justice » comme nous le dit la première lecture. Ce monde nous est confié pour que nous en prenions soin comme Dieu prend soin de nous. Continuons donc de relever les manches avec justesse, justice et zèle apostolique pour que, du fait de notre action, les plus fragiles y trouvent réconfort, soutien et tremplin pour demain.

Proximité

Paul dans la seconde lecture rend grâce pour les Philippiens, pour leur proximité, pour leur croissance spirituelle qui les conduit vers la joie. Cela renforce sa prière. Cette attitude de tendre proximité de Paul à l’égard des Philippiens peut nous aider à faire mémoire, dans la prière, de tous ceux dont nous sommes ou avons été proches. Essayons de regarder de quelles manières ils portent ou ont porté du fruit. Comment ces proches nous ont-ils fait saisir le visage de la tendresse du Ressuscité, la fragilité de son amour qui parcourt la Parole. Apprendre à faire mémoire pour nous réjouir des traces de Dieu dans notre vie c’est faire l’utile travail de relecture pour comprendre le Bien que Dieu veut faire avec, en et par Nous.

Entrons donc dans la joie de Dieu qui veut prendre soin de nous.Laissons-nous rejoindre par son appel à ouvrir grand les portes de notre cœur pour que l’amour prenne le pas sur la haine.Demandons-lui de ressentir au creux de notre chair les effets de sa miséricorde pour que nous soyons habités du « vrai sens des choses et de l’amour des biens éternels ». Nous pourrons ainsi partir à la rencontre des femmes et des hommes de ce temps et leur témoigner par nos vies, nos gestes, nos propos, de la tendre douceur du Christ que nous accueillerons le soir de Noël.