Un temps pour l’alliance et la réconciliation

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Nous Un temps pour l’alliance et la réconciliationcontinuons notre marche vers Pâques et prenons le temps de découvrir chaque jour davantage la promesse, la sagesse et le temps de Dieu. Il veut nous conduire vers la plénitude de notre humanité en nous proposant de suivre son Fils de plus près. Nous savons bien que si nous voulons nous rendre Continuer la lecture de « Un temps pour l’alliance et la réconciliation »

La montagne de l’Amour de Dieu

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La montagne de l’Amour de DieuCe deuxième dimanche de Carême nous conduit du désert à la montagne de la Transfiguration. Cette montagne, lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes, peut nous aider à contempler les appels de Dieu. Arriver dans ce lieu demande un effort, récompensé par la vue qui permet de percevoir la réalité autrement.  Il nous invite à un déplacement intérieur, à prendre du recul par rapport au point de départ de notre marche. Continuer la lecture de « La montagne de l’Amour de Dieu »

Le Carême : un temps pour la vraie conversion

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Un temps pour la vraie conversionAprès avoir célébré les Cendres, nous voici au premier dimanche de Carême. Le Carême n’est pas tant le temps de l’effort, de la privation et du manque. Nous ne sommes pas masochistes ! C’est Celui de la conversion, du retour à Dieu. Continuer la lecture de « Le Carême : un temps pour la vraie conversion »

La confiance en Dieu : chemin de guérison intérieure

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5e dimanche du temps ordinaire. Année B : Job 7, 1-4.6-7 – Ps. 146 – 1 Co 9, 16-19.22-23 – Mc. 1, 29-39

confiance en DieuLa désespérance et l’angoisse de Job, dans la première lecture de ce 5e dimanche du temps ordinaire, nous sont familières. La crise sanitaire provoque une importante crise sociale qui frappe nombre de contemporains. Comment alors, dans ces conditions, garder confiance en Dieu ? Comment est-il possible de voir dans Continuer la lecture de « La confiance en Dieu : chemin de guérison intérieure »

Une mission prophétique

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Une mission prophétiqueCe 4e dimanche du temps ordinaire nous retrouvons Jésus et ses nouveaux disciples, tout juste appelés, en situation de mission. Ils apprennent, avec Jésus, sur le terrain, à apprivoiser sa mission prophétique. Point de séminaire, de longues études religieuses. C’est au contact du « verbe de Dieu » qu’ils apprennent leur mission de « pêcheurs d’hommes ».

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La conversion pour entrer dans la mission

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La conversion pour entrer dans la missionLes textes de ce 3e dimanche ordinaire, instauré comme celui de la Parole, nous parle de conversion. Sommes-nous déjà entrés en Carême alors que nous venons, à peine, de quitter le temps de Noël ? Attentons donc le 17 février pour recevoir les Cendres et entreprendre notre marche au désert avec le Christ.

Toutefois, il nous faut comprendre que la conversion n’est pas une question de temps liturgique, mais de désir profond. C’est ce que Jean-Baptiste proclamait au bord du Jourdain et ce que le Christ a enseigné tout au long de sa vie terrestre. Cet appel à la conversion n’est pas quelque chose de triste – tout comme ne l’est pas le temps du Carême. Même si cela peut nous paraître rébarbatif, c’est essentiel pour notre vie humaine et chrétienne.

Mission

Cette nécessité de la conversion est, en fait, un appel à être pleinement disponible pour la mission. Elle est le fondement de notre relation avec le Christ. C’est ce qui nous conduit à nous faire être davantage proche de Lui, à sa ressemblance. C’est un objectif et un désir qui ne doivent pas cesser de nous habiter. Les textes de ce dimanche nous font bien remarquer que c’est dans notre pâte humaine que le Seigneur vient nous chercher, nous rencontrer.

Profitons de ce temps ordinaire pour nous laisser habiter par l’extraordinaire de l’Amour de Dieu. Nous pourrons ainsi entrer dans cette conversion qui nous permet de découvrir jour après jour la bonté de Dieu, l’abondance de ses dons et la douceur de son appel.

Conversion

Le livre de Jonas, dans la première lecture, est vraiment typique de nos comportements à l’égard du Seigneur. Ce sont quatre petits chapitres qui nous montrent comment Jonas, qui a voulu se dérober à la mission, a fini par y consentir – de guerre lasse.

Nous le connaissons pour avoir séjourné – trois jours – dans le ventre d’un grand poisson, après avoir été jeté à l’eau, car il fuyait la face du Seigneur. C’est au cœur de cette épreuve que sa conversion s’opère. Après avoir relu son expérience – non sans ironie, il consent à partir vers Ninive, qui est la grande ville païenne.

Relecture

Nous aussi, nous arrive-t-il de fuir la volonté du Seigneur ? Comme Jonas, nous partons à l’ouest alors que c’est à l’est qu’il nous aller pour servir le désir du Seigneur. Mais le Seigneur nous rattrape, car nous pouvons toujours prendre le temps de nous arrêter pour contempler sa volonté dans nos vies.

Cette relecture est essentielle pour comprendre où il veut nous conduire. Prenons vraiment le temps de lire tout le livre de Jonas, c’est comme un résumé d’une vie de saint – et en plus, c’est court et humoristique.

Appel

Ainsi, pour aider le Seigneur à conquérir les cœurs de nos contemporains, il faut le laisser convertir le nôtre. Jonas a convaincu parce qu’il s’est laissé convaincre par le Seigneur. Cela peut nous faire penser à la vocation de Jérémie : « Tu m’as séduit et je me suis laissé séduire » (Jr 20, 7).

Nous voyons bien ainsi que la conversion n’est pas une ascèse personnelle obtenue par des longs et douloureux exercices. C’est une rencontre qui transcende notre cœur.

Alliance

C’est avant toute chose un cœur à cœur avec le Christ miséricordieux, doux et humble. Nous avons à nous laisser entraîner par son invitation pour découvrir la grâce que donne son appel. C’est un risque que nous avons à prendre.

Le psaume de ce dimanche peut nous aider dans cette démarche ; il peut nourrir notre prière. C’est un psaume d’alliance qui nous invite au discernement.

Nous pouvons dire chaque jour, à notre réveil par exemple, ses premiers mots : « Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route ». Nous placerons ainsi notre journée sous le regard de Dieu avec la volonté de suivre ses appels. C’est une déclaration de confiance.

pour aider le Seigneur à conquérir les cœurs de nos contemporains, il faut le laisser convertir le nôtre. Jonas a convaincu parce qu’il s’est laissé convaincre par le Seigneur.

Désir

Ainsi, nous désirons nous laisser guider par la douceur de Dieu pour qu’il nous aide à être ses témoins-missionnaires tout au long de notre journée. Peut-être que nous n’y arriverons pas et que, comme Jonas, nous nous précipiterons pour faire l’inverse.

Alors, nous relirons et demanderons au Seigneur : « Dans ton amour, ne m’oublie pas, en raison de ta bonté, Seigneur ». Même si nous sommes certains qu’il n’est jamais loin, n’oublions pas de lui dire notre désir de rester dans son alliance, malgré tout, envers et contre tout.

Il s’agit ainsi d’entrer dans une démarche d’humilité, de rechercher la paix du cœur et la joie profonde. Ce sont les fruits d’un chemin de conversion.

Réponse

Chercher la volonté de Dieu c’est être attentif à sa parole. Dans l’Évangile de ce dimanche, nous entendons Jésus s’adresser à ceux qui vont devenir ses disciples. Ces derniers sont occupés à leur tâche quotidienne mais la parole du Christ les fait tout quitter.

« Aussitôt, ils le suivirent », écrit Marc. Cela peut nous aider à regarder la manière dont nous répondons aux appels du Seigneur. Faisons-nous comme les enfants : « oui, oui » et continuons-nous nos tâches quotidiennes ou laissons-nous la parole de Dieu nous en déraciner pour nous enraciner en elle ?

Pas facile de s’abstraire de son quotidien pour être dans celui de Dieu. Pourtant, c’est dans cette manière de procéder que nous pourrons avancer sur le chemin de la construction du Royaume.

Décentrement

C’est un appel à nous laisser décentrer comme nous le propose cette belle prière d’ouverture du second dimanche de l’Avent : « Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l’accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie ».

Alors, profitons de ce temps ordinaire pour nous laisser habiter par l’extraordinaire de l’Amour de Dieu. Nous pourrons ainsi entrer dans cette conversion qui nous permet de découvrir jour après jour la bonté de Dieu, l’abondance de ses dons et la douceur de son appel.

Que la grâce nous soit donnée d’entendre dans notre ordinaire l’appel du Seigneur à travailler à sa vigne pour devenir ainsi des « pêcheurs d’Hommes ». Ainsi, nous pourrons collaborer à son œuvre et rendre par nos vies, nos mains, notre manière de vivre et d’aimer un monde plus juste, plus fraternel, plus pacifié.

Une invitation à le suivre unifié

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Viens et suis-moiNous voici de nouveau dans le temps liturgique ordinaire. Même si ce que nous vivons depuis un an avec le Covid-19 n’a rien d’ordinaire, l’extraordinaire de la vie du monde doit habiter l’ordinaire de nos jours. Nous avons à le recevoir, à l’accueillir comme Continuer la lecture de « Une invitation à le suivre unifié »

Le baptême du Seigneur : témoignage de l’Amour du Père

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Aujourd’hui, nous fêtons le baptême du Seigneur. C’est, en quelque sorte, l’inauguration de son ministère public. Ce baptême, qu’il reçoit de son cousin Jean-le-Baptiste, est le témoignage de son intimité avec le Père. Il veut s’en recevoir. Le Christ se laisse conduire par l’Esprit, qui est cette communion entre Lui et le Père, pour entrer dans le même chemin que ses contemporains. Continuer la lecture de « Le baptême du Seigneur : témoignage de l’Amour du Père »

Épiphanie : se laisser guider par la lumière

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Se laisser guider par la lumièreDimanche dernier, nous avons entendu Syméon dire que Jésus serait « la lumière pour éclairer les nations ». Aujourd’hui, nous constatons, par la visite des mages, que sa prophétie se réalise. Ils représentent les savants, les sachants, venant des nations. À la lumière de l’étoile, ils se sont mis en route pour honorer le Fils de Dieu. Ce récit de l’Épiphanie tombe, en 2021, le premier dimanche de l’année. Nous pouvons y entendre comme une invitation à reprendre la route du Christ. Nous avons à nous laisser entraîner par l’étoile qui brille en nos cœurs. Elle nous demande de cheminer davantage avec ce « Dieu qui est avec nous ».

Lumière

Nous pouvons avoir du mal avec la lumière. Un peu comme Hérode qui se sent menacé par ce petit-enfant de la crèche. Il utilise des subterfuges, manipule, ment aux mages pour nuire au nouveau-né de la crèche. La lumière que fait resplendir le Christ n’est pas une lumière qui vient faire de l’ombre. Même si elle vient nous révéler nos obscurités, nos ténèbres, elle est là pour les éclairer de son amour, de sa miséricorde. Ce qui importe, c’est d’être en chemin avec et vers cette lumière qui nous éclaire. Elle est pour nous le souffle de vie qui nous permet de discerner, de devenir davantage des Fils de la lumière.

Libération

La lumière du Christ n’est pas un aveuglement qui nous conduirait à un quelconque totalitarisme. Elle est une libération qui vient nous conduire à servir toutes femmes et tous hommes. Le venue des mages est une manière de nous faire saisir que toute puissance, toute sagesse, toute connaissance humaines sont assujetties à la puissance de l’Amour de Dieu. L’adoration des mages se fait devant un tout petit bébé. C’est la fragilité et l’impuissance qui sont honorées aujourd’hui. C’est un contre-point à tout ce qui habite notre société qui promeut davantage le paraître à l’être.

Don

Souvenons-nous du Magnificat, chanté chaque jour à Vêpres : « Il renverse les puissants de leur trône ». Dieu n’agit pas avec la force d’une légion d’anges, mais avec la douceur d’un nouveau-né. « Un enfant nous est né, un fils nous est donné », avons-nous entendu lors de la nuit de Noël. Ce don gratuit du Père, en son Fils, doit habiter notre vie et l’orienter vers l’étoile.

Douceur

La lumière de la douceur de Dieu habite l’Évangile ;c’est une clé de lecture que nous devons garder. Ce n’est pas de la mollesse, mais du respect et surtout un amour profond pour sa création. Il s’agit pour nous d’entrer dans cette sobriété heureuse à laquelle nous appelle le pape : « La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété, et une capacité de jouir avec peu », Laudato si’, n°222. La crèche, qui est encore dans nos maisons, dans nos églises, peut nous conduire à bien saisir ce mouvement.

Sobriété

Regardons la Sainte Famille, aidés des textes de la Bible. Marie et Joseph ont su jouir de la naissance de leur fils malgré les difficultés et la précarité des conditions de sa naissance. Non qu’il faille se réjouir de la pauvreté, elle est un combat de chaque instant, mais nous avons à comprendre que les vicissitudes de la vie ne peuvent pas nous éloigner de la lumière de la joie de Dieu.

Discernement

En même temps, nous avons à discerner les manières d’entrer dans une sobriété de vie et de relation qui nous permettent de trouver l’essentiel de nos vies. Nous avons à chercher dans nos chemins de vie où se situe ce « davantage », ce qui nous fait vivre en abondance. Est-ce le pouvoir et la peur d’en être dépossédé, à l’image du roi Hérode ? Ou bien entendons-nous cet appel à parcourir les routes de la vie pour rencontrer « le doux souffle du commencement d’une brise légère » qui nous conduira à devenir prospères, féconds et bienveillants ?

Louange

Comme les mages de l’Évangile, nous sommes invités à nous laisser guider par la lumière de l’étoile. Nous pourrons ainsi entrer dans la louange pour nous recevoir de Dieu. Dans cette démarche, nous avons à nous laisser inviter dans la demeure de Dieu. Ainsi, nous pourrons faire de nos lieux de vie une demeure pour le Christ. Si nous l’accueillons au cœur de nos chemins, de nos maisons, nous pourrons œuvrer à bâtir avec Lui la fraternité universelle. Le salut qu’il est venu nous apporter le soir de Noël n’est pas pour quelques élus, choisis auparavant, mais pour tout le monde. Nous sommes invités, par ce don, à transformer la foule innombrable des femmes et des hommes de ce temps en un peuple. Ce peuple qui appartient à Dieu pour apporter au monde la lumière, la paix et l’amour de la part de Dieu.

Chemin

Notre route en 2021 ressemblera, sans doute, tantôt à une grande artère, tantôt à une route sinueuse ou un chemin de crête, mais nous cheminerons en compagnie du Seigneur. Il est la lumière de nos pas, la lampe de nos routes, nous dit le psaume 118. Entrons alors d’un cœur confiant, ajustés au cœur de Dieu, dans cette Épiphanie 2021. Elle est la manifestation glorieuse de don de Dieu. Nous trouverons alors sur ce chemin, autre que celui que nous avons peut-être tracé, des compagnons de route pour partager le pain et la Parole.

Que le Seigneur nous donne, tout au long de cette année 2021, la claire vision de ce que nous devons faire. Ainsi nous pourrons  le servir en tous lieux et tous temps. Puissions-nous y trouver une occasion constante de louer et bénir le Seigneur dans le service de nos frères et sœurs en humanité.