Ambassadeurs de la grâce du Christ

« Christ est ressuscité, Alleluia ! » a été proclamé samedi au cœur de la vigile pascale. Ce cri de joie qui déchire la nuit du tombeau est le cœur de la foi chrétienne. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » nous dit Paul dans son épître aux Corinthiens. Avouons que cette affirmation qui change tout à notre vie, qui nous dynamise et dont nous avons, pour certains, fait l’expérience, a de quoi étonner. Cette résurrection, cette sève, cette joie qui parcourt la vie des chrétiens est parfois bien terne et difficilement explicable. Comment ne pas penser à tous ceux et celles qui souffrent en ce jour de Pâques au-delà de nos frontières comme sur les lits de nos hôpitaux, dans les maisons de retraite ou bien encore ceux qui souffrent de solitude, de pauvreté, d’exclusion… Pâques est pourtant aussi pour eux mais comment leur donner de goûter à Celui qui nous sauve, alors que leur vie peut ressembler au vendredi saint et à cette autre cri qui a déchiré les cieux : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ? Continuer la lecture de « Ambassadeurs de la grâce du Christ »

La crèche : berceau pour aimer !

En enfant nous est né, un fils nous est donné
En enfant nous est né, un fils nous est donné

Nous sommes arrivés à cette belle fête de Noël. Ce temps où le Seigneur vient nous retire qu’aucunes ténèbres n’aura le dernier mot. La lumière, sa lumière vient jaillir au plus cœur de la nuit pour transformer nos désespérances en éternelle espérance; nos peurs en consolations, nos doutes en conviction que l’Amour a et aura toujours le dernier mot.

Entrons dans le mystère de Noël

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi – Isaïe 9, 1

Le prophète Isaïe par cette parole prophétique et poétique vient nous aider à entrer dans le mystère de Noël. Cette grande lumière qui resplendit peut évoquer toutes ces vitrines des grands magasins qui s’animent de toutes parts en cette période. Ces éclairages nous attirent vers ces nouveaux sanctuaires afin de consommer et de dépenser quelques subsides. La lumière qui nous est amenée par la venue du Christ en notre chair, en cette nuit de la Nativité, est aussi une invitation à nous déplacer, à aller voir ce qui se passe. Mais c’est un paradoxe auquel nous sommes ici renvoyé : il n’y a rien de bien grandiose à voir, pas de miracle, pas de lumière scintillante seulement un tout petit bébé, dans une mangeoire, au fond d’une étable entouré de ces parents. A Noël, Dieu, au travers la fragilité de la vie, de l’enfant qui nait, vient nous inviter à estimer la manière dont la lumière vient dissiper nos ténèbres.

L’Amour en partage

Trop souvent nous passons à côté de ce qui pourrait nous combler car trop attachés à ce qui nous fait paraître aux yeux des autres. Le Christ, en son incarnation, a choisi un tout autre champ. Il vient à nous dans la simplicité, déjà offert en partage par amour. C’est le cadeau de Noël que Dieu nous fait ; un amour inconditionnel et un appel à cette ressemblance. Devant l’enfant de la crèche, nous pouvons prendre un temps de prière pour contempler le verbe qui s’est fait chair. Sa fragilité nous dit l’option que Dieu a choisie pour régner dans ce monde : Etre. Un enfant qui vient de naître incarne cet être, il n’a rien, ne possède rien. Sa seule richesse est l’amour et le bonheur de ses parents.

En son incarnation, Dieu nous invite à entrer dans ce déplacement qui consiste d’abord à savourer ce qui nous fait exister, ce qui donne à notre existence son importance : pouvoir aimer et être aimé. C’est tout simple mais cela demande de notre part, une véritable conversion. En cette nuit de Noël, demandons tout simplement à Dieu de nous donner la grâce d’un amour sincère et véritable qui porte du fruit