Marcher, veiller et espérer

Nouavent_1s entrons ce dimanche dans le temps de l’Avent. Les textes que nous propose la liturgie nous entrainent à marcher, veiller et espérer. C’est la dynamique de ce temps d’attente qui nous conduira vers cette fête de Noël.
Entrainement
Laissons-nous entrainer pas l’invitation du prophète Isaïe de venir vers la lumière du Seigneur, c’est elle seule qui peut illuminer nos cœurs et rendre nos vies davantage fécondes.
Joie
Notre quotidien nous entraine souvent à courir, à remplir nos agendas pour assumer nos missions et le temps passant nous oublions l’essentiel : tâcher de trouver la joie de Dieu au coeur de nos vies.Le psalmiste nous dit sa joie lorsqu’il lui est annoncé le but de sa marche : aller vers la maison du Seigneur. Et nous ?

Sommes-nous capables de ressentir une joie profonde, un appel qui nous entraine sur le chemin de l’espérance ?

Relecture
Durant tout ce temps de l’Avent, prenons le temps de relire nos vies chaque jour pour y trouver une raison d’espérer et d’entrer dans l’action de grâce de nous savoir aimé par Dieu qui, par amour, pour chacun de nous, nous offre son Fils unique.

>> Méditation pour le second dimanche de l’Avent – A

Sauvés pour servir

Le service de l’autre, au nom de l’Evangile, est une priorité pour celui qui désire être disciple du Christ. C’est une manière concrète de vivre ce salut offert gratuitement par Dieu  à chaque être humain.

Servir l’autre ce n’est pas se substituer à sa liberté, ni à son autonomie. Il s’agit de l’accompagner, de l’aider pour un temps et une tâche déterminée. Quelle peut bien être l’utilité du service, de la main tendue dans nos sociétés qui semblent s’enfermer dans une sorte d’égoïsme, de repli, même s’il demeure ici où là  des îlots de générosités?
L’autre est source de richesse
Servir c’est d’abord se décentrer, reconnaître l’importance de l’altérité ; que la présence de l’autre est signe pour moi d’un monde où la richesse est avant tout relationnelle. Il est important de passer par la gratuité dans nos échanges. Les relations tissées ne sont pas des marchandises dont nous devons négocier le prix. Nous devrions avoir en tête la singularité des personnes rencontrées avant toute autre chose, c’est une question de respect non seulement de l’autre mais aussi de moi. C’est à cette seule condition que le service aura une pertinence.
Oser la rencontre
Servir c’est aussi reconnaître que je suis différent du fait de mon histoire, de mes connaissances, de mon savoir tout autant que l’autre. Servir ce n’est pas se croire supérieur à l’autre mais penser en terme de complémentarité dans une altérité bien ajustée. Cela nécessite de prendre le temps de connaître celui que je sers et inversement. Ne restons pas à l’apparence, au regard qui juge promptement et risque le mépris et l’ignorance. La peur du regard de l’autre ou même la peur de mon propre regard sur l’autre peut parfois être un obstacle à la rencontre. Un effort est alors nécessaire pour briser la glace naturelle des relations. C’est une longue et bénéfique marche qu’il faut alors entreprendre pour un accomplissement serein du lien qui se noue.
Se laisser rejoindre
Accomplir un service, c’est s’engager librement. Cela demande de l’abnégation, du courage et surtout de consentir à la cause pour laquelle on s’engage. Cette liberté est importante, sinon l’action ne sera pas pérenne et le but ne sera pas atteint. Lorsque l’on se fait serviteur de l’autre, ce n’est pas un hobby, une occupation pour tuer le temps mais une action qui compte et engage toute la personne dans l’ensemble des dimensions de son être. C’est une dynamique de don de soi à l’autre qui va au-delà du service que l’on rend. C’est un double mouvement, celui qui reçoit donne aussi à l’autre et souvent bien plus. Nous ne sommes pas dans du donnant-donnant équilibrant une relation mais dans un accueil réciproque.
Servir c’est accepter non seulement d’être dépossédé de ce que l’on donne à l’autre et surtout d’être rejoint par ce dernier dans l’inattendu des événements.