Dernière modification 5 heures ago by Chrétien en ce temps
Ce dimanche nous célébrons le 6e dimanche ordinaire, temps liturgique que nous retrouverons le 14 juin une fois le Carême, le temps de Pâques et la Pentecôte passés. En effet, mercredi nous célébrons les Cendres et entrons dans le joyeux temps du Carême, temps pour goûter la miséricorde de Dieu. Pour autant, comme il y a un temps pour tout et pour chaque chose, entrons dans les textes de ce 6e dimanche ordinaire.
Nous et la miséricorde de Dieu
La liturgie de ce dimanche nous amène à réfléchir quant à notre manière d’être et d’agir au cœur du monde. Un rapide examen de conscience nous amène, à l’évidence, à constater qu’il y a quelques tendances chez nous qu’il faudrait amender.
Vivre ensemble
Nous sommes loin d’être sans tache et nos personnalités respectives peuvent avoir quelques aspérités. Mais, ce n’est pas d’être grognon avant d’avoir son café ou autres traits de ce genre dont le Seigneur souhaite nous parler. Il nous invite plutôt à être attentif à ce qui rend possible la vie commune.
L’abondance de la miséricorde de Dieu
Nous ne sommes pas condamnés au péché nous dit la première lecture, et le Seigneur nous propose toujours de choisir la vie. Une vie d’abondance où nous serons davantage en lien les uns avec les autres, révélateurs du visage miséricordieux du Père.
La fidélité de Dieu et la nôtre
Même « s’il dépend de notre choix de rester fidèle » comme le dit la première lecture tirée du livre du Siracide, nous avons besoin de la grâce de Dieu et du soutien de nos frères et sœurs en humanité. Rester fidèle c’est garder le trésor de la foi, non pour qu’il demeure un musée mais pour que par nos vies, par nos mains nous soyons des témoins crédibles du Christ Jésus.
Notre fidélité à la lumière de la fidélité de Dieu
Toutefois, lorsque nous lisons l’Évangile de ce dimanche, nous pouvons avoir de sérieux doutes quant à notre fidélité. Même si nous ne cochons pas toutes les cases – et heureusement – il nous arrive bien de nous mettre en colère ou de médire tel ou tel. Ce n’est pas pour autant une bonne chose mais si nous prenons la Parole au pied de la lettre, il y aura beaucoup d’aveugles et de manchots parmi nous. Ce qui est important c’est de prendre conscience que nous portons atteinte à l’intégrité du corps du Christ.
Miséricordieux à la suite du Christ ?
Même si ce n’est pas facile, nous devons avoir à l’esprit combien il est important de faire preuve de miséricorde. Ce n’est pas fermer les yeux et faire preuve de déni mais prendre conscience que la sagesse du Christ est première. Cette sagesse consiste à ne pas considérer les situations et les personnes à hauteur d’homme. C’est croire infiniment que notre humanité peut porter de bons et de beaux fruits. Nous avons un Dieu qui croit infiniment plus en l’homme que nous ne sommes capables de croire en lui.
Progresser dans l’Amour
Aussi, ne désespérons pas de cette liste que nous présente l’Évangile de ce 6e dimanche ordinaire. Elle est indicateur de progrès pour nous aider à trouver le chemin qui conduit à plus de justice et à plus d’amour.
Nous et l’Évangile
Ceci étant dit, cela n’enlève rien aux défauts de notre humanité mais nous pouvons trouver des voies de progrès pour corriger notre trajectoire qui conduit parfois plus à la mort qu’à la vie. L’Évangile n’est pas un manuel, une sorte de B.A.-BA pour devenir un parfait croyant. Il est là pour nous aider à faire résonner en nous la connaissance de Jésus.
La Parole pour compagne de route
C’est dans la fréquentation de la Parole que nous pourrons devenir davantage des amis dans le Seigneur, disciples-missionnaires du Christ. Ainsi, nous suivrons le Christ de plus près pour servir nos frères et sœurs en humanité. Parce que cette foi que nous essayons de vivre, cette fidélité au Christ qui nous habite n’est pas faite pour notre propre gloire. C’est la plus grande gloire de Dieu que nous avons à rechercher et elle passe inévitablement par notre rapport au monde et à ses habitants.
La foi en action
C’est une foi qui se met en action, qui se dit plus par les actes que par la Parole que nous sommes invités à proclamer. Pour marcher dans cette voie-là, pour répondre à cet appel, nous avons besoin d’être conduits non comme des brebis que l’on mène à l’abattoir mais comme celles qui n’ont pas de berger.
Marcher dans la confiance
Ainsi, c’est dans la confiance que nous avons à chercher à établir nos relations. La défiance et la méfiance ne sont pas des attitudes dignes de témoins du Christ. Cette confiance à laquelle nous sommes appelés doit conduire à la vérité de relation. Sans confiance, il est difficile d’avancer sur le chemin qui conduit au Royaume des Cieux et de prendre part à la mission du Christ.
Dieu nous fait confiance
Lui nous fait confiance, même « s’il connaît toutes les actions des hommes » comme nous le dit la première lecture. Ainsi, Dieu pourrait facilement se faire le juge de nos comportements, ouvrir un grand livre avec les colonnes « bonne action » / « mauvaise action ». Mais, Dieu se refuse à ce commerce avec nous. Il préfère nous faire confiance, nous amener, par sa miséricorde et la méditation de sa Parole, à nous faire saisir que l’important c’est d’être en route. Il nous connaît mieux que nous-mêmes et sait que nous sommes capables du pire comme du meilleur.
Dans l’alliance et la miséricorde
L’amour de Dieu transcende nos pauvretés et veut les transformer en force d’amour. C’est le sens profond de la crèche et de la croix où Dieu se compromet avec notre humanité pour conclure une alliance avec nous. Par ce chemin, il désire nous unir à sa divinité.
Dieu nous sauve
Ainsi, c’est la bonté, l’amour du Seigneur qui nous sauve de nos propres égarements. Toutefois, cela ne doit pas nous inviter à nous complaire dans ces chemins de traverse mais c’est une espérance qui nous permet d’en sortir.
Se convertir et croire à l’Évangile
Ainsi, entrer dans une démarche, dans un désir de conversion c’est associer le Seigneur à son chemin d’humanité. C’est avoir assez d’espérance en Dieu pour lui dire, comme nous l’entendons ce dimanche : « Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j’observerai ta parole. Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi. »
La miséricorde est première
Souvenons-nous que l’Amour de Dieu est toujours premier, c’est lui qui nous tend la main pour nous conduire sur les chemins d’une vie en abondance. C’est cette vie que nous sommes appelés à transmettre jour après jour, pas après pas. Et, c’est l’Eucharistie célébrée qui nous donne cette force, cette espérance qui nous conduit à goûter chaque jour davantage à la force et à l’espérance du Dieu et Père de Jésus-Christ.
