Appelés à être transfigurés

Appelés à être transfigurés
Appelés à être transfigurés

Dimanche dernier, nous étions conduits au désert avec Jésus. Avec Lui nous avons expérimenté les grandes tentations de ce monde et compris que Sa force de résistance tenait dans La Parole, celle de son Père. Aujourd’hui, en ce second dimanche de Carême, nous sommes invités à monter sur la montagne avec Jésus, comme Pierre, Jacques et Jean. Avec Pierre, nous pouvons dire « Maître, il est bon que soyons ici ». Être avec Jésus sur la montagne, c’est être sur le lieu de Dieu. Là où il peut révéler en plénitude son Alliance, son amour inconditionnel pour chacun d’entre nous.

Alliance

Ce second dimanche de Carême est justement placé sous le signe de l’Alliance. La première avec Abraham et la seconde avec Jésus. Dans la première lecture, Dieu promet à Abraham une descendance nombreuse, lui qui n’avait pas d’enfant et une terre, lui qui n’en avait pas. Dieu donne au-delà de ce que nous pouvons penser ; il est véritablement cet au-delà de tout de Grégoire de Naziance.

Promesse

Le don de Dieu est promesse et suffit à Abraham pour manifester sa foi en Lui. Pour sceller l’engagement, Dieu passe au milieu des sacrifices. Aujourd’hui encore, Dieu ne cesse de passer au milieu de nous pour redire son Alliance. Il ne cesse aussi de nous faire passer au milieu des uns et des autres pour devenir les témoins de cette Alliance. Pourtant, beaucoup de nos contemporains ne trouvent ni les signes, ni la présence de Dieu en ce monde. Il est inexistant. Ne cherchons pas à les convertir de force, comme ce fut le cas il y a quelques siècles, mais essayons humblement d’être ses révélateurs par notre manière d’être, d’agir et de pensée.

Essayer

Essayons, oui car même si nous savons Dieu à l’œuvre dans nos vies, il y a en nous des résistances et des maladresses. N’en soyons pas effrayés ; regardons Pierre dans la page d’Évangile. Lui, le premier des apôtres, est tout aussi maladroit que généreux. Il nous témoigne que nous sommes un peu comme lui. Nous pensons peut-être un peu trop terre à terre et avons du mal à laisser Dieu être celui qui est.

Amour

L’être de Dieu c’est sa présence aimante et confiante manifestée en son fils Jésus. C’est ce que le récit de la transfiguration, entendue aujourd’hui, nous permet de saisir. Ce Dieu est Celui qui s’est dit dans le peuple avec les figures d’Élie et de Moise. Aujourd’hui, il se dit sans cette parole prononcée sur Jésus : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ». Une parole qui se suffit à elle-même. Une Parole qui a du poids puisqu’elle installe pleinement Jésus comme la nouvelle alliance ; Moïse et Élie disparaissant.

Mission

Jésus, nouvelle alliance du Père, nous invite comme Jacques et Jean à entrer dans l’amour de son Père. Au cœur de la nuée, la voix de Dieu a retenti. Ne nous est-il pas arrivé, à nous aussi, d’entendre la voix du Père au cœur d’un incompréhensible. Un Père qui nous montre le Fils et nous invite à le suivre et à le servir pour devenir disciple missionnaire.

Appel

Demandons la grâce au Seigneur, alors que nous poursuivons notre marche vers Pâques, de faire davantage mémoire de son Alliance. Que sa Parole qui a jailli dans le secret de notre cœur et nous à mis en route à la suite de son fils, nous fasse devenir davantage son peuple ; des femmes et des hommes pour les autres, transfigurés de son amour. Nourris de son Eucharistie, Habités de cet amour et dynamisés de sa grâce, ayons la certitude que Dieu nous aime et qu’il nous envoie sur la route de nos contemporains. Annonçons-leur, par nos vies, la joie de connaître Dieu et de le servir en mettant tout en œuvre pour les aimer de Son amour.

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