Accueillons la Parole du Fils de Dieu

Accueillons la Parole du Fils de Dieu
Accueillons la Parole du Fils de Dieu²

La liturgie de ce premier dimanche de Carême nous invite à faire mémoire. Elle nous place donc sous l’angle de la relecture. Cette relecture de notre parcours avec Dieu nous amène à nous souvenir de sa présence à nos côtés. Nous sommes souvent en butte sur la question de la présence de Dieu. De son action dans notre monde. D’autant plus en ces temps troublés où l’exemplarité que nous confions à certains est mise à mal. Nous pouvons, peut-être, y trouver un appel à nous mettre davantage face à la croix du Christ. Cette croix qui nous appelle à la conversion permanente et en même temps nous donne l’assurance que c’est le Seigneur qui nous conduit.

Marche

Notre marche avec le Seigneur est une marche dans le désert de nos vies, au cœur de nos fatigues, de celles du monde et de ses contradictions. Notre route chrétienne nous amène au cœur de la souffrance et de l’incompréhension également. Toutefois, à l’image du peuple hébreux nous savons et sentons que le Seigneur nous conduit vers « un pays ruisselant de lait et le miel ». Pour autant, attachons-nous davantage à prendre cette route, à être témoin du Ressuscité qui est également le crucifié. Ce sont les labeurs du chemin mais aussi ses joies et ses rencontres qui nous font entrer dans la pleine assurance de l’Espérance.

Repère

Sur ce chemin d’espérance, sur cette route qui nous conduit vers nos frères et sœurs en humanité nous avons un repère sûr : le Christ. Il nous y accompagne par sa Parole, par ce verbe du Père qui nous indique le chemin du plus grand amour. Nous devons chercher la manière dont cette Parole résonne dans nos existences, de quelle manière elle irrigue notre vie et en est la boussole.

Recherche

Cette recherche doit prendre appui sur ce que nous vivons au quotidien et en même temps nous faire agir. C’est ce que dit Paul dans la seconde lecture de ce dimanche. Il invite les Romains, destinataires de sa lettre, et nous qui l’entendons aujourd’hui, à ne pas être hypocrites. Notre bouche et notre cœur doivent proclamer la foi en Jésus-Christ. Ce n’est pas séparable. Sinon, quelle est la cohérence de notre existence, quelle est donc l’utilité de célébrer les sacrements ?

Appel

C’est un appel, une exigence. Le Christ nous le demande à chaque instant. Mais, nous, nous avons du mal à répondre à cet appel. Notre cœur et notre bouche sont, trop souvent, pleins de rancœurs, pleins de médisances et de méchanceté. Nous aimerions bien suivre le voix du Seigneur mais nos pas sont lourds de la glaise du chemin. Nous nous sentons tiraillés entre la bienveillance et la médisance. Dans ces moments de lucidité, de tentations, nous devons faire monter vers le Seigneur cette humble prière : « Seigneur, viens au secours de ma faiblesse. Fais que mon cœur soit habité des sentiments de ton cœur ». Nous pouvons aussi prendre appui sur la Parole qui nous aidera à entendre et à discerner les lieux essentiels de notre conversion.

Tentations

Dans l’Évangile de la tentation de Jésus, de ce dimanche, nous le voyons prendre appui aussi sur la Parole. Il met en perspective cet héritage pour conduire le tentateur à se détourner de Lui. Dans ces Paroles, Jésus nous invite à agir, à sa suite avec humilité, service et reconnaissance. Dans ces attitudes, nous pouvons y reconnaître les conseils qu’Ignace de Loyola donne au début de ses Exercices dans le Principe et Fondement.

Ainsi, ne cherchons rien d’autre que de louer, servir et respecter le Seigneur. Trois petits verbes qui peuvent changer notre vie à la condition que nous nous laissions conduire par l’Esprit à la découverte du Verbe. Cette rencontre nous donnera de savourer notre dignité de fille et fils de Dieu. Voilà un beau chemin pour marcher vers la splendeur de la lueur de Pâques.

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