La sainteté pour tous

voulons-nous être saintAujourd’hui en ce jour de Toussaint, nous célébrons la vie. Nous louons le Seigneur qui fait de nous des saints, des vivants. Nous participons pleinement à Sa joie, à la construction de son Royaume ici et maintenant. Par la grâce de notre baptême, nous sommes tous saints. La sainteté n’est pas réservée à quelques personnes exemplaires reconnues par l’Église, au terme d’un long processus. Cette sainteté-là est la réalisation suprême de l’appel à l’amour, manifesté par Dieu, dès avant notre naissance.Pour Dieu, l’Amour est incessible et il n’y a pas de gradation. Il n’y a pas d’un côté les « saints du calendrier » et les autres baptisés.

Appel

Tous, nous sommes appelés à déployer la sainteté de Dieu dans et par toute notre vie. C’est un appel que le Seigneur ne cesse de nous faire. Les « saints du calendrier » et d’autres personnes connues ou non, ont répondu ou répondent à cet appel de manière manifeste. Répondre à l’appel du Christ c’est accepter de marcher à contre-courant de la facilité, de renoncer à se précipiter vers tout ce qui peut luire et briller. Servir l’Éternel Seigneur de toutes choses demande de l’endurance et de s’enraciner dans la foi. L’Évangile de ce jour de Toussaint nous amène donc à mieux entrer dans cette manière d’être.

Position

Il ne s’agit pas d’être des extraterrestres. Nous avons plutôt à nous situer du côté du Christ et aux côtés de nos contemporains. Nous sommes juste appelés à vivre de la sagesse et de la justesse de l’Évangile. Vivre et annoncer cette Bonne Nouvelle qui « renverse les puissants de leur trône et élève les humbles » comme nous le prions lors du Magnificat, doit être notre unique désir. Nous pouvons aisément comprendre que ce n’est pas facile de vivre cette règle de Vie. C’est pourquoi nous risquons d’être persécutés pour la justice, calomniés et autres délicatesses mentionnées dans l’Évangile de ce jour.

Marche

Marcher sur le chemin de la sainteté c’est oser être en décalage. C’est être au milieu de nos frères et sœurs, vivre au cœur du monde et en même temps chercher à mieux entrer dans le dynamisme de l’Évangile. Ce n’est pas un chemin facile mais aimer n’est pas facile. Pour vivre au diapason de l’Évangile, il faut accepter de se laisser aimer par Dieu. C’est Lui qui nous appelle, il a posé sur nous son regard miséricordieux, son sceau. Nous sommes donc son peuple, appelé à faire le Bien et à marcher dans la connaissance de Dieu.

Réussite

Cette démarche ne connaît aucun mode d’emploi. Aimer et se laisser aimer s’apprend en fréquentant Dieu par la prière et les sacrements. Dans la relecture de notre chemin d’humanité, si nous constatons que nous cherchons à être ajustés à la volonté de Dieu, alors nous marchons vers la sainteté. Devenir vivants grâce à Celui qui est le Vivant est à ce prix. Il nous faudra alors oublier les titres de gloire et autres places d’honneur obtenus par le mépris, les querelles et autres sabotages que l’être humain sait faire. Il faudra réussir en cherchant à servir le Christ en premier et donc être dans une quête constante de l’égale dignité de la personne humaine. C’est une marche d’humilité. La réussite que nous cherchons ne doit pas être celle du monde. Ce n’est pas nous, notre nom ou bien encore notre lignée que nous devons faire briller.

Nous devons prendre notre place de serviteurs dans le Royaume de Dieu. Nous devons chercher à être des révélateurs de la plus grande gloire de Dieu à la suite de tant de femmes et d’hommes qui nous inspirent. Entrons donc dans cette fête de Toussaint avec le cœur empli d’espérance et d’allégresse. Dieu nous a élevés, dès notre baptême, à la dignité de saints, alors louons-le et servons-le par dans et par toute notre vie.

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