Disponibles pour accueillir l’Amour de Dieu

Disponibles pour accueillir l’Amour de DieuLa liturgie de ce 19? dimanche ordinaire nous conduit à examiner de quelle manière nous pouvons être disponibles intérieurement pour le Seigneur. Cette proclamation de l’Évangile, dimanche après dimanche est-elle purement habituelle ou est-ce un cri d’amourvers Celui qui ne cesse de nous sauver ? Ce salut nous offre la possibilité de dépasser nos pauvretés et autres insuffisances humaine pour entrer dans le dynamisme de Dieu. Cette Parole de Vie doit nous conduire à vivre dans la louange et l’action de grâce

Bonheur

 Nous sommes conduits par les textes de la Parole de Dieu à être pétris de sa promesse de bonheur. Dieu nous veut « heureux ». C’est ce que nous dit le psaume de ce dimanche, « Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine ». Si souvent nous avons au fond de nous de la tristesse, de l’amertume, peu enclins à vivre de la joie de l’Évangile. Nous passons à côté de celle promise par Dieu, car nous ne sommes pas disponibles.

Présence

Souvenons, il y a quelques dimanches de cela, de l’hospitalité d’Abraham envers ses visiteurs. Cette disponibilité est le marqueur de la foi. Le Christ, dans son cheminement en Galilée était pleinement présent aux rencontres. De cette écoute, de cette qualité de présence à l’autre, une relation se nouait. Les questionnements des uns et des autres trouvèrent échos et réponses en Jésus. Il était pleinement présent car habité de la foi, de la confiance en son Père, en son amour. C’est cette foi qui nous manque tant.

Foi

Nous manquons de foi ou plutôt nous sommes incapables d’accueillir en nos vies LA promesse de vie de Dieu. Sans elle, rien de ce que nous faisons n’a de sens. Nos œuvres, nos plans, nos vies doivent concourir à faire régner la foi en Dieu, l’Amour de Dieu ici et maintenant. Être chrétien c’est désirer vivre, goûter, expérimenter et transmettre la foi de Dieu, la joie de Dieu au monde. Là doit être notre trésor inestimable. C’est donc bien plus un état d’âme, une manière d’être qu’une manière de faire que le Christ exige de nous.

Croissance

Cette exigence dans la manière de devenir disciple du Christ n’est que la conséquence de son appel. Au début de l’Évangile, il nous redit sa confiance en nous rappelant que le Royaume des Cieux nous est donné. Ce don est à la fois personnel mais aussi communautaire. C’est à l’ensemble du Peuple de Dieu, dans la diversité et la richesse de ses charismes, qu’est confiée cette croissance. Ensemble nous sommes ces intendants fidèles qui attendent le retour du maître.

Être

Nous veillons, nous prions, nous disposons la table pour l’accueillir à son retour. Cette disponibilité doit habiter chacune de nos vies. Nous ne devons pas la concevoir, ni la vivre comme un travail sinon c’est le burn out assuré. Une fois de plus ce n’est pas dans « le faire » que nous sommes appelés mais à la ressemblance avec le cœur du Christ. Ce cœur disponible et libre pour aimer.

Urgence

C’est dans la contemplation de ce don de Dieu offert aux femmes et aux hommes de ce temps que notre propre disponibilité pourra croître. Elle est donc avant toute chose un élargissement de notre cœur, de notre capacité à rencontrer, accueillir voire à supporter en vue de bâtir davantage le Peuple de Dieu. Voilà l’urgence de l’appel de Dieu, voilà l’urgence pour nos communautés de vie, chrétiennes ou non.

Notre disponibilité est une disponibilité de service. Nous sommes convoqués par Dieu pour transformer collectivement ce monde et y faire advenir son Royaume. Le Royaume de Dieu n’est pas une Église particulière. Ce sont des femmes et des hommes disponibles intérieurement qui cherchent à vivre et à faire croître la fraternité. Que le Seigneur nous donne donc cette grâce d’être davantage disponible pour aimer.