Être confiant avec le Seigneur

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Être confiant avec le SeigneurCe second dimanche de reconfirment est aussi celui où nous ne pouvons pas nous rassembler pour célébrer l’Eucharistie. Toutefois, soyons confiant dans le Seigneur. Il se dit et se donne au cœur de nos vies, au cœur de ce monde, par nos mains, nos voix et notre service du Bien Commun. Dans les textes de ce 33e dimanche ordinaire de l’année A, le Seigneur nous invite à être abondamment confiant envers Lui. C’est à un zèle prudent, mais généreux, qu’Il nous invite. Ne laissons pas les apparences, les peurs, les préjugés et les présupposés négatifs entraver notre marche au service du Bien. Dieu nous propose de prendre part à la construction de son Royaume, telle la femme parfaite que nous dépeint la première lecture, dans le Livre des Proverbes.

Perfection

Cette perfection consiste à tout faire pour la louange de Dieu. Il est confiant quant à notre capacité de devenir davantage témoins et bâtisseurs de son projet d’amour. Ne nous y trompons pas, la perfection n’est pas l’absence de rugosité, mais un chemin vers la Sagesse. Voilà le projet de bonheur que l’Évangile nous propose : que toute notre vie soit une louange au Seigneur. Cette proposition de contemplation doit être dynamique. Le « Ora et Labora » des Bénédictins ou bien encore le « En todo amar y servir » des Ignatiens en sont des illustrations.

Action

Notre vie doit être tournée vers l’action. C’est une occasion de louer et de bénir le Seigneur. Ce n’est pas l’activisme qui est mis en lumière ce dimanche, mais la question de la pérennité de notre action. Est-elle orientée vers un plus grand bien que le service de notre propre gloire ou de l’élévation de notre orgueil ? L’attachement au Seigneur de cette femme, que nous décrit de la première lecture, sa confiance envers Lui, lui permet d’œuvrer pour la plus grande gloire de Dieu. C’est sur cet exemple que nous pouvons bâtir notre vie de foi. Elle n’est autre qu’une vie quotidienne centrée sur le plus grand service de Dieu, dans le service désintéressé de l’autre. En résumé, le meilleur chemin vers l’Autre, l’au-delà de tout, c’est les autres.

Talents

Pour cela le Seigneur nous a tous et toutes dotés de capacités. Nous avons, tous et toutes en nous, des potentialités, des ressources qui nous permettent de faire grandir l’autre et ainsi de faire advenir le Royaume de Dieu. Certes, il faut parfois du temps pour découvrir nos talents, mais il faut surtout avancer en étant confiant, sans peur, pour être capable de les déployer. C’est là sans doute la pointe de l’Évangile de ce dimanche. Ce qui est confié aux serviteurs ce n’est pas rien, un talent représente 34 kg d’or (selon la note de la Bible de la Liturgie). L’homme de la parabole a donc confiance en ses serviteurs, mais la réciproque est-elle vraie ? Cet homme c’est bien sûr le Père qui nous confie sa Parole dans le don de son Fils. Que faisons-nous de cet héritage ? Annonçons-nous cette Parole de Vie avec  conviction ? Sommes-nous confiants dans la grâce de Dieu ? Est-elle, pour nous, un trésor que nous avons à faire fructifier en mettant nos talents au service de ce monde ? Si nous ne nous saisissons pas de cette proposition, de cette invitation que le Seigneur nous fait, notre vie risque d’être bien terne.

Appel

Certes, il est exigeant de servir le Seigneur. L’audace de son appel nous demande de risquer notre vie, de nos décentrer. Toutefois, qu’il y a t’il de plus beau que de se montrer disponible et serviable ? Cette attitude n’est pas toujours couronnée de succès, mais n’oublions pas que le chemin du Christ ressuscité passe par la croix, le dénigrement et la trahison. Notre désir de servir n’est pas un désir de plaire, mais celui d’être pleinement ajusté à celui de Dieu.

Entrons donc joyeux, libre,confiant dans l’appel de Dieu. Dans l’intimité de notre cœur à cœur avec Lui, dans une prière humble et confiante, nous trouverons le chemin du « Bonheur durable et profond pour servir constamment » l’Éternel Seigneur de toutes choses.