Être germe de la joie de Dieu

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DÊtre germe de la joie de Dieuepuis deux semaines, nous avons pris la route de l’Avent. C’est le prophète Esaïe qui nous accompagne tout particulièrement en cette période. Ces mots nous amènent à reconnaître, à découvrir que le Christ est germe de justice, de douceur, d’espérance et de paix. Il est celui qui nous conduit vers nos frères et sœurs pour être, à notre tour, des porteurs de ce germe. La venue en notre monde du Fils de Dieu est une folle espérance pour le monde. Cette attente, au fil des quatre semaines de l’Avent, nous permet de mieux entrer dans la logique du projet de Dieu. Il désire nous sauver. Il nous invite goûter à la douceur de sa sainteté pour que notre pauvreté devienne richesse pour l’autre.

Humilité

Dans le choix d’envoyer le Fils, la Trinité sainte veut nous faire entrer dans le règne de l’humilité, du don de le vie qui vient se déployer en abondance. Encore une fois, il y a là une invitation de la part du Seigneur à tourner notre regard vers lui. Cette adoration, que nous serons invité à faire le soir de Noël, n’est pas de l’idolatrie. Dieu n’est pas une idole. C’est une proposition à nous désaltérer à la source de celui qui – tout est étant le tout Autre – s’est fait l’un des nôtres.

Incarnation

L’incarnation du Fils, tel que nous le présente Ésaïe, ce dimanche, recoupe l’Évangile des Béatitudes. Le Christ, l’oint du Père par l’Esprit, vient pour nos consoler de toutes nos désolations, de toutes nos pauvretés, et de notre péché. Si nous reconnaissons la grandeur de l’amour de Dieu, si nous lui laissons, au moins, un peu de place dans notre cœur, nous avancerons vers la plénitude de la Joie. Pour rencontrer le Christ, comme pour toute rencontre, il faut se disposer le cœur pour que l’amour y germe.

Force

Nous avons donc à nous convertir, à découvrir que nous avons besoin de reconnaître la miséricorde de Dieu pour avancer. C’est donc à un acte de foi que nous sommes appelés. Si le Seigneur vient nous rencontrer dans nos pauvretés, nous libérer de tout ce qui nous entrave, nous avons à le reconnaître comme sauveur. C’est ainsi que nous deviendrons de germe de Dieu, prompt à annoncer la justice et son Royaume. Dieu a choisi de le construire avec chacun d’entre-nous.

Gaudete

Notre baptême est l’acte par lequel nous acceptons de devenir compagnon de Jésus, disciple-missionnaire de l’amour de Dieu. Il nous a consacrés pour que nous marchions à sa suite afin d’alléger, à notre tour, le fardeau des femmes et des hommes de ce temps. Voilà la joie à laquelle nous sommes invités en ce dimanche du Gaudete. L’appel qui nous est fait à devenir les germes de l’amour de Dieu n’est pas un calvaire sans fin. Ce n’est pas, non plus, un chemin pavé de fleurs. C’est une joie qui n’en finit pas, car nous sommes comblés de l’amour de Dieu. Il nous accompagne et nous donne la force d’avancer ensemble, membre d’une seule famille.

Conversion

Reconnaître que le Christ est au milieu de nous n’est pas évident. Non seulement, il faut lui laisser de la place, mais surtout convertir aussi notre manière de le considérer. Il n’est pas celui qui baptise, ni cette voix qui crie dans le désert. Il est celui qui sert, au milieu du peuple, pour partager et porter nos joies, nos peines, nos soucis, nos espérances, nos pauvretés… Le Fils de Dieu est un Dieu humble. L’humilité de Dieu doit nous conduire à être pour les autres des germes de douceur, de bienveillante vigilance. Marie, que nous avons fêtée mardi, peut nous aider à entrer dans cette attitude d’ouverture. Nous pouvons sans mal l’imaginer radieuse et joyeuse. Elle a découvert que la promesse de Dieu remplit une vie et qu’elle ne déçoit pas.

Germe

La fidélité de Dieu est une garantie pour qui s’aventure à sa suite. Elle diffuse continuellement de la joie. Elle en est même le germe. Cela lui permet de se déployer dans la vie de ceux qui souhaitent l’accueillir humblement. Sans cette humilité, sans cette certitude que nous sommes toujours en pèlerinage sur la voie de la sainteté, nous ne pouvons pas entrer dans la joie que Dieu ne cesse de nous donner jour après jour.  Alors, réjouissons-nous et rendons grâce pour l’incarnation du Fils en notre chair et disposons nos cœurs pour pouvoir l’accueillir le soir de Noël.

Que la situation sanitaire et sociale de notre pays ne viennent pas assombrir notre attente. Le Christ demeure et nous aide à devenir chaque jour davantage, à sa suite, des germes de justice et de paix.

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