Contempler le visage de l’autre

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Contempler le visage de l'autreCe 30e dimanche du temps ordinaire nous invite à nous faire du bien. Le Seigneur, dans son Évangile, nous demande de nous aimer, de nous accepter, tels que nous sommes. Cette affirmation, qui fait le bonheur des magazines people, est la révélation de l’amour de Dieu. Il nous invite à nous aimer parce que nous sommes son visage. Certes, abîmé par le péché, par nos refus d’aimer, mais visage tout de même. Quand nous aimons Dieu, nous ne pouvons pas faire l’impasse sur l’Amour de notre prochain, et donc pour aimer l’(A)autre, nous avons besoin de nous découvrir aimés.

Contemplation

Lorsqu’un enfant naît, l’une des premières choses que les parents contemplent, c’est son visage. C’est dans ce vis-à-vis, dans ce regard empli de tendresse, que l’Amour s’exprime. Cet enfant, qui ressemble peut-être à son père ou à sa mère, est avant tout lui-même. Il est le fruit d’un amour à deux, d’une acceptation de chacun pour donner la vie à un autre. Cette analogie nous permet de comprendre le projet de Dieu. Il nous fait aussi saisir l’appel du Seigneur à aimer l’autre comme nous-mêmes. Si nous oublions cet amour premier, nous ne pourrons pas faire de place à l’autre.

Amour

Le véritable amour est celui qui accepte non seulement la différence, mais surtout qu’il y ait une place pour la rencontre, l’altérité. C’est là le message central de la Parole de Dieu, de la Tradition Biblique. La première lecture (Ex 22, 20-26) nous le fait comprendre. Aimer Dieu, se dire ses disciples, c’est se reconnaître comme ses enfants et accepter l’autre dans toute sa différence. Qu’importe s’il est d’un autre pays, d’une autre religion. L’importance ne réside pas dans ces caractéristiques mais dans cette capacité qu’il a de me découvrir un visage à aimer. Il me révèle quelque chose de Dieu.

Espace

Cet au-delà de tout nous avons à le découvrir dans les rencontres quotidiennes. Également, c’est une invitation à prendre soin de notre maison commune, car l’autre et moi y habitons. Elle est le lieu de notre croissance humaine et spirituelle. C’est là où nous avons à apprendre cette différence qui conduit à l’Amour. S’aimer pour aimer l’autre, c’est découvrir que nous avons toujours à laisser de l’espace dans nos tentes. C’est une loi universelle à laquelle Jésus nous demande de nous conformer. C’est une règle pour bâtir ce visage de fraternité auquel notre société est invitée à ressembler.

Déchirure

Si nous méprisons l’autre, que sa différence est, pour nous, infériorité, alors nous déchirons l’humanité. Ne tombons pas dans un obscurantisme de supériorité. Souvenons-nous que le serviteur n’est pas plus grand que son maître et que le Christ s’est abaissé à laver les pieds de ses disciples. Il nous faut donc imiter le Christ, comme Paul nous y invite dans la seconde lecture (1 Th 1, 5-10). Imiter ne signifie pas plagier. Il ne nous est pas demandé de reproduire pas à pas, mot à mot, la vie de Jésus. Nous avons à nous inspirer de son exemple, à le suivre pas à pas, aidé de l’Esprit Saint pour comprendre comment devenir Fils de Dieu.

Chemin

L’Humilité du Christ et son exigence sont un chemin de progrès pour chacun de nous. Nous en sommes dignes, puisqu’il a choisi de faire alliance avec sa création et de la confier à l’Humanité. Ne craignons pas nos ruptures d’alliance, cherchons plutôt à les éviter en parcourant le chemin qui nous sépare de l’autre. Peut-être alors, nous pourrons découvrir que sans cette rencontre, nous serions passés à côté du visage du Christ Ressuscité. La lumière de l’Amour de Dieu resplendit dans ce Christ Crucifié, relevé d’entre les morts.

Puissions-nous alors, tout au long de nos jours, et spécialement en cette semaine qui va nous conduire à la splendeur de la Toussaint, trouver dans le visage de l’autre, la joie de Dieu. Elle s’exprime dans cette assurance que nous sommes invités aux noces de l’Agneau si nous acceptons de faire de nos vies une vivante offrande à la louange de sa Gloire, Encore faut-il que nous nous nous décentrions pour mieux nous aimer et témoigner ainsi de la tendresse du Ressuscité pour chacun et chacune.

À table avec cœur

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AprèÀ table avec cœurs avoir cheminé plusieurs dimanches de suite dans la vigne du Seigneur, ce 28e dimanche ordinaire nous invite à prendre place à sa table. D’ouvriers, de coopérateurs de son œuvre, nous sommes invités à prendre place à sa table pour nous réjouir des noces de son fils. Pour autant, même si le lieu et notre place changent, la dynamique demeure la même. Nous restons insensibles à l’invitation du maître de la table. Nous ne venons pas, et même s’il vient nous chercher, notre cœur n’est pas apprêté. Sommes-nous alors condamnés à être mis de côté, à ne pas être mis du côté du Christ ? Il y a de quoi remplir nos cœurs de tristesse. Le Seigneur se choisit-il un peuple d’élites, bien sous tout rapport ? Avoir cette lecture, serait sans doute trahir la profondeur de l’Évangile.

Disponibilité

Communier à la table de Dieu n’est pas une question de dignité ou de pureté de cœur, mais de disponibilité. Sommes-nous suffisamment disponibles pour recevoir la grâce que le Seigneur nous fait, eucharistie après eucharistie ? Nos cœurs attendent-ils de vivre un cœur à cœur avec le Seigneur. Désirons-nous vraiment vivre la rencontre ? Avons-nous soif de Dieu, celui-là même qui nous met en joie ? Seul cela nous semble impossible. Nos propres forces sont incapables d’être pleinement disponibles pour Dieu, et de fait, pour les autres. Il nous faut alors nous en remettre à la grâce de Dieu. C’est ce mouvement que Jésus nous indique lorsque les serviteurs viennent nous inviter à sa table.

Ouverture

Sa table est ouverte, mais pour y demeurer, nous avons besoin de disposer nos cœurs à cette invitation. Une fois encore, ce n’est pas une question de mérite ou de rang, mais de cœur. C’est bien le dynamisme de notre vie qui est en jeu ici. Sans cœur, il n’est pas possible d’être avec Dieu. Sa miséricorde vient accorder notre cœur au sien. Il nous faut découvrir que le cœur de Dieu est notre unique refuge. De cette découverte, pourront alors cesser toutes nos jalousies et vieilles rancœurs. C’est difficile, car cela demande de nous décentrer pour nous centrer sur Dieu, mais rien ne lui est impossible.

Proximité

C’est donc une grâce à demander et à recevoir. Mais nous pouvons, nous devons œuvrer pour qu’elle se fraye un chemin en nous. Tout d’abord, et essentiellement par une prière confiante au Seigneur. Dans un cœur à cœur ouvert, ouvrons-lui notre cœur. Déposons notre vie au pied de son autel, la table de son repas nuptial, pour qu’il donne à notre cœur une ouverture suffisante pour recevoir la lumière de son amour. Sans cette lumière, nous restons sur nos échecs, comme hantés par ces ténèbres qui sommeillent en nous, prêtes à surgir. La proximité de Dieu ne vient pas effacer ces échecs, mais les transformer en occasion de sursauts. Il vient l’orienter vers une surabondante croissante. Cela n’est possible que si nous mettons en lui notre espérance, comme nous y invite la première lecture (Is 25, 6-10a).

Prochain

Cette force que nous donne le Seigneur est certes personnelle, mais elle doit nous entraîner à nous faire le prochain de notre prochain. Si le Seigneur nous console, c’est pour qu’à notre tour nous entrions sur le chemin de la consolation du frère, de la sœur qui est à notre porte. Cette découverte nous permet de prendre place à sa table, car nous avons à nous reconnaître membres d’un même peuple, d’un même corps. Ainsi, nous sommes invités à ouvrir notre cœur généreusement à la rencontre de l’autre. Ce dernier est également révélateur de l’amour du Père et nous invite à nous revêtir du vêtement qui nous conduit à la joie des noces du fils.

Aussi, ne restons pas au bord du chemin, certain que le salut n’est pas pour nous. Nous sommes chaque jour invités à la rencontre, à partager le repas des noces de l’Agneau. Mais pour ce faire, il faut habiller notre cœur avec joie et disponibilité. Prions donc les uns pour les autres, les uns avec les autres, afin que « le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur, pour que nous percevions l’espérance que donne son appel » (Ep 1, 17-18).

Serviteurs insuffisants de la vigne du Seigneur

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Serviteurs insuffisants de la vigne du SeigneurNous continuons, ce 27e dimanche ordinaire, de cheminer dans la vigne du Seigneur. Il nous invite à méditer sur notre capacité à en prendre soin, à être ses dignes héritiers. La vigne que le Seigneur vient nous confier est dans la première lecture ((Is 5, 1-7), son Alliance. Dans l’Évangile, lorsque le Seigneur nous parle de la vigne, il faut comprendre qu’il évoque de son Royaume de Dieu. C’est terre où nous habitons dont nous avons à prendre soin, à faire croître ce qui naît, à bâtir la fraternité universelle.

Plantation

La vigne que le Seigneur a plantée, ce monde qu’il nous revient d’habiter en œuvrant pour que la dignité soit première, est souvent délaissée. Nous avons l’impression que le Seigneur l’a laissée dans l’état que nous présente la première lecture (Is 5, 1-7). Il aurait donc abandonné notre monde, comme s’il était parti sans laisser d’adresse ? C’est l’impression que peuvent nous donner les cataclysmes, maladies et autres épidémies que nous traversons depuis la nuit des temps. Cette question : Où donc est la puissance salvifique de Dieu dans ce monde abîmé ? peut habiter nos cœurs et nos lèvres.

Abandon

Si Dieu nous avait abandonnés, s’il avait renoncé à faire resplendir son amour au cœur du monde, il n’aurait pas, d’une part, envoyé son Fils « en signe de l’Alliance Éternelle » et, d’autre part, le beau, le bien qui demeurent, seraient vains. Le croyant doit s’enraciner dans l’Espérance que Dieu est à l’œuvre aujourd’hui, par nos mains, par nos vies. Si la vigne du Seigneur est dévastée, c’est parce que nous avons abandonné son Alliance. Nous préférons compter sur nos propres forces, nos propres calculs, que sur sa grâce. Nous cherchons davantage la puissance, la gloire, les honneurs à l’humble et laborieux travail de celui qui s’occupe avec patience et amour de la vigne du Seigneur. Il y a quelque chose de désespérant dans ce constat.

Conviction

Il nous faut avoir l’assurance que le bien est parole de Dieu, qu’il nourrit notre espérance et féconde notre action. Même si c’est difficile, que c’est peut-être contre-nature et contre l’esprit du monde ambiant, appuyons-nous sur l’Évangile. Le Christ a subi l’incompréhension, la trahison, la mort scandaleuse et honteuse pour nous faire demeurer au plus près du cœur de Dieu. Avec Lui, nous sommes invités à dépasser l’adversité, ce qui nous fait obstacle. Paul, qui lui aussi a connu les tribulations du disciple du Christ, nous invite dans la seconde lecture à nous enraciner dans l’espérance qui conduit à la « Paix du cœur et à la joie sereine ». Il nous propose de nous confier humblement, et dans la confiance, au Seigneur par une parole d’amitié.

Vignerons

Notre prière, nos appels à l’aide ne restent pas vaines. Il ne cesse de nous exaucer. Pour autant, ne soyons pas impatients ou plutôt irréalistes. La pensée et la temporalité de Dieu sont différents des nôtres. Non qu’il ne veuille ou ne puisse exaucer nos désirs, mais Il fait en sorte qu’ils soient dépouillés de toutes velléités de puissance. C’est peut-être ce qu’il nous faut entendre dans cette parabole des vignerons homicides. Dieu ne se résout à notre incapacité de travailler à sa vigne, comme nous l’avons vu avec les « ouvriers de la dernière heure », il y a deux semaines.

Invitation

Il ne cesse de nous inviter pour que nous portions du fruit et que notre fruit demeure (Jn 15, 16). Laissons-nous greffer sur la vigne du Seigneur, ne soyons pas des spectateurs avides et jaloux au balcon du monde. Notre société a besoin de disciples du Seigneur généreux, inventifs et fraternels. Tâchons, aidés de la grâce et de la vigilante bienveillance de nos frères et sœurs en Christ, de travailler à la vigne du Seigneur.

Ce n’est pas de héros, de travailleurs forcenés dont le Seigneur a besoin. Il réclame simplement de nous que nous soyons ses vignerons habiles, généreux et consciencieux. Enfin, si nous rencontrons des difficultés dans cet appel, consolons-nous, avec Benoît XVI, que le Seigneur sache travailler et agir avec des instruments insuffisants.

L’humble volonté de travailler à la vigne du Seigneur

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L’humble volonté de travailler à la vigne du SeigneurPour le troisième dimanche consécutif, le Seigneur nous invite à prendre notre part aux travaux de Sa vigne. Nous avons compris combien son pardon nous est indispensable pour communier davantage à son bonté. Ce dimanche, le Seigneur nous propose de réfléchir sur l’expression de notre volonté. Il nous propose de relire nos vies pour y discerner les lieux où nous nous engageons librement en conscience. Continuer la lecture de « L’humble volonté de travailler à la vigne du Seigneur »

La force du Pardon

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La force du PardonLes textes de ce 24e dimanche ordinaire nous amènent à réfléchir sur le pardon. Comment, le pardon que Dieu me donne, dynamise le pardon que je peux donner aux autres ? Ce n’est pas facile de pardonner. Il faut d’abord reconnaître la blessure que l’autre m’a fait. Ensuite, il faut passer de ces « choses abominables que sont rancunes et colères » (Si 27, 30 – 28, 7), comme nous le dit la première lecture, à la force de la miséricorde. Continuer la lecture de « La force du Pardon »

La vigilance de la miséricorde

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La vigilance de la miséricordeLes textes de ce 23e dimanche du Temps Ordinaire nous invitent à la vigilance. Le Seigneur nous demande d’être en état de veille, prompt à témoigner de la chaleur et de l’exigence de son appel. Chacun d’entre nous se doit d’être le gardien de ses frères et sœurs. Nous n’avons pas à nous comporter à leur égard comme des cerbères ou des censeurs, ce serait pervertir le message. Continuer la lecture de « La vigilance de la miséricorde »

Devenir disciple pour mieux servir

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Devenir disciple pour mieux servirDevenir disciple et  servir Dieu pour mieux servir les femmes et les hommes de ce temps. Tel est l’appel reçu lors de notre baptême. Pour autant, malgré notre bonne volonté, il est parfois difficile de témoigner de ce Dieu qui nous appelle à vivre. Les raisons sont multiples et elles sont à analyser, mais elles ne doivent surtout pas nous empêcher d’œuvrer pour mieux servir et aimer. Regardons la figure de Pierre dans l’Évangile de ce dimanche. Tantôt, il confesse la divinité de Jésus et quand il comprend que le suivre peut conduire à la mort, il refuse la manière dont Jésus comprend sa mission. Nous voyons bien ainsi que la mission que nous recevons de Dieu n’est pas la nôtre. Nous avons à nous l’approprier, à l’apprivoiser, mais surtout à la relire pour mieux y entendre la volonté de Dieu. C’est ainsi que nous pourrons devenir davantage disciple.

Accueillir

Dans la première lecture, nous entendons, avec merveille, combien la Parole de Vie nous habite. Difficile de nous en séparer. Elle est comme un boomerang : même lorsque nous voulons nous en séparer, elle revient. Cette Parole veut se frayer un chemin dans notre cœur, y demeurer pour que le feu de l’Esprit y prenne place. Cet Esprit que nous devons accueillir est ce qui nous permet de tenir bon, de continuer à servir même et surtout au cœur du gros temps. C’est de l’ordre de l’accueil de la grâce et non de la force. Nous avons à apprendre de Dieu la manière la plus juste de discerner ses appels au cœur de ce monde. Celui-là même qui cherche à temps et à contretemps une source d’eau vive pour se désaltérer, mieux comprendre la vie du monde et saisir une boussole qui peut donner un sens nouveau à sa vie.

Offrir

Celui qui désire vivre de la vie de Dieu doit d’abord et avant tout s’en remettre à Lui puis passer à l’action. Notre agir doit pouvoir s’ajuster au commandement premier de Dieu : prendre soin de l’autre comme s’il était nous-même. C’est ce que nous pouvons comprendre de la seconde lecture de dimanche. Paul nous demande de nous offrir à Dieu, non comme pour amadouer un dieu amateur de sacrifice, mais pour mieux nous recevoir de Lui. En fait, c’est une réponse à l’amour premier de Dieu. Se convertir, revenir vers Dieu, c’est entrer dans la recherche d’un ajustement permanent à exercer la justice qui vient de Lui. C’est-à-dire une constante bienveillante vigilance envers la dignité de chaque personne. Pour cela, il nous faut chaque jour faire l’effort de mettre à notre cœur et à notre bouche une garde pour que la calomnie n’y entre pas.

Consentir

Nous pouvons, pour ce faire, prier le Seigneur en lui demandant que notre cœur ressemble au sien. Que nous puissions nous plonger dans sa douce miséricorde afin de ne pas salir la dignité des personnes. Ce n’est pas facile, mais la Parole de Dieu qui sommeille en nous est là pour nous rappeler que son feu peut consumer nos égotismes. Ainsi, pour suivre Jésus, il ne faut pas se concentrer sur son égoïsme, sa soif de pouvoir ou de conquête. Cela peut satisfaire un temps, mais ce n’est pas ce qu’il nous demande. Non seulement, comme il le dit dans l’Évangile de ce dimanche, nous perdrions notre vie, mais surtout nous ne serions pas en mesure de servir là où nous sommes plantés.

Servir

Servir, ce n’est pas un long fleuve tranquille, mais c’est l’assurance d’être ajusté à l’amitié de Dieu. Nous nous égarerons sans doute de son chemin, mais nous trouverons plus facilement la bifurcation qui fortifiera « l’amour en nos cœurs » comme nous y invite la prière après la communion de ce dimanche. Tout au long de cette semaine, qui inaugure une nouvelle année scolaire, demandons au Seigneur de discerner ce qui nous éloigne de sa volonté et donc de trouver ce qui nous en rapproche. Puisse le souci de servir ce monde, comme disciple de réconciliation, nous habiter et ainsi construire davantage le Royaume de Dieu.

Le pouvoir de bâtir

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Le pouvoir de bâtirL’Évangile de ce 21e dimanche nous présente Jésus qui confie à Pierre le pouvoir de lier et délier. Dans la tradition catholique, nous y voyons le pouvoir du Pape de lever le mariage contracté. Mais ne restons pas sur cet aspect canonique de l’Évangile. Allons plus loin et tâchons de saisir ce que le Seigneur peut nous dire dans la liturgie de ce dimanche. D’un côté le livre d’Ésaïe nous présente un pouvoir temporel et de l’autre, l’Évangile nous présente un pouvoir complet mais à dominante spirituelle. Continuer la lecture de « Le pouvoir de bâtir »

Le vent de la confiance

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Le vent de la confianceLa mission avec Jésus ne prend pas de vacances. Ses disciples n’ont pas beaucoup de temps pour se reposer. Jésus les veut avec Lui. Qu’ils entrent dans la confiance. Ce compagnonnage consiste à les enseigner, à les aider à saisir qui il est et à marcher à sa suite. C’est ce que nous pouvons retenir de l’Évangile de ce 19e dimanche ordinaire (Mt 14, 22-33). Mais lesdits disciples ont encore du mal à bien le comprendre. Continuer la lecture de « Le vent de la confiance »

Heureux convives

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Heureux convivesCe 18e dimanche ordinaire, nous pouvons être « heureux d’être les convives du festin des noces de l’Agneau ». Le Seigneur nous invite à sa table, à renouveler notre alliance avec eux. Nous avons à nous réjouir de l’amour dont il nous aime. Alors que le flux d’actualité nous assaille de mauvaises nouvelles, nous devons, comme baptisés, Continuer la lecture de « Heureux convives »