L’espérance du fol amour de Dieu

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CL’espérance du fol amour de Dieue 6e dimanche de Pâques nous prépare, dans l’espérance, à la fête prochaine de la Pentecôte. Nous ne savons pas si la distanciation physique nous empêchera de nous rassembler au sein de nos communautés respectives. Mais ce que nous savons, c’est que les promesses du Christ demeurent. Dans les textes de ce dimanche, nous entendons qu’il nous envoie accomplir sa Parole. Nous sommes appelés à œuvrer dans ce monde avec l’Esprit du Christ. C’est Lui qui nous fait demeurer en Dieu et devenir, sa grâce aidant, semblable au Fils.

Attachement

Ce qui nous attache au Christ, c’est la manière dont ses œuvres s’accomplissent par nos mains, par nos vies. C’est nous qui agissons, mais c’est l’Esprit qui nous donne la force, l’audace et le dynamisme pour avancer en eaux profondes. Cette espérance est le cœur de notre foi, et surtout ce qui nous manque souvent le plus.

Contemplation

Lorsque nous contemplons ce monde, nous sommes peu enclins, de prime abord, à l’espérance. Mais si nous ajustons notre regard, si nous prenons vraiment le temps d’entendre les mélodies de ce monde, nous pouvons y voir du beau, du grand. Certes, il y a la Covid-19, mais les soignants ne cessent d’aider les malades et, en même temps, les chercheurs à œuvrer pour qu’il soit éradiqué. Il y a bien, ici ou là, quelques querelles politiques mais l’essentiel du mouvement qui entoure cette pandémie va vers le Bien. Il faut savoir faire fi des querelles d’ego, comme nous y encourage la première lecture.

Action

Si notre motion intérieure est d’agir comme le Christ, appuyons-nous sur l’Esprit Saint. Il saura nous donner la direction pour nous comporter avec « douceur et respect ». Nous ne pourrons attirer vers le Christ que si nous nous présentons comme des personnes de dialogue, de rencontre. Il ne s’agit pas de brader les promesses du Christ ou le contenu de la foi, mais de mettre en premier lieu la personne. Chrétienne ou non, croyante ou non, elle est fondamentalement aimée de Dieu.

Amour

C’est cette assurance qui doit nous animer au cœur de notre vie. Dieu porte pour chacun une folle espérance, un fol amour qui le portera à devenir pleinement libre car animé par l’Esprit de Dieu. C’est la promesse que nous fait Jésus dans l’Évangile de ce dimanche. L’Amour que les trois personnes divines incarnent est fait pour être distribué. Dieu n’est pas solitaire, il fonde son espérance dans la réponse de l’humanité à son amour. Non pour Lui. Dieu n’a pas besoin de l’amour de l’Homme pour être . En revanche, l’Homme en a besoin pour être davantage.

Promesse

Cette promesse d’amour que Dieu nous offre est pour nous une manière de devenir des femmes et des hommes accomplis. Un accomplissement qui nous fait préférer le chacun pour tous au chacun pour soi et rogne nos égoïsmes et notre soif de pouvoir. Le Défenseur que le Christ nous promet dans l’Évangile de ce dimanche est comme un bouclier qui nous défendrait de nous-mêmes.

Compagnonnage

Nous sommes notre pire ennemi. Prendre conscience de nos propres faiblesses, de nos propres manques, nous invite à renouveler notre confiance dans l’espérance de la grâce. Seul, il est bien difficile d’avancer. Mais en compagnie de Jésus, entouré de l’amour du Père confié à l’Esprit, nous trouvons un souffle nouveau. Il nous aide à demeurer fidèle à l’Évangile, à cette parole de vie qui nous donne la vraie liberté. Elle consiste à s’en remettre à la dynamique de l’Amour. Cet Amour manifesté lors de la fête de Pâques se diffuse, tel un parfum, chaque jour davantage en nos vies depuis le jour de notre baptême.

Que la grâce nous soutienne et nous entraîne pour continuer à œuvrer en ce monde et en ce temps au nom de Jésus.