Un appel à vivre

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Un appel d’airLe 4e dimanche de Pâques est consacré à la prière pour les vocations. Ne, nous n’y trompons pas, cet appel à prier pour les vocations ce n’est pas demander à Dieu de « faire » des prêtres, des religieux, religieuses. C’est de faire de nous son Peuple. Un Peuple tout entier sacerdotal, appelé à la sainteté. C’est d’ailleurs, ce que nous dit Pierre dans la première lecture : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit ». Nous ne sommes pas appelés d’abord à une vocation spécifique, mais à entendre le désir de Dieu sur nous.

Appel

Devenir davantage des réceptacles de son Esprit, disponibles pour toutes rencontres. Voici l’appel que Dieu nous fait en ce dimanche. Il s’agit d’être attentif à ses appels qui conduisent à la joie. Une joie qui est un enfantement. C’est une promesse d’une vie, non pas sans embûches, mais en compagnie de Jésus. Une proximité avec Celui qui est « le berger, le gardien de (n)os âmes » comme nous dit Paul, dans la seconde lecture. Mais, pour être à l’unisson de cet appel, il faut accepter de se laisser rencontrer, de se laisser conduire par l’Esprit et écouter la voix du Père en son Fils.

Liberté

C’est, en fait, un appel, un chemin de conversion qui nous est proposé ce dimanche. Dans cette rencontre avec le « Bon Pasteur », nous sommes assurés que notre liberté ne sera pas aliénée. Dieu nous veut libres, il nous a créé libre pour que nous puissions découvrir son amour. Tellement libre que nous pouvons nous tromper de chemin, de pâturage. Cette liberté est l’autre nom de l’Amour.

Berger

Ce n’est pas autre chose que veut Dieu pour nous. Cette passion pour sa création l’a conduit à nous offrir son Fils en témoignage suprême. Il est Celui qui nous conduit vers le Père, ce « Berger du Troupeau ». À sa suite, nous pouvons trouver un havre de Paix, un lieu où nous serons heureux et disposés à faire le bien. Chacun de nous est différent, mais chacun de nous a son nom inscrit dans le cœur de Dieu. Libre à nous de nous enraciner dans un service particulier qui est une manière de dire l’Amour de Dieu à ce monde.

Vocation

Il nous faut donc effectivement prier pour les vocations ou plus exactement pour notre vocation communautaire. Le porche de cette dernière est notre consécration baptismale. Elle nous plonge dans l’Amour de Dieu. Il vient nous dire de manière explicite, la confirmation de son Amour exprimé lorsque nous sommes né. C’est l’Amour qui vient comme pour accomplir, prolonger l’Amour parental.

Solidarité

Dieu en nous choisissant pour son Peuple, en nous proposant d’entrer dans son Alliance, fait de nous le gardien des uns, des autres. Si nous faisons le choix d’entrer par sa Porte alors nous devons les bergers des uns des autres. Nous le voyons bien, en ce temps où nous sommes frappés par le Covid-19 combien la solidarité est importante. Membres du corps du Christ nous avons à être plus que solidaires. Dieu nous agrège à sa vie, celle qui veut nous donner en abondance. Nous participons à sa mission de réconciliation en annonçant par nos vies son Évangile, sa Parole de Vie.

Vigilance

Nous sommes donc invités à cultiver cette vigilante bienveillance à l’égard des uns des autres. Notre vocation nous entre-porte au bien. Ne l’oublions pas. Notre manière  de faire, d’être est le signe pour les autres que nous sommes – ou pas – du Christ. Ce ne sont pas nos paroles qui, le plus souvent, parlent du Christ, mais ce qui nous anime. Notre fougue, notre zèle missionnaire à prendre soin du Corps du Christ, à chercher les moyens de vivre vraiment notre sacerdoce commun est notre vocation première.

Ne cherchons pas ailleurs que dans les signes des temps, les appels de Dieu. Il se communique à nous dans la simplicité. Prenons donc cette porte que Dieu nous ouvre et surtout ne la refermons pas. L’Église ne doit pas avoir peur des courants d’air. Ils sont le fruit de l’Esprit.

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