Au cœur de nos vies : la miséricorde de Dieu

Du feu Au coeur de nos vies : la miséricorde de Dieude la mission à la haine pour préférer le Christ, nous sommes conduits en ce 24e dimanche du temps ordinaire, à contempler la miséricorde et la compassion qui est le cœur de Dieu. La radicalité de Dieu, ses exigences pour que nous vivions à son école ont pour corollaire son amour passionné pour chacun de nous. Si nous ne comprenons pas que Dieu nous aime, si nous ne croyons pas, au cœur de nos vies, que son Amour vaut mieux que toutes nos errances, nous passons à côté de Lui.

Source

Nous pouvons tordre la Parole et enseigner – avec erreur – que Dieu est « sanction ». Nous serons alors dans le cœur du péché : passer à côté de la rencontre. La foi en Dieu c’est d’abord le récit d’une rencontre. La face à face avec Dieu est mortel, nous relate la Genèse. La flamboyance de l’Amour doit être foudroyante. Mais les dialogues avec Lui sont source de vie. N’oublions pas le prologue de Jean : « Au commencement était le Verbe ». Le verbe de Dieu, son Fils, nous fait vivre. Dieu fait vivre en parlant.

Promesse

Le Peuple de Dieu a la nuque raide, nous dit la première lecture. C’était vrai au temps de l’Exode, cela l’est encore aujourd’hui. Nous sommes entêtés, empêtrés dans nos contradictions et désireux d’un Dieu « magicien ». Et nous pouvons facilement comprendre la colère de Dieu devant ce peuple qui se détourne de son amour. Recommencer tout à zéro, « from scratch » en langage informatique, ou presque, semble le désir de Dieu. Moïse lui rappelle sa promesse et Dieu se souvient de son amour.

Parole

Prenons appui sur cette parole dans nos temps de désolation spirituelle, car tout semble s’effondrer et s’assombrir. Faisons mémoire de la Parole de Dieu qui nous dit son amour mais faisons aussi mémoire de nos promesses, de nos engagements publics. Dans nos « Oui », c’est Dieu qui s’engage avec nous. Nos promesses sont scellées par son amour. Tenir dans les promesses est possible en se tenant à proximité du cœur du Christ, à la source de cet amour qui nous donne d’être et de vivre en compagnie de Jésus.

Récriminations

L’Évangile de ce dimanche, avec ses trois paraboles, nous conduit au cœur de l’être de Dieu la miséricorde. Une fois de plus, Jésus doit être lassé de ces personnes qui « récriminent » sans cesse. Un peu comme nous dans nos communautés chrétiennes. Nous râlons souvent contre le Pape, l’évêque, le prédicateur, ou bien encore le lecteur ou bien les enfants qui font du bruit. Ce peut être juste mais pas essentiel. Cette énergie dépensée nous pourrions l’employer à contempler la manière d’agir du Seigneur. Il n’envoie pas tout balader, il ne fait pas descendre la foudre sur le peuple. Il explique en parabole le cœur de sa mission : témoigner de la miséricorde Dieu, de cet amour qui prend aux entrailles.

Préoccupation

Jésus n’a qu’une seule préoccupation : accueillir ceux qui ne l’ont pas encore rencontré. Cette passion de la rencontre est le cœur de l’Évangile. Non pour faire nombre mais pour que le cœur de l’homme se dilate et soit pleinement disponible. Voilà ce qui a motivé l’incarnation de Dieu, voilà ce que nous célébrons lors de nos Eucharisties. Dieu vient vers nous par son cœur : ce pain et vin consacrés signes de son hospitalité.

Disponibilités

En ce mois de septembre où toutes les activités reprennent, puissions-nous ne pas être obnubilés par ce que nous avons à faire mais par la manière dont nous pourrons être disponibles. Demandons la grâce de pouvoir perdre notre temps pour Dieu et d’être attentifs à tout ce qui est porteur de vie et d’espérance. Que sa louange habite notre cœur pour mieux l’aimer et le servir librement et joyeusement.