Les promesses du Christ : chemin d’espérance


Méditations au coeur du monde, Temps liturgiques / vendredi, août 5th, 2022
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Les promesses du Christ : chemin d’espéranceCe 19e dimanche du temps ordinaire nous invite à nous en remettre aux promesses du Seigneur. Elles sont vie et vérité, c’est-à-dire qu’elles nous conduisent sur le chemin de la sainteté. Ces promesses ne sont pas comme celles que nous faisons, malgré notre bonne volonté. Elles ne sont pas non plus des paroles en l’air pour que nous nous attachions. Par ses promesses, Dieu ne désire pas nous manipuler. Il souhaite, au contraire, nous faire comprendre combien son Alliance, son Amour, son chemin, doivent nous conduire à la joie.

Les promesses de Dieu nous conduisent sur le chemin de la joie

Certes, la joie n’est pas tant de savoir que ses ennemis sont détruits, comme le laisse entendre la première lecture ! La joie des promesses de Dieu résident dans le fait que nous sommes, comme Peuple de Dieu, solidaires les uns des autres. Ensemble, nous portons, par la prière et la proximité, nos joies, nos peines, nos angoisses…

Compter davantage sur les promesses de Dieu

Nous ne pouvons tenir dans la mission d’annonce de la Bonne Nouvelle que si nous devenons chaque jour davantage un corps apostolique. C’est une grâce que nous demandons dans notre prière quotidienne en comptant d’abord sur la fidélité du Seigneur. Nous savons que nos propres forces ne suffisent pas. La force de Dieu se communique dans ses promesses, dans l’assurance qu’il est avec nous jusqu’à la fin des temps.

Le défi de la foi

Toutefois, reconnaissons que ce n’est pas facile de croire encore en Dieu. Les déclarations de guerre, plus ou moins larvées, sont là ; notre planète va de mal en pis… Bref, Dieu semble absent de ce monde et nos efforts bien vains devant la destruction de la paix. Pourtant, pour tenir bon, nous avons à nous encourager les uns les autres ?

Les promesses de Dieu nous rendent féconds

Dieu est présent au cœur du monde et notre mission est de l’annoncer en plein monde. Notre baptême l’exige de nous. Souvenons-nous des nombreuses fois où le Peuple de Dieu croit que tout est fini. La seconde lecture nous donne l’exemple de Sara : « Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses » (He 11, 11).

Ainsi, avec Dieu, avec notre confiance dans ses promesses, dans sa présence à nos côtés, tout devient possible. Ne baissons pas les bras. Notre fécondité ne dépend pas que de notre bonne volonté. C’est Dieu qui nous donne, par ses promesses, l’assurance d’une postérité, d’un « à-venir ».

Gardons l’espérance

Ne cédons pas aux chantres de la désespérance, mais enracinons-nous pleinement dans notre quotidien. C’est dans cet aujourd’hui qu’il nous revient de bâtir le Royaume de Dieu. C’est-à-dire que notre comportement doit être un témoignage de l’Évangile. Bien sûr, notre fragilité, notre incohérence, nos frustrations… sont des obstacles à cette annonce.

Transformer nos pauvretés

Mais, les promesses du Christ vont au-delà. Elles nous invitent à transformer nos pauvretés en richesses pour les autres, à la condition de compter d’abord sur Dieu. Ensuite, nous pourrons nous jeter dans l’action, partir conquérir le monde pour lui dire la tendresse de Dieu.

Coopérateurs de Dieu

L’avenir du monde ne se construit pas sans nous. Dieu n’agit pas sans nous au risque de devenir des « chrétiens de canapé », selon la belle expression du pape François. Il nous faut veiller pour devenir, pour et avec nos frères et sœurs, des éveilleurs dans ce monde. Ainsi, nous construirons un monde plus humain, plus juste, plus fraternel.

Suivre le Christ de plus près

Notre manière de procéder, de vivre l’Évangile du Christ nous amène à devenir davantage ressemblance avec le Serviteur. Prendre sa suite n’est pas l’assurance d’un temps sans heurts, sans difficultés ni soucis, mais la certitude que Dieu nous conduit afin que nous soyons « Heureux ». C’est ce que nous dit le psaume de ce dimanche. Dieu nous envoie en plein monde afin que nous manifestions la joie de le connaître.

En plein monde

C’est-à-dire d’œuvrer pour la justice et la miséricorde en cheminant à ses côtés (Mi 6, 8). C’est du Seigneur que nous vient la force du chemin. Ses promesses nous font tenir dans les embûches de la vie, elles nous invitent à prendre part à la vie de notre monde et à lui apporter la coloration de l’amour désintéressé.

Serviteur des promesses du Christ

C’est cela être l’intendant fidèle des promesses de Dieu dont nous parle le Christ dans l’Évangile de ce dimanche (Lc 12, 32-48). C’est un mandat exigeant. Il réclame de l’agilité, de l’audace, de la ténacité, mais aussi et surtout du dynamisme et de l’enthousiasme. L’Esprit saint nous donne l’élan nécessaire pour tenir dans cette mission au-delà de toutes nos fatigues et autres découragements. Le Christ doit être le socle et pivot de notre vie.

Faisons nôtre cette devise officieuse des Chartreux : « Stat Crux dum volvitur orbis », la Croix demeure tandis que bouge le monde.

Ainsi, nous serons capables d’avancer avec pleine assurance sur le chemin de nos vies à la rencontre des femmes et des hommes de ce temps.

S’engager en plein monde

Être témoins du Christ ressuscité, c’est s’engager pleinement en ce monde et en ce temps. Les promesses du Christ nous poussent à lui faire confiance et surtout à entrer dans son intimité de Fils de Dieu. Avec Lui, nous devenons des coopérateurs de la mission d’espérance et de réconciliation dans chacune de nos rencontres. Ainsi, nous avons à chercher quelle est la manière la plus juste de rechercher la Gloire de Dieu. C’est-à-dire que nos vies soient les plus cohérentes possible pour qu’elles puissent être une voie de découverte du Christ.

Témoins et bâtisseurs

Nous sommes ses témoins, ses ambassadeurs et avons à agir en son nom. Toutefois, c’est avec zèle que nous mobilisons notre vigilance à ne pas être pour nos frères et sœurs des contre-témoignages. Mais, même si cela dépend en grande partie de nous, nous savons pouvoir compter sur la grâce du Seigneur. Il nous donnera la force, le courage, le zèle apostolique suffisants pour dépasser nos propres limites et compter davantage et en priorité sur sa grâce.

Entrer dans la force des promesses de Dieu

Ainsi, nous sommes invités jour après jour à nous en remettre à la force de Dieu. Enracinons-nous donc dans cet amour qui nous relève et nous conduit à vivre dans le dynamisme de l’Esprit sur les routes du monde à la rencontre de chacun.