Disponibles pour annoncer l’Évangile

Annoncer l’Évangile n’est pas une chose facile ! Telle est la conclusion que nous pouvons tirer des textes de ce dimanche. Mais, annoncer l’Évangile est une urgence pour nous les baptisés ; elle est notre mission première. Cette mission nous avons du mal à la remplir. Mais ne nous précipitions pas dans l’autoflagellation ; nous ne sommes pas responsables de l’hermétisme de nos contemporains. Continuer la lecture de « Disponibles pour annoncer l’Évangile »

Ministres de l’émerveillement

Ce dimanche nous cheminons aux côtés de Jean-Baptiste au jour de sa fête. Jean-Baptiste, le précurseur, connu pour la radicalité de son discours et la frugalité de ses goûts culinaires. Il incarne une sorte d’image d’Épinal du prophète, sage parmi les sages, qui délivre une parole rude par la crudité de sa vérité. Baptisés, nous sommes nous aussi prophètes mais dans la singularité de notre personnalité, de notre histoire, de nos charismes. Continuer la lecture de « Ministres de l’émerveillement »

Servir pour faire grandir la foi et l’amour de Dieu

Ce 11? dimanche du temps ordinaire nous invite à méditer sur notre foi. Cette foi que nous professons dimanche après dimanche notamment l’aide du symbole de Nicée ou de celui des Apôtres. Ces mots, héritiers du temps et de la foi des premiers théologiens, sont là pour nous aider à rentrer dans le mystère de Dieu. Nous sommes ainsi appelés à croître dans une connaissance intérieure du Christ. Continuer la lecture de « Servir pour faire grandir la foi et l’amour de Dieu »

Tenir dans la justesse de Dieu

Sommes-nous des familiers de Dieu ? C’est-à-dire des femmes et des hommes qui sont membres de sa famille. C’est la question que nous pose le Christ ce matin dans l’Évangile de ce dimanche. Même si par les sacrements de l’initiation chrétienne, nous sommes devenus participants à sa nature divine, nous avons du mal à vivre de ce don. Notre quotidien nous confronte à nos pauvretés, à nos limites et nous avons souvent envie de dire tels Adam et Eve de la première lecture « Ce n’est pas moi, c’est l’autre ». Continuer la lecture de « Tenir dans la justesse de Dieu »

Consolés pour être envoyés par le Coeur du Christ

Aujourd’hui nous sommes vendredi. C’est le jour où nous nous rappelons le vendredi saint, jour où le Christ est mort sur la croix. Aujourd’hui, nous en faisons mémoire mais d’une manière particulière. Le vendredi qui suit la solennité du Saint Sacrement est la solennité du Sacré Cœur de Jésus. Cet amour miséricordieux que le Christ nous donne est irrigué par le sang et l’eau qui sortirent de son corps transpercé. Cette réalité que nous dit Jean dans son Évangile est violente. Non seulement le Christ a été supplicié par le châtiment ignoble de la croix, mais aussi il a fallu qu’il soit achevé en ayant le flan transpercé.

Le Christ s’offre à nous

Dans ce corps offert, dans cette intégrité violée c’est le Christ qui continue de se donner. Ce sang et cette eau sont le signe de la vie offerte par amour. Même dans sa mort, le Christ ne garde rien pour lui, il nous donne ce qui est nécessaire pour vivre. Cette symbolique nous conduit à célébrer ce cœur donné et offert, ce cœur qui ne cesse de battre pour que nous nous engagions dans l’amour du prochain. Le Christ, qui par son cœur a tant aimé le monde, comme il le dira à Marguerite-Marie à Paray-le-Monial, souhaite que nous puissions faire battre le nôtre à l’unisson du sien.

Transpercés avec le transpercé

En contemplant ce cœur et ce corps transpercé nous pouvons penser à tous ceux et toutes celles qui sont transpercées, pour la justice, par la peine inconsolable, par des maux qui ne guérissent pas ou des mots qui blessent ou ont blessé etc. Le cœur même des blessures du Christ est le lieu la réconciliation et de la paix. Il y a là un appel à mettre les nôtres dans les siennes pour qu’il vienne les transformer et nous donner la grâce de pouvoir les vivre. Se confier au cœur du Christ c’est entrer dans un mouvement de réconciliation pour être capable d’embrasser le monde avec les mêmes sentiments du Christ. Se placer sous le signe de ce cœur aimant, c’est se laisser embarquer dans la mission du Christ qui nous enfante à la foi, à l’amour et à la charité comme nous y invite notre baptême. L’eau qui coule du flanc du Christ est l’eau dans laquelle nous avons été plongés lors de notre baptême, et le sang est celui de l’alliance nouvelle et éternelle que le Christ partage avec nous à chaque eucharistie.

Plongés dans le coeur du Christ

Vivre sous l’étendard du cœur Christ c’est vivre en ayant conscience que le Christ nous a choisis pour devenir jour après jour des ressuscités, serviteurs de nos frères et sœurs en humanité, malgré fatigues et contradictions. C’est vivre en témoin de sa joie pour l’annoncer au monde par et dans toute notre vie. Cette joie est un enthousiasme qui réveille notre cœur parfois endormi. Elle vient nous apporter la lumière du Ressuscité, la miséricorde du Père, la force de l’Esprit. Elle nous remet en route pour partir sur nos chemins quotidiens, fortifiés par le bain du baptême et la communion au pain de la route, ce pain et ce vin, devenus corps et sang du Christ, force des fragiles.

Dans les pas du Ressucité

Que cette solennité du cœur du Christ nous invite à entrer dans un mouvement de dépassement de nos propres certitudes pour entrer dans le dynamisme du rythme de Dieu. Le seul risque à prendre c’est de marcher dans les pas du Ressuscité. Pas dans lesquels tant de femmes et d’hommes passionnés par la justice ont choisi de mettre les leurs. Pas qui nous conduisent aux carrefours du monde où se rencontrent les femmes et les hommes d’aujourd’hui. Pas qui nous invitent, le cœur brûlant, à devenir témoins, par nos vies, de la joie, et de la consolation de ce Dieu trinité qui se donne pour que nous nous donnions à notre tour.

Pour la vie et la joie du monde

En ce dimanche du Saint Sacrement, nous avons la joie de pouvoir méditer sur le don de l’amour de Dieu pour chacun de nous. Aujourd’hui nous célébrons ce pain et ce vin qui deviennent corps et sang du Christ. Nous célébrons le choix que le Père a fait de nous faire participer à sa nature divine dans le don de son Fils dont nous faisons mémoire dans le pain et le vin consacrés. Sous l’apparence du pain et du vin c’est bien au corps et au sang du Christ qu’il nous est donné de participer en plénitude par don, par grâce gratuite. La gratuité de Dieu invite également à devenir à la suite du Christ, participant à sa nature divine. Continuer la lecture de « Pour la vie et la joie du monde »

L’autorité de Dieu nous conduit à devenir libres

Depuis lundi nous sommes de retour dans le temps liturgique dit « ordinaire » ; c’est le temps où nous vivons des grâces offertes tout au long des temps de Carême et de Pâques puis de la force de la Pentecôte. Pour autant, ce dimanche il y a encore un goût de fête particulière dans nos églises. l’Église nous donne de fêter la sainte Trinité. Cette trinité nous dit que Dieu est relation. Relation entre les trois personnes mais aussi relation avec sa création et d’une manière toute particulière avec toutes les femmes et tous les hommes. Tous nous sommes appelés à devenir chaque jour davantage sa ressemblance. Nous avons donc une responsabilité dans notre monde comme chrétiens. Nous sommes appelés à y porter Dieu. Continuer la lecture de « L’autorité de Dieu nous conduit à devenir libres »

Envoyés au cœur du monde

Il y a cinquante jours nous entrions dans la joie du Ressuscité, dans le dynamisme de Pâques. Cette joie consiste en l’assurance de l’Amour de Dieu plus fort que la peine, plus fort que la mort. Une joie de découvrir un Dieu fait homme, pour qu’avec lui nous devenions participants à sa nature divine. Aujourd’hui avec les apôtres réunis au Cénacle, nous recevons l’Esprit Saint, la force de Dieu qui nous fait devenir prophètes, qui nous donne le courage et l’audace d’aller annoncer l’Évangile en plein monde. Continuer la lecture de « Envoyés au cœur du monde »

Enracinons-nous dans l’Amour de Dieu

« Messagers du Seigneur, bénissez-le, invincibles porteurs de ses ordres ! » tels sont les derniers versets du psaume que nous avons entendu ce dimanche. « Bénir » c’est dire du bien, ce bien qui nous vient de Dieu, cet amour inconditionnel et incommensurable qui nous appelle à dépasser les dimensions de notre propre cœur. Bénir c’est entrer dans la dynamique du cœur de Dieu, pour continuer de bâtir la cité céleste, son Royaume déjà là et qui pour autant reste à bâtir. Ce verset nous invite à dire du bien de Dieu, à le reconnaître comme Celui qui, pour nous envoyer, pour devenir ses messagers, nous donne d’être habité de son amour pour demeurer davantage en communion avec le Christ et son Père par et dans l’Unité de l’Esprit. Continuer la lecture de « Enracinons-nous dans l’Amour de Dieu »