La miséricorde : fol amour de Dieu

Samedi soir dLa miséricorde : fol amour de Dieuernier nous éclations de joie avec les anges lors de la vigile pascale. Après tout ce temps de préparation lors du Carême, nous avons traversé la mort avec Jésus lors de la fête de Pâques. Sa résurrection est la fête de la victoire de la vie, de la lumière sur les ténèbres. Elle est le message d’une foi qui déplace les montagnes ; d’un attachement de Dieu à sa création. L’incarnation, la mort et la résurrection de Jésus sont le signe de la transfiguration de l’être humain, de son élévation à la dignité de fils / fille de Dieu. Nous pouvons butter sur sa résurrection. Les apôtres les premiers ont douté.

Saisir

Il leur a fallu, comme l’Apôtre Thomas, voir pour croire. Jésus s’est donc laissé saisir par eux. Ses pieds et ses mains blessés ont été vus et touchés par ses proches.

Peur

Dans son Évangile, Jean nous dit que Jésus vient rejoindre ses disciples alors qu’ils « avaient peur des juifs ». Ils craignaient les persécutions en quelque sorte. Comment aujourd’hui ne pas penser à l’attentat qui a frappé des chrétiens du Sri Lanka lors de la fête de Pâques. Il y a tant de personnes qui refusent de laisser les autres vivre leur foi par peur de la différence, par ignorance. Le Christ vient rejoindre les disciples et vient donc nous rejoindre dans nos peurs, nos craintes. Il vient se manifester au cœur de nos incertitudes pour nous apporter Sa Paix qui nous consolide.

Paix

Cette paix n’est une zénitude mais une constante intranquillité et en même l’assurance de sa présence au cœur de nos vies, du monde. Annoncer le Ressuscité ne doit pas nous laisser tranquilles une seule seconde. Sans être angoissé, ni stressé – puisque c’est l’Esprit qui œuvre en nous – nous ne devons pas nous lasser de vivre en missionnaire de l’Amour de Dieu. Il s’agit surtout de laisser Dieu nous aimer, nous rejoindre au cœur de nos vies pour qu’il y fasse sa demeure.

Mission

La mission d’être envoyé c’est participer directement à l’Amour entre le Père et le Fils, cet Amour que scelle l’Esprit. Nous sommes envoyés de la même manière que Jésus par le Père. Nous sommes, si nous reconnaissons le Christ, comme Celui qui donne sens à notre vie, ses disciples. C’est-à-dire des femmes et des hommes qui se mettent à sa suite pour apprendre comment vivre et aimer comme le Père. C’est cela être envoyé. La mission de remettre ou de maintenir les péchés consiste uniquement à permettre la rencontre avec Celui dont nous tenons la vie, l’espérance et l’être. Une fois encore le péché n’est pas ce qui est bien ou mal.

Vivre

Nous ne sommes pas dans un jugement moral mais dans l’heureuse attente d’une espérance à venir. Lier ou délier signifie plutôt favoriser ou non les occasions de rencontre avec ce qui fait vivre. C’est permettre de découvrir qu’il y a dans les disciples du Christ une force. Elle conduit vers une lumière qui fait même de l’ombre une occasion de rencontre avec la puissance salvifique du Christ. Il s’agit de faire l’expérience de la miséricorde.

Miséricorde

Cet amour fou de Dieu dépasse notre entendement et même notre entêtement. C’est cette miséricorde de Dieu, fêtée plus spécialement ce second dimanche de Pâques. Elle nous fait entrer dans le dynamisme de l’Esprit. Nous sommes réellement, intensément, passionnément invités à faire l’expérience de l’espérance de Dieu pour chacun de nous. Il nous conduit sur la route de la joie. Une joie qui ne passe pas car illuminée par son Amour, cette lumière que nul ne peut éteindre. Elle est promesse de cette vie en abondance promise par le Christ.

Renouvelés dans notre baptême lors des célébrations de Pâques, allons avec l’assurance que l’Amour nous précède sur les routes de nos existences. Que l’Esprit Saint nous aide à être pour nos contemporains des lumières qui éclairent leur route. Que nos vies conduisent nos frères et sœurs en humanité à découvrir l’intensité de l’Amour de Dieu.